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 And what about some fun ? (Anthur #4)

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Andrea Manzonni
« hakuna matata »

» messages : 71
» inscrit le : 31/08/2017
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MessageSujet: Re: And what about some fun ? (Anthur #4)   Sam 14 Oct - 17:04


« Des projets ? Pas au delà de celui de vider ce verre en votre compagnie. » « Je dirais que c’est un bon début. » Je lui souris et lève ma bière pour trinquer. Je ne reconnais difficilement la simplicité de notre échange, moi qui, depuis le début me complait à mettre une certaine distance entre nous. Ridicule, je le conçois mais c’est une façon de me protéger. Je ne suis pas de celles qui font confiance trop vite, je ne le fais même pas assez, tout est prétexte à se méfier, les apparences, l’appât du gain, le pouvoir… Tout ça n’est pas fait pour m’aider à croire en mon prochain. On m’a de toute façon toujours appris que l’argent avait plus de pouvoir que l’honneur, et ça se vérifie. « Vous pourriez. En avez vous envie ? Je n’avais rien demandé à cette jeune femme et j’ai jeté la serviette, vous l’avez bien vu. » « Envie, c’est un bien grand mot. Il me semble que vous êtes en première ligne ce soir. » Levant un sourcil, audacieuse autant que charmeuse. « Et oui, j’ai vu. Par correction ou parce que son QI était réellement si affligeant ? » Je me moque, tout à fait. Mais je sais pertinemment que ça n’est pas fait pour lui ce genre de relation. Du peu que je le connais je me doute que c’est un homme ayant besoin d’un échange concret, même pour une histoire sans lendemain. C’est un homme réfléchi, qui a l’air de voir un peu plus loin que le bout de ses attributs, et ça fait du bien de savoir qu’ils ne sont pas tous que primitifs.
Il a vite remarqué que je n’étais pas qu’une avocate douée dans le traitement de mes dossiers, mais aussi sans doute une artiste, à mon niveau, bien entendu. « Rien que ça ? Et quels sont ces instruments ? » « Oh le traditionnel violon qu’on vous force à apprendre à l’âge de 4 ans pour faire bien pendant les galas. Du piano, que ma mère maîtrise à un niveau d’excellence. Elle a fait le conservatoire et m’a beaucoup appris. Et puis pour marquer un peu le côté rebelle, j’ai tenu à apprendre la guitare et la batterie. J’avais même un groupe, jusqu’à ce qu’on décide pour moi que c’était une perte de temps. » Les obligations les années passant, les priorités, tout ça n’était qu’un loisir futile, tendant à faire mauvais genre. Enfin dans l’esprit étriqué de ces mentalités élitistes. « Je parle trop. » Envoyant la moitié de ma bière d’un coup de tête en arrière. Je me rends compte être en train de me livrer et tout ça est encore totalement nouveau pour moi.
Je le teste un peu plus en lui demandant ce qu’il aurait aimé voir de si extraordinaire. Etant donné ma passion, celui-là était pour moi l’apogée, je suis curieuse de savoir ce que serait sa grande aventure à lui. « Les jeux olympiques… Le lancement d’une fusée… Je ne peux pas en choisir qu’un, ça serait réducteur. » « Vous êtes prudent même dans un moment comme ça ? Je n’étais pas partie pour apposer un jugement. » Non, il aurait pu me dire n’importe quoi que j’aurais pris ça pour une info personnelle et aucunement pour un jugement dont je devais tenir compte pour la suite de notre collaboration professionnelle. « Et vous ? » « Mm… Moi ça vient de se passer. Et ces places n’étaient même pas pour moi. » Elles étaient destinées à mes parents, ou bien mon père et ses pétasses, mais autant éviter de l’étaler tout haut. Je plante mon regard bleu dans le sien et fini ma bière. « Vous êtes bien conscient que si vous racontez quoi que ce soit de mon état d’ado attardée comme vous l’avez constaté ce soir, je serais dans le devoir de vous faire disparaître, monsieur Ross ? » Je lui ressers du Monsieur, je sais que ça va la faire tilter, mais je prends un air mystérieux et pour le moins taquin. « Mon père comprit. Vous n’aurez jamais vraiment à faire à ma mère, et je crois qu’elle se fout totalement de ce à quoi j’occupe mes weekends, mais mon père est un peu… obsédé du boulot. » Moi aussi, mais on va éviter la réflexion. Son verre est vide, et je me propose d’être encore plus serviable. « Une autre ? » Son regard est happé par autre chose, une nana largement éméchée qui lui fait des avances du regard depuis tout à l’heure, vraiment très peu subtiles. « Je crois qu’elle a un truc à vous dire. » Moqueuse, si elle peut marcher droit jusqu’à son tabouret, ce sera un miracle.
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Arthur Ross
« hakuna matata »

