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 Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]

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Arthur Ross
« hakuna matata »

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MessageSujet: Re: Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]   Lun 27 Nov - 13:07

Je n’ai pas vraiment oublié Noël, j’ai juste un peu désacralisé cette fête au fil du temps. Comment peut-on ? En menant une vie comme la mienne. Pour autant à cette époque de l’année j’ai toujours une pensée pour les gens qui comptent pour moi, et quand ça m’est possible je les contacte. Suivant le contexte de la mission dans lequel je me trouve ça n’est pas toujours évident, mais j’ai accepté tout ça en rejoignant les services secrets britanniques. Andrea a raison, dans le fond c’est un peu triste, mais il faut bien que certains fassent quelques sacrifices, elle le sait puisqu’elle en fait aussi, à son échelle. « Je le vis assez bien. » dis-je comme pour la rassurer sur l’impact que cela pourrait avoir sur moi, je la sens un peu dans l’incompréhension, elle qui est si attachée à cette tradition. Ayant l’opportunité cette année de fêter Noël j’ai comme projet d’en profiter en allant voir ma famille, mais avant cela je dois en demander l’autorisation à mes supérieurs. Pas mon patron ici, parce qu’il ne l’est même pas vraiment, les vrais. Je ne pense pas qu’ils s’opposent à ce que je rende visite à ma famille, je ne suis pas puni, et c’est eux qui devrait l’être d’avantage. C’est dans leur intérêt de me ménager après ce que j’ai vécu, ce que j’ai vu et en ce sens je crois qu’ils se montreront plutôt conciliants. Je pense pas que je serais plus en danger à Londres qu’ici, surtout si personne ne sait que j’y retourne durant quelques jours. L’avocate me surprend en évoquant ma mère, je la regarde d’un air intrigué par sa remarque dont elle semble si sûre. C’est vrai ça lui fera plaisir, elle a raison. Je souris à son explication, elle ne manque pas de sens de l’observation elle non plus « C’est vrai on est assez proche. » avoué-je avant de l’informer qu’en revanche je n’ai rien de prévu ici au Canada. L’annonce a tout l’air de révolter Andrea qui décrète que c’est interdit d’être seul à Noël, sa réaction m’amuse « Oula on dirait que j'ai provoqué l’indignement de la brigade de défense de Noël. ».
Tout en continuant de marcher la discussion se poursuit, je me doute que de son côté la jeune femme sait déjà comment vont se dérouler les fêtes, tradition oblige. Ce qu’elle ne tarde pas à me confirmer en me dressant un vague portrait de ça sera. Une soirée en comité restreint et cette pointe d’amertume lorsqu’elle évoque son père, ces deux là ont définitivement un problème. Je lui demande si toutes ses choses devant lesquelles nous passons lui donne des idées de cadeaux, mais bien évidemment ce n’est pas assez luxueux. Un marque et le prix que cela représente compte plus que le reste dans son milieu, c’est ça que moi je trouve triste, de s’attacher encore et toujours aux apparences. Sa mère aura un cadeau de grande marque donc, et son père il a déjà tout ce qui ne facilite pas la tache de l’avocate. Avec humour je propose un chapeau, au moins je la fais rire à défaut de vraiment l’aider. Je hausse les épaules à sa question, je me fous de me faire virer mais je ne peux pas lui dire de but en blanc ça fait trop peu de temps que je suis dans la boite, elle y est très investie je crains qu’elle ne le prenne mal. « Parce qu’en plus tu ferais de la délation ? Belle mentalité. » répondis-je toujours sur le même ton amusé. Arrivé devant les pull de Noël je ne peux que continuer sur ma lancée, cette fois en taquinant Andrea directement. J’élabore tout une hypothèse quant à une probable passion pour ce genre de vêtement, ce qui me vaut un statut d’ancien flic « J’aurais pu. » lâché-je avec plus de sincérité qu’elle ne le croira sans doute. La sondant du regard je fais celui qui est parvenu à faire tomber son masque, ce jeu m’amuse et la réciproque à l’air vraie. Révisant son jugement elle me prête le rôle d’espion, ne sachant bien évidemment pas qu’elle vise parfaitement juste. Je ne peux retenir un sourire, il passe de toute façon inaperçu dans le contexte. Elle se rapproche, chuchote que c’est un de ses fantasmes. Dommage que je ne puisse pas lui dire qu’elle l’a alors bel et bien réalisé le week-end dernier. Mon regard accroche le sien quand elle se recule puis se retourne pour reprendre notre marche.
Fini la partie fun, place à la vraie séquence shopping. Je m’arrête et la retient pour qu’elle fasse de même « Va falloir un peu plus qu’un murmure et un regard pour me soudoyer… » déclaré-je avec un sourire en coin en m’approchant « Je veux… » je ne suis pas le genre a exiger quoi que ce soit, mais je peux m’en donner l’air tout en rapprochant mes lèvres des siennes sans les faire se rencontrer « …que l’on mange quelque chose, parce que mon petit dej est très loin maintenant. » je dépose furtivement un baiser sur ses lèvres pour ne pas la laisser sur sa faim, j’aimerai éviter un scandale avant de passer du temps dans un centre commercial avec elle « C’est mon prix. » et franchement c’est quedal comparer à du Chanel ou du Prada ! « Je te laisse même choisir. » dis-je, magnanime.
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Andrea Manzonni
« hakuna matata »

