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 Friendship & Problems [Oxana]

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Ellen Hamilton
« youth has no age »

» messages : 85
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MessageSujet: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:33


Frienship and problems
Ellen & Oxana

J’ai des amies en or, certaines même datent du lycée, et je ne compte donc plus les années. Elles datent de l’époque où tout était possible, en tout cas on le croyait, et de l’époque aussi où on cherchait toutes le prince charmant. Certaines l’ont rencontrées, et d’autre l’ont rendu, comme moi, et nous arborons fièrement le statut de divorcées. Mais ça semble être un vrai problème pour elles, alors que je jouie pourtant d’une liberté pleine et entière à présent, même si la maison est un peu vide… Noah passe de temps en temps, mais ça ne suffit jamais, je suis sa mère bien sûr que j’aimerais qu’il passe encore ses nuits à la maison à rentrer à pas d’heures, et moi à m’inquiéter qu’il ne lui soit arrivé quelque chose, mais ça fait partie du jeu. Les femmes deviennent femmes, puis mères, puis redeviennent célibataires, et ces femmes-là, ressortent à nouveau le soir, et ces femmes-là se font avoir ! Comme moi…. Quand elles se sont mises en tête de me trouver quelqu’un. Quelqu’un pour une soirée, quelqu’un pour m’amuser. Je ne suis pas une cougar, qu’on le sache ! Alors leurs plans petits jeunes, non merci ! Et puis il est clair que je ne me sentirais pas à l’aise, elles, ça leur pose tout de suite beaucoup moins de souci ! J’ai un fils qui ne touche même pas les trente ans, alors imaginez, j’aimerais voir sa tête si Noah se pointait un matin avec les croissants en tombant sur mon amant d’un soir. J’ai toujours été très tolérante, très à l’écoute et surtout très ouverte à toute discussion et à tous sujets, mais ça fait partie des limites que je ne souhaite pas franchir.
Assise dans mon canapé, entouré de cartons que je n’ai même pas encore eu le courage de tout déballer, je me demande par où commencer pour monter cette foutue bibliothèque. Un divorce implique un déménagement… Rien que pour couper court à tout foutu souvenir de mariage. Et puis qu’il la refasse sa vie dans notre maison familiale avec sa pouffiasse de la moitié de mon âge, et encore je suis gentille ! Je suis nulle en maths, c’est peut-être même le tiers.
Quoi qu’il en soit, ce sont quelques coups à la porte qui viennent me tirer de mes rêveries. Je me lève, difficilement, j’avoue que la flemme est dure à porter. J’ouvre la porte, Noah ne frappe pas, il est chez lui, les filles envoient des textos pour passer, comme les jeunes de l’âge de mes élèves… « Bonjour… » Une sublime jeune femme se tient sur mon perron. Si elle vient pour mon fils, elle s’est sans doute planté d’adresse. « Je peux vous aider ?... »
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Oxana Davidov
« behind blue eyes »

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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:33


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Ellen & Oxana

Mon corps mis à nu en quasi totalité par les mains douces de Noah, je laisse mon souffle se perdre aux abords de son cou, cherchant ses lèvres à travers son épaisse barbe qu’il aime entretenir soigneusement. Mes mains s’emportent dans la douceur de ses cheveux longs et déjà mon bassin ondule en appelant le sien d’une langueur agréable. Mais c’est sans compter mon téléphone qui se met à sonner, nous coupant dans cet échange charnel qui aurait pu nous valoir une nuit torride. Au lieu de ça, la réalité me rappelle à l’ordre, comme si la vie cherchait à me faire comprendre que mon bonheur dans les bras de ce jeune homme ne doit pas en devenir une habitude, ou un acquis. Je laisse mes dents s’enfoncer dans ma lèvre inférieure, mon regard de biche cherchant à me faire pardonner avant que je ne tende le bras vers la table de nuit pour récupérer mon portable et décrocher sans tarder. « Oui ? Non je… bien sûr. Je m’habille et je suis là. A tout de suite. » J’appuie sur la touche pour verrouiller l’écran de mon smartphone et déjà mon nez se fronce dans une expression désolée. Je sais qu’il n’y résiste pas. « Une urgence. Je te promets qu’on reprends où on s’est arrêtés quand je reviens. » Un sourire, un baiser, et le tour est joué. Noah est un garçon conciliant, j’ai été obligée de lui dire que je travaillais pour une société privée de dons d’organes et qu’ils avaient parfois besoin de moi, de jour comme de nuit. J’aime l’intensité de son regard lorsqu’il me laisse filer, une certaine fierté que je n’ai jamais vu dans le regard d’une autre personne que lui. Fierté liée au mensonge, certes, mais pas moins gratifiante pour autant. Je m’empresse d’enfiler mes affaires sous le regard gourmand de mon petit ami qui ne peut s’empêcher de faire quelques commentaires lorsque je peine à retrouver mon sous-vêtement. « Si j’avais eu un pantalon ça aurait pas été dérageant, mais je suis en jupe, c’est plus délicat ! » Il rit et laisse pendre mon dessous en dentelles au bout de son index, tel un trophée. « Hum, excuse moi de devoir partir avec ton doudou, promis je t’en laisserai un la prochaine fois ! » Je ris, lui vole un dernier baiser et fais claquer mes talons jusqu’à la porte de son appartement que je quitte sans tarder pour me rendre à l’adresse indiquée dans le sms que je viens de recevoir. Une femme. Chose qui n’arrive pas souvent. Je gare ma voiture dans l’allée menant au bel immeuble récent et monte les quelques étages avant de sonner à la porte de ma cliente du soir. Une femme rousse se présente et souris à son regard suspicieux. « Bonjour, je peux vous aider ? » Je plisse un peu les yeux de manière mutine. « Vous êtes Ellen ? » Son hochement de tête incertain la rend moins froide qu’elle pourrait en avoir l’air. Sur le message de mon patron, il était bien spécifié que j’étais ce soir un cadeau surprise et que la principale intéressée n’était pas au courant. Si je l’avais croisée dans la rue, jamais je n’aurai imaginé qu’elle puisse aimer les femmes. « J’ai été envoyée par la société Wilden, il semblerait que certains de vos amis cherchaient à vous faire un cadeau original. » Nouveau sourire charmeur alors que je viens poser ma main sur l’embrasure de la porte à laquelle s’ajoute mon épaule dans une posture des plus équivoque. « J’ai pour coutume de dire qu’un cadeau ne peut se refuser. Qu’en pensez-vous, Ellen ? » Mon accent russe est encore présent malgré pratiquement vingt ans sur le territoire américain, mais le caractère charmeur que j'applique à ma diction reste dans l'espoir de la faire craquer.
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Ellen Hamilton
« youth has no age »