» messages : 67
» inscrit le : 03/09/2017
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MessageSujet: Re: And what about some fun ? (Anthur #4)   Sam 14 Oct - 21:01

En première ligne, rien que ça ? Alors effectivement cette première bière est un bon début et j’ai hâte de voir ce que peut me réserver la suite de la soirée. « C’est de la drague ça, Mademoiselle Manzonni. » dis-je de la même façon dont elle me l’a quelques fois fait remarquer lors de nos précédentes discussions. Mais le contexte était différent de ce soir et je n’ai rien contre rajouter encore un peu de challenge à ce rendez-vous. « Par total désintérêt. » avoué-je avec franchise, cette jeune serveuse n’était pas du tout mon style. Je souris « Décidément vous en voulez à son intellect. Je vous l’ai dit, vous n’avez aucune raison d’être jalouse. » je laisse ma remarque faire son petit effet, nous avons franchit une nouvelle limite sans même plus prendre la peine de dissimuler ce qui s’apparente à du flirt. Je ne perds cependant pas de vue ma volonté d’en apprendre d’avantage sur la jeune femme, toujours plus intrigué par sa personnalité atypique dont j’essaye de décoder les subtilités grâce aux informations que je peux glaner au fur et à mesure de nos discussions. La musique est quelque chose qui compte pour elle, c’est son échappatoire. Une passion dont elle a due s’éloigner à contre cœur, c’est en tout cas ce que je décèle dans sa façon de me répondre. Elle m’énumère les instruments dont elle a joué et je ne peux me retenir d’échapper un léger rire « Je le savais ! ». Je lis de la perplexité dans son regard « J’ai essayé de deviner à quels instruments vous aviez pu vous exercer, et ce sont les quatre que j’imaginais. Et le groupe je n’y avais pas pensé mais ça ne me surprend pas plus que ça. » la tradition et la rébellion qui s’opposent mais se complètent, voilà ce que m’inspire l’avocate. Je lui envie presque d’avoir une identité bien établie et palpable, je ne peux pas en dire autant.
Je ne suis pas le seul curieuse, la jeune femme n’est pas en reste et elle ne se prive pas de me tester avec quelques questions qui pourraient lui révéler qui je suis. Je devrais presque lui souhaiter bonne chance dans cette opération... j’ai déjà bien du mal à savoir moi-même qui je suis vraiment. Mais je n’ai pas envie de tricher, je ne le fais d’ailleurs pas et réponds avec franchise à sa question. Elle me trouve prudent, je pourrais rectifier et lui avouer que je suis plutôt indécis, ou perdu. L’avocate met en avant que sa volonté n’est pas de me juger, j’esquisse un sourire en coin « Non, juste de me tester. » Ça n’a rien de mal veillant de sa part, je le sais. Il y a une nuance entre le test et le jugement. La question est beaucoup plus simple pour elle, c’était ce concert son moment incroyable, celui qu’elle n’aurait voulu rater pour rien au monde. Je perçois une pointe de contrariété dans la remarque qui accompagne sa réponse. Je hausse les épaules « Oui mais c’est vous qui en avez profité et c’est l’essentiel, non ? ». Il a des instants brefs comme celui-ci où je décèle comme une forme de fragilité de sa part, sa relation avec son père, sa place dans l’entreprise, sont autant de choses qui ont l’air de l’ordre des sujets sensibles. Mon attention se focalise volontiers sur mon interlocutrice dont le regard se fait plus perçant. Je souris en écoutant ses recommandations aux allures de mise en garde. Ce qui se passe au concert reste au concert, c’est on ne peut plus simple. « Me faire disparaître ? Vous ne seriez pas la première à essayer, Maitre Manzonni. » répondis-je en m’avançant un peu plus au dessus de la table qui nous sépare « Vous pouvez compter sur ma discrétion. ».
Mon regard se pose sur une jeune femme à quelques mètres du côté du bar, apparemment elle tente d’attirer mon attention. Je fronce légèrement les sourcils, perplexe et regarde à nouveau l’avocate « Ah vous aussi vous pensez qu’elle cherche à entrer en communication avec moi ? » je grimace légèrement « J’avais comme un doute. Je ne suis pas sûr que nous parlons le même langage. ». Je me saisis de nos verres et me lève « Cette tournée est pour moi. » je me penche légèrement en avant et ajoute « Vous pouvez user de votre regard qui tue pour la dissuader de toute approche, je n’aime pas les femmes trop alcoolisées. Je suis anglais, donc snob et ça manque vraiment de classe. » je me redresse, amusé et me dirige vers le bar pour un ravitaillement en règle. Cela fait je regagne la table « Le barman était déçu que ce ne soit pas vous. » je dépose nos verres et me rassois. « Alors comme ça je ne verrais pas votre mère ? Elle ne participe pas au business familiale ? » c’est asse surprenant au vu des allures de mafia qu’à le clan Manzonni. Je secoue la tête « Oubliez, ne parlons pas boulot. » elle ne doit pas avoir souvent l’occasion de souffler « Vous avez réussi la mission que je vous avais confié ? » demandé-je en regardant autour de moi.
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Andrea Manzonni
« hakuna matata »