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MessageSujet: Re: Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]   Lun 27 Nov - 18:46


« C’est vrai on est assez proche. » Je savais que j’avais tapé dans le mille. Arthur est un homme très discret sur ses sentiments et ressentiments aussi d’ailleurs. C’est un homme d’humeur égale, je ne l’ai jamais vu ni faire la gueule, ni exploser de joie, jamais. C’est plutôt le genre nuancé, tout en mesure et en retenue. Sans jamais vriller. En tout cas je ne l’ai pas encore vu faire. Il sait prendre sur lui, ce qui contraste grandement avec mon propre caractère pour le moins compliqué à vivre. Je m’indigne quand il me dit devoir passer les fêtes de Noël seul, ici, au Canada. « Oula on dirait que j'ai provoqué l’indignement de la brigade de défense de Noël. » « C’est mon goût de la justice ça. » J’arque un sourire et nous poursuivons notre shopping ou plutôt notre balade. Je dois reconnaître qu’il est drôle, en tout cas il me fait rire.
« Parce qu’en plus tu ferais de la délation ? Belle mentalité. » « Faut bien que je mérite mon titre d’employée du mois, non ? » Cette tradition complètement hasbeen qui se fait sans doute ailleurs mais dont j’ai horreur. Se faire afficher avec une photo ridicule en plein milieu d’un open space où s’entassent des dizaines de personnes. Non, merci. Je lui fais remarquer qu’il aurait pu être flic. « J’aurais pu. » « Et ça aurait été vachement sexy ça… » Le toisant d’un regard qui en dit long sur son sex appeal. « Va falloir un peu plus qu’un murmure et un regard pour me soudoyer… » Ah bon, il va lui falloir un peu plus que ça ? C’est qu’il en deviendrait exigeant ! Il s’approche de moi, me dominant de sa hauteur, me laissant espérer une toute autre fin… « Je veux… » « Tu veux… » Le laissant venir à moi, levant la tête pour approcher tout autant mes lèvres des siennes. « …que l’on mange quelque chose, parce que mon petit dej est très loin maintenant. » Je m’apprête à le traiter d’abruti, mais me ravise quand il pose ses lèvres sur les miennes. Je ne peux plus rien dire… « C’est mon prix. » « Ca me va. » Déposant un autre baiser sur ses lèvres, tout en subtilité. « Je te laisse même choisir. » Je souris, prenant très à cœur cet honneur. « Alors ça se passe par-là. » Je l’entraine avec moi en prenant sa main, et m’arrête devant un petit chalet proposant des hamburgers au foie gras, accompagné de frites maisons. « Ca te plairait ça ? » Je sens que ça ne lui déplait pas en tout cas et commande ce qu’il faut pour deux, selon ses propres goûts. Des petites tables sont proposées en terrasses, où nous nous installons. Parce que j’ai fini par retenir qu’Arthur déteste manger à la va vite, il faut s’attabler et prendre le temps. Prenons-le ! Il a accepté de m’accompagner, c’est le moins que je ne puisse faire. Nous recevons le tout sur des ardoises servies sur nos tables, et j’admire déjà ce que je m’apprête à déguster pour le dîner. Je suis une grande fan du foie gras. C’est un produit noble, certes, mais au-delà, mes yeux brillent rien qu’à sa vue. « Alors comme ça tu deviendrais exigeant… » Levant un sourcil avant de taper dans mes frites. « J’espère que tu n’as rien contre le luxe. » Petite phrase de petite fille pourrie gâtée juste pour le faire réagir. C’est tout de même un dîner proche du gastro, non ?

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Arthur Ross
« hakuna matata »

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MessageSujet: Re: Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]   Mar 28 Nov - 12:33

« Parce que je ne le suis pas ? » dis-je en arquant un sourcil alors que l’avocate vient de déclarer qu’être flic aurait été sexy. Oh évidemment son regard suffit à répondre à cette question mais je suis taquin et nous adorons les joutes verbales tout autant l’un que l’autre. Directive, parce qu’elle a beau être plus détendue elle n’en reste pas moins elle, Andrea décrète qu’il est l’heure d’entrer dans le vif du sujet : le shopping. J’ai accepté de l’accompagner, je savais à peu près à quoi m’en tenir même si elle m’a surtout vendu le côté marché de Noël. Je vais jouer le jeu mais avant cela il va falloir que je me remplisse l’estomac, car je n’ai rien avalé depuis ce matin si ce n’est un café à dix heure et un thé à dix-sept. Je la stoppe dans son élan, et joueur je lui fais par de ma requête en faisant appel à un peu séduction. Le moment s’y prête et c’est elle qui a commencé… ce dont je ne vais pas me plaindre, quel homme le ferait ? Notre échange met encore une fois en avant notre complicité, ce truc que l’on laisse de côté dès lors que nous sommes au bureau mais qui ressurgie quand la formalité est reléguée au second plan. C’est d’autant plus naturel depuis que nous avons passé une nuit ensemble, même si c’est la première fois depuis ce soir là que nous nous revoyons ailleurs qu’au boulot. J’ai frôlé de provoquer l’indignation de l’avocate, c’était d’ailleurs le but, mais au lieu de ça elle a l’air tout à fait décidé à accéder à ma demande. Visiblement l’idée est même déjà très clair dans son esprit parce qu’elle m’invite à la suivre, sûre d’elle. Retour un peu en arrière, elle nous fait prendre une petite allée du marché que nous n’avons pas parcouru et s’arrête devant un chalet qui sert des burger, dont des burger au foie gras. Pourquoi ça ne m’étonne même pas ? Je souris et hoche la tête, évidemment que ça me plairait. Quoi que je pourrais ne pas aimer le foie gras… après tout c’est un truc typique des bouffeur de grenouilles. Les Français… bon on peut leur reconnaître leur gastronomie je l’admets.
Nous nous installons à ce qui fait office de terrasse à côté du chalet en question, j’apprécie que l’avocate se souvienne que je n’aime pas manger à la va vite. Soit je me pose et je mange soit je saute le repas mais j’ai en horreur de manger sur le pouce, durant un trajet en voiture ou en marchant. D’autant plus que nous sommes servis rapidement ainsi donc nous ne perdrons pas trop de temps pour cette fameuse séance de shopping que je m’apprête à vivre. Je regarde mon assiette, c’est on ne peut plus appétissant et mon estomac vide est déjà en joue à l’idée de la dégustation à venir. La remarque d’Andrea me fait relever le regard dans sa direction « C’est peut-être à force de te côtoyer ? » dis-je en faisant mine de ne pas comprendre ce à quoi elle fait allusion. Je me fends d’un sourire et ajoute « C’est mon estomac qui est exigeant, pas moi. » mes parents ont toujours souligné combien je pouvais devenir pénible quand j’ai faim, autant lui épargner cela. Je ris à sa seconde remarque « J’ai laissé une avocate me conduire ici en Porsche pour une séance de shopping notamment chez Chanel et Prada… si je réponds que oui, ça fait de moi un hypocrite à quel degré ? ». Je ne suis pas fan du luxe dans le sens ou personnellement je peux m’en passer. J’aime mon confort et les belles choses mais ce n’est pas une fin en soit pour moi. Cependant je ne suis pas du genre non plus à dénigrer les gens qui ont les moyens et qui aiment en profiter, grand bien leur fasse. Et puis Andrea est née dans ce monde là, elle ne connaît que ça ou presque et ça ne fait pas d’elle une personne moins intéressante pour autant. « Si je suis là c’est en connaissance de cause. Mais un burger tout simple m’aurait tout autant fait plaisir si c’est ce que tu te poses comme question. » je lui offre un nouveau sourire puis décrète qu’il est temps d’attaquer réellement ce dîner « Bon appétit. » dis-je avant d’entamer mon burger.
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Andrea Manzonni
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MessageSujet: Re: Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]   Mar 28 Nov - 13:57


« Parce que je ne le suis pas ? » je n’ai pas besoin d’en rajouter il a compris l’idée. Je suis très expressive, mon regard l’est d’autant plus et nous avons appris à communiquer autrement que par la parole tous les deux. Parfois notre attitude, certains gestes, certains regards. Arthur est assez subtil pour comprendre ce genre de choses et je dois avouer que c’est très plaisant. Je n’aurais pas pu imaginer qu’un homme de sa trempe ne se pointe spontanément pour se faire embaucher chez nous, parce qu’il faut une sacré dose de culot pour exiger un rendez-vous sans même avoir envoyé quoi que ce soit au préalable, si ce n’est un CV, riche, peut-être, mais un bout de papier quand même. Sexy, il l’est, il suffit de voir le nombre de femmes se retournant sur son passage, il n’y fait sans doute pas attention, mais moi, si. Mon côté Italien, sans doute ?