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MessageSujet: Re: And what about some fun ? (Anthur #4)   Sam 14 Oct - 22:23


« C’est de la drague ça, Mademoiselle Manzonni. » « Oh… » Feintant la prise de conscience. « Et ça vous déplaît ? » Relevant mon regard vers lui, avant de sourire en portant le goulot de ma bière à mes lèvres pour en finir. Je n’ai aucun scrupule à jouer comme ça, au contraire, ça me plaît de rentrer dans une autre dimension avec lui. Nous sommes clairement en plein flirt, et alors ? Je crois que ça me plaît de ne pas me poser de questions ce soir. Je ne saurais trop dire si c’est important, ce qui peut se passer ce soir. Je ne sais pas non plus s’il est du genre à tout mélanger ou capable de garder une petite bulle dans un coin et de rester pro par la suite. « Par total désintérêt. » Et ça me plaît. J’apprécie qu’il ne soit pas plus attiré que ça par une paire de seins ou un joli sourire, qu’il lui faille un peu plus. C’est un homme plein d’intérêt, il ne faut pas se le cacher et c’est ce que j’apprécie chez lui, sa capacité à jouer au caméléon. Il reste réservé, observateur, et discret, je crois que ça fait pleinement partie de sa personnalité, ce besoin de rester un peu retrait. « Décidément vous en voulez à son intellect. Je vous l’ai dit, vous n’avez aucune raison d’être jalouse. » « Je ne suis pas jalouse… Et quand bien même, en quoi ce serait un problème pour vous ? » Je le teste, un peu, mais après tout il n’a aucun compte à me rendre. Je ne sais pas si ça me plaît ça d’ailleurs, que toutes les femmes aient un accès à lui. Et légitime en plus !
« Je le savais ! » Je le regarde surprise, et je me rends compte qu’il en vient à chercher des réponses sur mon compte. « J’ai essayé de deviner à quels instruments vous aviez pu vous exercer, et ce sont les quatre que j’imaginais. Et le groupe je n’y avais pas pensé mais ça ne me surprend pas plus que ça. » « Je vous intrigue au point que vous vous posiez ce genre de questions sur moi ? Je dois m’inquiéter ? » Je ris, je trouve ça plutôt plaisant d’attirer son attention en fin de compte et je dois dire que ça fait de ce moment quelque-chose d’encore plus intéressant.
« Non, juste de me tester. » « Moi ? Oserais-je… » Lui lançant un regard plein de défi, un regard appuyer qui veut bien dire que je le mets au défi de deviner. « Oui mais c’est vous qui en avez profité et c’est l’essentiel, non ? » « Il n’aurait jamais su apprécier ça à sa juste valeur. Ce n’est pas de lui que je tiens ma passion pour la musique. » Mais de ma mère. Je suis très fière de la carrière qu’elle a pu avoir dans la musique, enfin jusqu’à rencontrer mon père et devoir abandonner tout ça, mais ça fait partie de ce que je ne comprendrais pas chez sa condition de femme. Renoncer à ce qu’elle est… quoi que je suis assez mal placée pour parler vu la place où je me trouve… Je commence à renier ce que j’aime pour servir la cause des Manzonni.
« Me faire disparaître ? Vous ne seriez pas la première à essayer, Maitre Manzonni. » « Sérieusement ? Vous avez des choses à vous reprocher ? Genre fils de la mafia qui serait rentré dans le rang contre l’avis de papa ou plutôt grand banditisme ? C’est sexy le grand banditisme… » Avec un regard perçant et un petit sourire ironique. « Vous pouvez compter sur ma discrétion. » Je lui offre un sourire et un signe de tête pour le remercier.
« Ah vous aussi vous pensez qu’elle cherche à entrer en communication avec moi ? » Je ne peux retenir mon éclat de rire, j’aime beaucoup son humour. « J’avais comme un doute. Je ne suis pas sûr que nous parlons le même langage. » « Quoi, vous ne parlez pas la pouffiasse éméchée ? Homme de peu de culture… » Je me fous clairement de lui, et j’adore ça. Il a toujours de quoi répondre, et ça me fait du bien de lâcher mon esprit face à un autre tout aussi acéré mais sans qu’il n’y ait besoin de compter les points. « Cette tournée est pour moi. » « Monsieur est gentleman ou veut simplement tenter une approche communicative ? » Trêve de plaisanterie, je le laisse partir chercher nos secondes bières. « Vous pouvez user de votre regard qui tue pour la dissuader de toute approche, je n’aime pas les femmes trop alcoolisées. Je suis anglais, donc snob et ça manque vraiment de classe. » « Vous êtes chiant, c’est ce que je dis ! » Je ris, et le libère, j’ai soif ! Il finit par revenir et me couper dans mes rêveries, trop occupée à voir cette pauvre femme se ridiculiser. « Le barman était déçu que ce ne soit pas vous. » « Oh, vous croyez que je devrais le laisser me raccompagner ? » Encore une fois, j’attends sa réponse, ce flirt est innocent, mais tout de même… « Alors comme ça je ne verrais pas votre mère ? Elle ne participe pas au business familiale ? » « Oh non. Mon père n’est pas vraiment pour que les femmes y prennent part. Ils n’ont eu qu’une fille, il lui a fallu se contenter de ça. Ma mère est très occupée. Mais peut-être vous la présentera-t-il lors d’un gala ? Elle en organise autant qu’elle peut. » Et ça me soule ! Entre les obligations de mon père, ceux de ma mère, je me demande quand je trouverais le temps de me faire de vrais amis. « Vous avez réussi la mission que je vous avais confié ? » « Je crois que le sort va s’en charger… » Et je la vois tourner et retourner, et se tordre la cheville sur ses talons aiguilles, et paf, la table en pleine tête. Je ne peux retenir mon fou rire. Impossible de m’arrêter et je crois que je ne suis pas la seule. Arthur et moi avons vu la même chose, mais nous nous devons de rester discrets. Je saisi ses mains pour presque disparaître sous la table et exploser de rire à nouveau…
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Arthur Ross
« hakuna matata »