Je respecte les habitudes que j’ai pu déceler dans le comportement d’Arthur, à savoir respecter le temps accordé à un repas. Il sait pourtant très bien que je ne mange pratiquement que sur le pouce, mais pour lui, je peux faire cet effort, avec tous ceux qu’il présente ce soir, et c’est loin d’être fini. Mais il a accepté, c’est louable, et mérite d’être remercié. Nous prenons donc une table avec nos burgers, et lui fait remarquer qu’il commence presque à devenir exigeant. « C’est peut-être à force de te côtoyer ? » « Parce que je suis exigeante, moi ? » Feintant l’indignation. Ça me fait beaucoup rire. « C’est mon estomac qui est exigeant, pas moi. » « Oui, bien sûr, il faut bien que ce soit la faute de quelqu’un. Tu as quel âge exactement ? » Gamine, je ne cessais de clamer que c’était mon cerveau qui voulait ça et ça, et non pas moi. Que mes caprices n’étaient pas ma faute mais celle de cette petite chose dans ma boite crânienne. « J’ai laissé une avocate me conduire ici en Porsche pour une séance de shopping notamment chez Chanel et Prada… si je réponds que oui, ça fait de moi un hypocrite à quel degré ? » « Pas plus important que ce qu’on exige dans le métier. » Soyons honnête, dans l’immobilier, l’hypocrisie est de mise, non ? Toute activité commerciale l’est dans un cas comme dans un autre. A un degré différent mais nous vivons dans le même monde à présent lui et moi, et savons pertinemment que l’hypocrisie se trouve partout et en particulier sur notre lieu de travail. Personne ne souhaite la réussite de l’autre, on se souhaite sa propre réussite, c’est tout. « Si je suis là c’est en connaissance de cause. Mais un burger tout simple m’aurait tout autant fait plaisir si c’est ce que tu te poses comme question. » « Je ne me pose pas la question. C’est moi qui en avais envie. » Du foie gras. Qu’on soit clairs, il avait besoin de dîner, moi aussi, mais s’il sait se contenter du minimum, j’aime me faire plaisir, n’importe quand. Pourquoi s’en priver ? Nous avons le temps, c’est la saison et ça nous tend les bras ? Profiter du train de vie que je me suis offert, voilà mon objectif. Je ne dis pas que moins de moyens me rendraient malheureuse, je ne sais pas en fait, je n’en n’ai jamais eu moins, je sais juste en profiter et l’apprécier à sa juste valeur. « Bon appétit. » « Bon appétit. » Rétorquais-je dans un français impeccable. A la première bouchée, c’est déjà l’extase. Est-il possible que tout soit aussi bon ? Sérieusement ? Je soupire de plaisir, c’est un vrai délice. « Ca devrait être Noël tous les jours. » Je peux trouver ce genre de mets dans plusieurs restaurants mais l’ambiance et le côté artisanal s’y prête et rajoute une forme de plaisir supplémentaire à tout ça. Le dîner dégusté, il est temps de se recentrer sur l’objectif de base. Je me remets une fois de plus à son bras, pour rejoindre le centre commercial, et mes 9cm de talons ne changent rien à tout ça. Mais même perchée là-dessus, je suis loin d’être à sa hauteur. « Tu vas devoir t’armer de patience… » Je préfère le prévenir. « Mais tu es un homme, tu es donc indispensable, malgré ce que tu crois. » Lançais-je en admirant le contenu des vitrines. Je pourrais rester ici des heures durant. Sans m’en lasser, évidemment. Mais je vais tenter d’épargner au maximum mon accompagnant en limitant les longueurs inutiles.
Voilà déjà deux heures que nous sommes ici, et que nous arpentons les allées et que je m’arrête pour tout et rien. Je n’ai même pas eu le temps de regarder ce qui me ferait plaisir. « Tu tiens le choc ? » Glissais-je à son oreille tandis que nous passons devant une animalerie. « Regarde comme ils sont beaux ! » Des chiots, tous plus excités les uns que les autres. Mais j’ai tout intérêt à me rappeler que je vis dans un appartement et que mon emploi du temps est on ne peut plus chargé…
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Arthur Ross
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MessageSujet: Re: Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]   Mar 28 Nov - 22:51

Exigeante, Andrea ? Non évidemment que non… le regard que nous échangeons suffit à se comprendre, ce n’est pas la première fois mais ça tend à répété de plus en plus souvent. Je justifie mon exigence comme étant celle de mon estomac, ce qui me vaut une petite pique de la part de l’avocate qui ne rate pas cette belle occasion « Tu sais quel âge j’ai, c’était sur mon cv. » répondis-je en faisant mine d’être très premier degré ce que la jeune femme sait faux. Nous en venons à parler vaguement de mon rapport au luxe, je ne sais pas si la question a vraiment à se poser étant donné que je passe du temps en sa compagnie et que elle le luxe elle a toujours baigné dedans. Clairement je ne vais pas me plaindre de manger un burger au foie gras, je lui ai laissé le choix, elle a fait celui-ci tant mieux pour moi je ne vais certainement pas m’en priver. D’autant plus qu’elle a l’air de particulièrement se régaler, un sentiment partager même si suis moins démonstratif. J’aurais moins faim je suppose qu’une réponse comme “c’est pas mal“ aurait été tout à fait mon genre, mais là ma priorité c’est manger, juste ça. Surtout que connaissant un peu Andrea je sais que même si nous sommes assis à table le temps nous est compté, elle a fait l’effort de se poser mais je ne suis pas persuadé qu’il faille perdre trop de temps, même pour du foie gras. C’est rassasié que je vais donc pouvoir affronté une séance de shopping nocturne que je vais peut-être regretter. Nous n’avons même pas mis les pieds dans la première boutique qu’elle me prévient déjà que je vais devoir m’armer de patience, elle veut que je me sauve ou quoi ? Visiblement non, puisque je suis selon ses dires, indispensable. Soit. « Je ne crois rien… » dis-je un peu perplexe « Mais si ma présence est requise et bien j’essayerai de me montrer patient. » une chance pour elle que je le sois, même si évidemment comme tout le monde ma patience a des limites.
Docile j’arpente les boutiques en compagnie de l’avocate. Ce n’est pas complètement inintéressant, j’ai de quoi me rendre encore un peu plus compte à quel point le prix des choses est très subjectif. Il y a des trucs véritablement moches qui parce qu’ils sont de grande marque coûtent une fortune et bien sûr ça leur redonne du crédit. La manœuvre m’amuse dans un premier temps, mais l’ennui me gagne petit à petit. Je donne le change, je suis un gentleman et il serait mal venu d’afficher ma lassitude. Je suis un peu en mode pilotage automatique, je vais où mes pieds me trainent, c’est à dire à suivre ceux d’Andrea et mon esprit vagabonde volontiers. Quelle heure est-il ? Je regarde ma montre discrètement et constate que ça fait deux heures qu’on traine ici et qu’il est tard. L’avocate me pose une question mais je n’ai même pas vraiment compris, les yeux rivés sur une vitrine d’animalerie. Je déteste ça. Andrea me fait alors remarquer combien les chiots qui nous regardent passer sont mignons, je fais une légèrement moue, contrarié « Ouais dommage qu’ils soient derrière des vitres, enfermés dans un magasin… » je presse l’allure ne tenant pas nécessairement à m’attarder devant ce genre de “spectacle“ qui à mes yeux ne devrait pas exister. « Prochaine étape ? » demandé-je avec le mince espoir que l’on en ai fini pour ce soir. Oui je suis patient, oui j’ai le ventre plein, mais là je commence à en avoir un peu marre.
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Andrea Manzonni
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MessageSujet: Re: Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]   Mar 28 Nov - 23:08


« Tu sais quel âge j’ai, c’était sur mon cv. » « Et je l’ai mise sous plastique pour dormir avec sans risquer de l’abimer, tu savais pas ? » J’arque un sourcil, provocatrice, il me cherche, j’en fais autant. Bon, je reconnais son premier degrés n’étant en fait que de l’humour, je le connais par cœur, ou je commence en tout cas à appréhender son humour, ce qui est un grand pas pour un mec aussi opaque au niveau de son ressenti. Nous prenons le temps de dîner, en tout cas c’est ce que je me fais croire parce que je prends surtout le temps que je veux en lui intimant qu’on devrait se dépêcher, par un simple coup d’œil à ma montre. Evidemment, je ne lui dirais pas explicitement que ce serait bien de terminer ce qu’il a en main, parce qu’il va devoir faire preuve d’une grande patience et que je sais déjà que je serais dans une position délicate à devoir abuser de son temps.
Quand nous sommes enfin en piste, je lui rappelle à quel point il m’est indispensable durant ces séances shopping. « Je ne crois rien… » « Mais si, comment je pourrais me passer d’un avis masculin ? C’est pour vous qu’on veut être irréprochables. » Vous, les hommes. Allez, ça va, je peux user d’un peu de traditionalisme non ? Ca fait toujours plaisir aux hommes ce genre de phrase au moins ? « Mais si ma présence est requise et bien j’essayerai de me montrer patient. » « Je saurais te remercier en conséquence. » Lui assurais-je en frôlant sa main. Puis nous entamons un véritable marathon et je trouve qu’il met même de la bonne volonté, avant de tourner en rond comme tous les hommes de chaque boutique. Messieurs, vous avez toute mon admiration. Sauf que je ne vois pas le temps passé et j’ai peur qu’il ne finisse par perdre patience. Alors je lui demande si tout va bien, ce à quoi il ne répond même pas, presque comateux. Je crois que j’ai compris que ça le gonflait.
Nous passons devant une animalerie et fait remarquer avec enthousiasme à quel point ils sont beaux. « Ouais dommage qu’ils soient derrière des vitres, enfermés dans un magasin… » Je crois que je viens de comprendre, c’est un amoureux des animaux et leur position ne lui plaît pas. C’est un avis que je partage, mais ça ne retire en rien qu’ils sont mignons et qu’eux, n’y sont pour rien. « Arthur… » Il part un peu plus loin, et je presse le pas pour le rejoindre. « Prochaine étape ? » « Je crois qu’on va rentrer, je t’en ai assez demandé pour ce soir. » Je pourrais m’excuser, mais c’est encore difficile pour moi, ce qui ne veut pas dire que je ne le pense pas, mais chaque chose en son temps. Nous repartons en sens inverse et je sens son pas plus pressé, j’ai presque du mal à le suivre. « Arthur attends-moi. T’es contrarié, c’est le shopping ou l’animalerie ? » Il ne semble pas vouloir me répondre, il m’énerve à se fondre dans le mutisme comme ça bordel ! « Et ton côté mystérieux c’était vachement charmant mais là ça commence à devenir franchement chiant ! Je te parle ! » Oui, moi aussi je suis casse couilles et fatiguée. « Tu m’incendies si tu veux, mais au moins tu réponds. » Et il me lance un simple regard, à moins que ça ne soit moi qui ne le laisse pas en placer une. « Tu peux pas me demander d’être un peu moins froide et bourgeoise et éviter de me répondre Arthur. Les gens normaux, parlent ! » Et si je la fermais, pour le salut de tout le monde ?