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MessageSujet: Re: And what about some fun ? (Anthur #4)   Dim 15 Oct - 13:26

J’apprécie la tournure que prend progressivement mon échange, alimentant ma curiosité à l’égard de l’avocate tout autant que mon côté joueur. « Je n’ai pas parlé de problème. » lui répondis-je avec aplomb, le flirt demande de la stratégie et je ne veux pas laisser l’avocate prendre trop de terrain. Je suis satisfait de constater que mon plan de la faire choisir à ma place s’il s’agit d’un rencard ou non a plutôt bien fonctionné. Car si je l’ai invité à agir en ce sens, c’est elle qui a délivré les premiers vrais sous-entendus. Si j’étais un mec plein d’égo je m’auto-congratulerai volontiers. Mais j’ai beaucoup plus intéressant à faire, comme par exemple continuer ma petite enquête à son sujet, démêler le mystère Andrea Manzonni. « Vous m’intriguez c’est vrai. Je me suis seulement posé cette question en vous demandant si vous jouiez d’un instrument. Le milieu d’où vous venez et votre goût pour le rock ont fait le reste pour me mettre sur la voie. » je lui souris « Rien qui ne doivent vous inquiéter. C’est de la simple curiosité. » pas une quelconque forme d’obsession ou que sais-je encore qui pourrait faire de moi une sorte de pervers comme il en existe. Mais je crois que ça l’avocate l’a bien compris, sinon elle ne serait pas là en ma compagnie. C’est une jeune femme intelligente et observatrice, avec ce qu’il faut de méfiance pour se préserver de certains déboires. Cependant l’art de la manipulation est complexe, j’en connais moi-même pas mal les rouages et sais comment en user au besoin tout en faisant en sorte que cela passe inaperçu. J’ai dû apprendre pour être le plus efficace possible dans mon boulot mais également me protéger. Sauf que je ne suis pas en mission, je n’ai donc aucune raison de me jouer d’elle, enfin pas d’avantage que de me faire passer pour un agent immobilier alors que ce n’est pas le cas. Pour le reste je suis sincère, essayant d’être moi-même malgré les difficultés que cela représente. Finalement c’est un bon exercice.
Au fil de nos entretiens j’ai compris que l’avocate et son père entretiennent des rapports compliqués, sans doute un peu houleux. La manière un peu contrariée avec laquelle elle évoque ces places de concert dont son paternel n’aurait pas su apprécier la valeur tend à confirmer mes impressions. Ils ne sont tellement pas sur la même longueur d’onde à ce sujet que la jeune femme me met en garde quant à d’éventuelles fuites de ma part sur cette soirée. Peut-être avec un peu trop de franchise, sans le vouloir, j’admets qu’elle ne serait pas la première à vouloir me faire disparaître. Ce n’est qu’une fois dit que je mesure la portée de mes propos, je prends le parti de ne pas me corriger et faire passer ça pour un trait d’esprit. Inévitablement ça interpelle l’avocate qui ne manque pas de m’interroger sur le sujet. Je lève les yeux et lui adresse un sourire amusé « Parce que si c’était le cas vous pensez peut-être que je vendrai la mèche si facilement ? » elle me sonde du regard et j’ajoute « N’y comptez pas. Même pour vos beaux yeux. ». Elle n’aura pas à en arriver à me faire disparaître, je lui assure ma totale discrétion. De toute façon je ne vois pas bien pourquoi j’irai balancer à son paternel ou quelqu’un d’autre que Maitre Manzonni s’est éclatée à un concert de rock ce soir. Casser son image ? Je n’y trouve aucun intérêt.