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Arthur Ross
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MessageSujet: Re: Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]   Mar 28 Nov - 23:37

En fait je ne sais pas bien ce que je fais là, ni ce qui m’a pris d’accepter de l’accompagner. Un petit brin de masochisme peut-être ? Non bien sûr, c’est juste encore et toujours le goût du jeu mais aussi le plaisir de sa compagnie. Sans doute avais-je trop fixé mon attention sur l’argument marché de Noël et pas assez sur la notion de shopping qui se dissimulait là dessous. Ok je l’admets je me suis fait avoir comme un bleu, et ayant un petit peu de fierté pour ce qui est de savoir mener le jeu à ma manière je suis un peu contrarié. Enfin c’est parce que je l’ai bien voulu, je me suis laisser berner parce que la requête venait de l’avocate. Peu importe ces remerciements promis avant que nous entrions dans l’arène du shopping après deux heures à faire le pied de grue j’avoue avoir complètement perdu de vue l’envie de toute récompense éventuelle. Et pour ne rien arranger, c’est pile à hauteur d’une animalerie qu’Andrea semble s’inquiéter du bon déroulement de notre activité selon mon point de vue. Elle ne pense pas à mal je le sais, mais le timing est juste mauvais, ça arrive. Je m’enquiers de l’étape suivante, je crois que je n’ai pas totalement réussi à ne rien laisser paraître quant à ma lassitude, la jeune femme propose que nous rentrions. Direction la sortie, et comme un cheval de retour vers l’écurie mon pas se fait naturellement plus rapide. J’en oublie l’avocate et ses échasses, d’ailleurs je me demande comment elle fait pour arriver encore à marcher avec ses talons après toute une journée plus ces deux heures de shopping. Je ne porte pas de talon mais j’ai hâte de virer mes chaussures. Je l’entends qui me demande de l’attendre, je ralentis un peu le pas, elle m’interroge sur la raison de ma contrariété. Je réfléchis à ma réponse mais n’ai pas le temps d’en placer une que déjà elle poursuit en m’attaquant sur mon côté mystérieux qui subitement deviendrait chiant. Oui bien sûr qu’elle me parle, elle ne fait que ça, là, présentement !
Quand enfin Andrea se tait après un pseudo monologue qui m’a été offert pour trois pauvres petites secondes que j’ai mis à répondre je m’arrête de marcher et la regarde en me plaçant face à elle « Oui les gens normaux parlent quand on leur laisse la possibilité de le faire. » je ne la laisse pas répondre parce que sinon on en a pour la nuit et franchement j’ai pas envie « Pour répondre à ta question donc, je suis contrarié par l’animalerie… je déteste ça. Pour le reste je suis juste fatigué. » je reste humain moi aussi et ma journée a été longue, tout comme la sienne et celle qui m’attend probablement demain, quoi que je partirai sans doute beaucoup plus tôt qu’aujourd’hui. « Pour le reste, je crois que je ne suis pas le seul qui a besoin de rentrer se reposer. » inutile de rentrer dans un débat, ça serait bête de gâcher ce qui dans l’ensemble a été une agréable soirée pour quelques remarques balancées à chaud face à une petite contrariété. Mais n’en déplaise à Maitre Manzonni, si je prends le temps de répondre aux questions que l’on me pose, c’est justement pour peser le poids de mes mots et éviter d’avoir le même genre de réaction que la sienne. Et puis en plus je n’ai jamais demandé à ce qu’elle soit moins froide et bourgeoise, je l’ai juste invité à le faire de part mon propre comportement. Je lui propose mon bras pour que nous puissions reprendre notre chemin jusqu’à la sortie puis sa voiture. Sur le trajet je ne pense plus à ma voiture restée au bureau, ce n’est qu’une fois arrivé chez l’avocate que je m’en fais la réflexion. « Ma voiture est au bureau… j’avais zappé. » soufflé-je en descendant de son véhicule. Je récupère les quelques paquets qui abritent ses achats « Je vais au moins t’aider pour monter ça. » plus ou moins pour faire amende honorable pour avoir manqué de patience et sans doute d’avantage pour me sentir plus utile que je ne l’ai été au centre commercial.
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Andrea Manzonni
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MessageSujet: Re: Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]   Mar 28 Nov - 23:59


La question qui est en train de se poser c’est surtout pourquoi je l’ai entraîné là-dedans ? Sans doute pour pouvoir passer du temps avec lui et ne pas me retrouver seule à faire tout ça, parce que je sais que mes amis sont on ne peut plus limités, les vrais amis j’entends. Je connais un tas de monde, mais avec qui je partage quoi que ce soit ? Non, pas vraiment. Alors je fais en fonction, et Arthur est l’ami le plus proche que j’ai eu depuis la fac. Mais j’apprécie sa compagnie. Pour aller voir un match de hockey comme pour une bonne partie de shopping. Mais ce soir je lui en demande sans doute un peu trop et c’est le point de rupture, ce que je peux comprendre. Lui qui joue toujours de l’humour, se trouve être dans le juste milieu quand il atteint sa propre limite. Il en a marre et j’aurais dû le voir un peu plus tôt. Je ne comprends pas trop pourquoi je ne vois pas les choses avant au final. Il cache très bien son ressenti, tout autant que moi je ne parviens pas à le faire mais tout de même, des signes avant-coureurs sont présents, et j’aurais dû les voir. Après tout, avoir passé une nuit ensemble ne fait pas plus de lui mon petit-ami que moi sa compagne. Alors ces efforts, il n’est même pas obligé de le faire, mais il le fait.
Nous avons notre premier accrochage, entre amis, ça doit arriver, mais je ne supporte pas le silence, et encore moins qu’il ait l’air de faire la gueule. Parce que les gens normaux communiquent, mais pas lui ! Enfin c’est sans doute parce que je suis trop virulente et qu’il ne trouve pas sa place dans la conversation. Ce qu’il ne manque pas de me faire remarquer. « Oui les gens normaux parlent quand on leur laisse la possibilité de le faire. » Je vais pour répondre mais il enchaine avant que je n’ai eu le temps de lui couper la parole une fois de plus. Il est malin et rapide en plus, rien qui ne m’aille. « Pour répondre à ta question donc, je suis contrarié par l’animalerie… je déteste ça. Pour le reste je suis juste fatigué. » Je ne trouve rien à répondre, bien joué l’artiste. Il a raison, sa réaction est justifiée et je ne peux plus lui reprocher quoi que ce soit. J’ai un rythme tellement insoutenable que je ne me rends plus compte quand je tombe de sommeil, j’avance, et il y a un moment où je finis par ne plus pouvoir, c’est ce moment-là que je choisis pour aller me coucher. « Pour le reste, je crois que je ne suis pas le seul qui a besoin de rentrer se reposer. » « Non, je suis crevé… » Il a raison. Je récupère son bras qu’il me tend, même si ça me surprends beaucoup. Cependant je ne rechigne pas à ce pas en avant pour me faire comprendre qu’il ne m’en tient pas rigueur. Quel homme ! Je ne me fais pas prier et pose même ma tête sur son épaule le temps de retrouver la voiture, de laquelle je prends le volant jusqu’à chez moi. Il a l’air épuisé, oui, et je ne suis pas dans un meilleur état, je ne fais que bailler.
« Ma voiture est au bureau… j’avais zappé. » Il sort néanmoins pour vider le coffre, ah parce que même dans ce genre de cas il est gentleman ? Je vais appeler sa mère, je vous jure ! « Je vais au moins t’aider pour monter ça. » « Je peux me débrouiller, Arthur… » S’il veut rentrer plus vite. Nous montons les escaliers et j’ouvre la porte, il dépose le tout dans l’entrée, et je m’apprête à repartir. « Tu veux rester ? Tu tiens à peine debout. Je te laisse même prendre mon canapé si tu insistes. » Oui, j’essaye de faire un pas vers lui, pour me faire pardonner de cet enfer de la consommation que je viens de lui faire traverser. « Yankies ne viendra même pas troubler ton sommeil, j’y veillerais. » Et je commence à être à court d’arguments pour une avocate. « Et mon appartement est déjà chaud. » Tandis que le sien doit être tout aussi froid que l’est sa décoration ! Je repose cependant la main sur mon trousseau de clé, prêt à le ramener, c’est la moindre des choses.

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Arthur Ross
« hakuna matata »

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MessageSujet: Re: Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]   Mer 29 Nov - 12:37

Je passe l’éponge sur le petit coup de nerf de l’avocate, elle est aussi fatiguée que moi, ça serait stupide de ma part de me formaliser pour quelques mots dit à la va vite. Je crois qu’elle s’est sentie un peu désarçonnée par mon attitude, moi qui n’avait jamais montrer aucun signe d’agacement. Mais je ne suis pas infaillible et la colère, la contrariété, l’indignation mais également la frustration font parties des émotions que je peux ressentir, comme tout un chacun. La différence c’est sûrement que j’ai appris à gérer mes émotions, qualité indispensable dans mon métier d’origine. Etant d’un naturel plutôt calme et réfléchis à l’origine, je partais avec un bagage plus favorable que quelqu’un d’impulsif comme l’est Andrea. Elle admet être épuisée, ces deux heures de shopping nous ont achevé autant l’un que l’autre, même si étant d’avantage dans son élément elle n’a sûrement pas dû s’en rendre compte. Nous rejoignons sa voiture et une vois arrivés chez l’avocate je prends la peine de l’aider à vider le coffre afin de monter tout ses paquets jusqu’à son appartement et ce malgré sa protestation. Je ne lui laisse pas le choix. Et puis que j’appelle un taxi maintenant ou dans cinq minutes je vais attendre quand même. Nous montons donc à l’étage où vit la jeune femme, je dépose les paquets dans l’entrée de son appartement et la voit qui garde ses clés de voiture, prête à repartir. Elle me propose alors de rester, soulignant combine je suis fatigué « Si j’insiste ? Je n’ai encore rien dit. » répondis-je avec le sourire alors qu’elle me propose son canapé. Elle m’assure que son chat ne viendra pas m’ennuyer avant d’ajouter que son appartement est déjà chaud, elle se figure que je n’ai pas le chauffage chez moi ou quoi ?
Je la regarde avec un air amusé « T’es en train de me dire qu’avec la taille qu’il fait ton appart n’a même pas une chambre d’ami ? » plaisanté-je. Je désigne les clés qu’elle tient dans sa main « Tu vas insister pour me raccompagner si je décline ton offre, n’est-ce pas ? » je n’ai pas besoin qu’elle répondre, je le sais, elle est plus têtue qu’une mule. Je souris et soupire légèrement « Poses ça. » je m’avance un peu plus dans l’entrée de son appartement faisant ainsi état de mon choix de rester. Le canapé m’ira parfaitement pour les heures qu’il nous reste à dormir avant d’attaquer une nouvelle journée. « Je crois que c’est ma présence qui embarrasse le plus Yankee pas l’inverse. » ajouté-je avec un sourire en coin tout en me dirigeant vers le salon. Je désigne le canapé du regard « Ça me conviendra parfaitement, ce n’est pas comme si il était minuscule. » bien au contraire et je ne doute pas qu’il soit suffisamment confortable pour y dormir. L’avocate me fourni une couverture pour que je n’ai pas froid, je la remercie par un sourire « Bonne nuit Andrea. » lui dis-je la libérant de toutes obligations me concernant afin qu’elle puisse aller se dormir.
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Andrea Manzonni
« hakuna matata »