Une jeune femme semble tenter une approche, son taux d’alcoolémie est semble t’il plutôt élevé ce qui rend la manœuvre un peu risible. J’ai une nouvelle fois l’occasion de noter que l’avocate n’est pas tendre vis à vis de ses pairs, voire plutôt tranchante « J’ai des lacunes en la matière… personne n’est parfait. ». Je me lève dans le but d’aller nous rechercher à boire et par la même occasion de dissuader la jeune femme éméchée de se rendre plus ridicule qu’elle ne l’est. Rapidement de retour je souligne la déception du barman, qui en réalité n’a même pas réagit trop occupé à son service, nouvelle occasion pour la jeune femme de me tester. « Vous êtes assez grande pour faire vos propres choix. » dis-je dans un haussement d’épaules, ce n’est pas à moi de lui dire ce qu’elle doit faire ou pas. Je sais que dans cette question se cachait la volonté de voir ma réaction, mais il est exclu de lui donner la satisfaction d’une réponse claire. J’enchaine sur une information qui m’a interpellé, sa mère ne participe pas aux affaires alors que l’avocate et son père y sont très investis. L’explication est on ne peut plus simple, plutôt machiste mais ce n’est pas franchement une surprise et c’est un élément de plus en ma possession pour comprendre comme fonctionne l’empire Manzonni. Je n’insiste pas plus sur le sujet, je ne veux pas gâcher la soirée ce serait dommage. J’en reviens à cette mission confiée plus tôt à la jeune femme concernant cette dragueuse éméchée qui en avait après moi. L’avocate compte sur le sort pour s’occuper de son cas et je suis son regard pour repérer la concernée dont l’équilibre est de plus en plus précaire jusqu’à la chute. Clairement la situation est plutôt désolante pour elle et j’espère qu’elle ne s’est pas blessée, pourtant je ne peux m’empêcher de rire. Je ne suis pas du style à me réjouir du malheur des autres mais la scène était digne d’un grand film comique, vraiment. Comme deux gamins obligés de rire en cachette nous partageons un fou rire, dissimulés par la table. Finalement calmé je me redresse, souffle et bois une gorgée de bière. Nos boissons terminées nous quittons le bar « Je vous raccompagne jusqu’à votre voiture. » dis-je elle n’est pas bien loin mais dans la direction opposée à celle que je dois prendre pour rentrer chez moi. je m’arrête à hauteur de son coupé « Votre secret d’ado rebelle sera bien gardé. » je hausse les épaules et ris légèrement « Je suis ravi d’avoir pu faire sa connaissance. ». Elle déverrouille son véhicule « Merci encore pour l’invitation, j’ai passé une très bonne soirée. » je lui adresse un dernier sourire malicieux « Vous avez eu raison de ne pas vous faire raccompagner par le barman. Je crois qu’il est du genre à apprécier les comment vous dites déjà ? “poufiasses éméchées“. Et vous avez beaucoup plus de classe que ça. » j’ouvre la portière de sa voiture, un sourire flottant toujours sur mes lèvres puis plante mon regard dans le sien « Bonne nuit Maitre Manzonni. ».
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