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MessageSujet: Re: Premier bal : l'épreuve du feu [Anthur #7]   Mer 29 Nov - 19:25


Je voudrais qu’il reste. Non seulement parce qu’il est tard mais aussi parce que je ne veux pas rester sur cette note là. Une note pour le moins presque négative et je n’aime pas ça, pas avec lui. Avec une autre personne, c’est presque souvent le cas quand je quitte le tribunal ou négocie quelque-chose pour les affaires de mon père, mais dans mes relations humaines… ça me contrarie. Je prends conscience d’avoir un peu tiré profit de cette soirée. Sans trop lui demander son avis au final. Je suis d’un naturel égoïste, certes, j’ai toujours été confrontée dans l’idée que j’étais la princesse, alors partager, c’est encore nouveau pour moi, même si faire plaisir à Arthur me tient à cœur.
Je lui propose mon canapé une fois qu’il est remonté, ignorant s’il va accepter. Pour tout dire, je n’ai pas envie de m’en séparer et puis ça lui ferait gagner une bonne demie heure de sommeil, ce n’est pas négligeable vu le rythme qu’on soutient lui comme moi. Je sais qu’il se donne à fond, en tout cas c’est l’impression qu’il donne, il part très tard et arrive très tôt. Bon, je détiens le titre de l’employée effectuant le plus d’heures au bureau, c’est vrai.
« T’es en train de me dire qu’avec la taille qu’il fait ton appart n’a même pas une chambre d’ami ? » « C’est devenu une bibliothèque… » Petit sourire contrit. Il y a bien un canapé dans ma chambre d’amis mais surtout des livres sur tous les murs. Si moi je m’y sens bien, j’ai peur qu’il se retrouve un peu oppressé. Je ne demande à personne de partager mes loisirs, surtout celui-là, qui est pour le moins personnel. « Tu vas insister pour me raccompagner si je décline ton offre, n’est-ce pas ? » « J’ai été bien élevée, qu’est-ce-que tu crois ? » Je souris légèrement, pour lui rappeler que oui, j’ai été élevée comme il se doit, malgré les apparences. « Poses ça. » Je pose alors mes clés, c’est sans doute la première fois qu’il est directif, je ne vais pas lui couper l’herbe sous le pied, ça pourrait même tendre à me plaire. « Je crois que c’est ma présence qui embarrasse le plus Yankee pas l’inverse. » « Il s’y fera. » Ce qui laisse supposer que je ne suis pas contre sa présence ici, un peu plus souvent. « Ça me conviendra parfaitement, ce n’est pas comme si il était minuscule. » J’acquiesce d’un signe de tête et part chercher des draps et une couverture. Lui déplie le canapé et installe les draps. J’ai été élevée, encore une fois je le rappelle, je n’ai pas forcément besoin de ma femme de ménage pour faire un lit, j’ai fait un stage chez les scoot. Ça m’a servi de leçon cependant, je n’y suis plus jamais retournée ! « Bonne nuit Andrea. » « Bonne nuit Arthur. » Je le laisse à sa nuit et part retrouver ma chambre, et enfiler ma tenue de nuit. Une nuisette en soie que je mets que je sois seule ou pas, autant rester classe jusqu’au bout ! Mais une insomnie me gagne, encore une… ça devient une habitude. J’évite de prendre trop de médication, je veux être en pleine possession de mes moyens. Je tourne, durant presque une heure, intimant au chat d’arrêter de bouger, mais c’est moi qui bouge. Alors je me relève, discrètement, et emporte une couverture et mon oreiller, rejoignant Arthur sur le canapé, le plus discrètement qui soit, afin de trouver le sommeil.

FIN

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