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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:35


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Ellen & Oxana


Je n’attendais personne, pour la simple et bonne raison que je sais qui vient sonner chez moi si ce n’est le petit livreur qui, lui, passe entre midi et deux, quand je ne suis pas là, donc… puisqu’en cours. J’ai préféré garder mon poste à l’université, certains sont au courant de mon divorce, d’autre non. Mais la fac est assez vaste pour que mon cas ne soit pas une curiosité. Et j’aime ce genre de confort, celui de savoir que je suis aussi chez moi, quand je suis au boulot. J’y enseigne depuis des années, j’y ai ma place, et je n’aurais renoncé à ça pour rien au monde. J’ai changé de maison, c’est déjà quelque-chose ! « Vous êtes Ellen ? » Merde, elle connait mon prénom, en même temps, je crois qu’il est déjà sur la boite aux lettres… Je me demande vraiment ce qui est en train de me tomber dessus. Pourquoi une jeune femme de son âge viendrait frapper à ma porte ? Ce n’est même pas une de mes élèves. « J’ai été envoyée par la société Wilden, il semblerait que certains de vos amis cherchaient à vous faire un cadeau original. » « Ca y est, j’y suis, une bande de divorcées un peu sur le tard qui cherchent à refaire le monde c’est ça ? » Mes amies, en soit. Une bouteille de vin et quelques reproches à leurs ex-mari, et nous avons le peloton de tête. « J’ai pour coutume de dire qu’un cadeau ne peut se refuser. Qu’en pensez-vous, Ellen ? » Cette gamine est en train de m’allumer ou je me méprends ? Je sais encore reconnaître du rentre-dedans quand j’en vois. Et je ne pense pas être née de la dernière pluie pour savoir que cette fille est une professionnelle, et envoyée par une agence en plus, et pas la pire ! Les filles se foutent soit vraiment de moi, soit elles ont complètement pété les plombs. « Que je suis flattée, mais pas intéressée. Vous êtes très jolie, pas de méprise, mais ça n’est simplement pas mon truc. Je vais vous chercher un pourboire et je m’excuse d’avance pour le dérangement. » Quittant l’entrée une seconde pour aller attraper mon sac, duquel je sors un billet de 50$ pour les lui donner. « Libre à vous de raconter ce que vous voulez sur le rendez-vous. Je vous souhaite une bonne soirée. » Qu’elle assure à son supérieur que tout s’est bien passé si ça peut lui éviter les ennuis !
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:35


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Charmeuse comme à mon habitude, je cherche le regard approbateur de ma cliente, un sourire hypothétique qui me permettrait de comprendre que le travail sera moins difficile qu’il n’y paraît. « Ca y est, j’y suis, une bande de divorcées un peu sur le tard qui cherchent à refaire le monde c’est ça ? » Je hausse à peine les épaules, je ne connais pas ses amis, je ne suis au courant de rien en ce qui concerne les gens qui auraient eu envie de m’offrir à elle comme un cadeau. Sans attendre je reprends mon petit numéro, m’attardant un peu plus à la quête d’une séduction qui s’aviserait à être non vaine. « Que je suis flattée, mais pas intéressée. Vous êtes très jolie, pas de méprise, mais ça n’est simplement pas mon truc. Je vais vous chercher un pourboire et je m’excuse d’avance pour le dérangement. » Je me décale de l’embrasure de la porte et prends une inspiration dans l’espoir d’avoir le temps de dire quelque chose, mais elle est déjà partie. Je soupire finalement et passe mes mains nerveusement sur ma jupe. Clairement, ce genre de chose ne m’arrive jamais, lorsqu’il s’agit de clients masculins, je n’ai qu’à sourire, battre des cils et le tour est joué. Sans vouloir me vanter, j’ai tous les atouts nécessaires pour ce métier, mais la tâche est moins aisée lorsqu’il s’agit de clientes féminines, d’autant plus lorsqu’elles ne sont pas au courant du présent qui leur est offert. Elle revient un billet de 50$ qu’elle glisse dans ma main, mon regard se frayant un chemin sur le généreux pourboire que je fais frémir entre mes doigts. « Libre à vous de raconter ce que vous voulez sur le rendez-vous. Je vous souhaite une bonne soirée. » La voilà qui cherche à refermer la porte, et je plaque ma main sur cette dernière dans l’espoir de ne pas mettre à mal la mission qui m’a été donnée. « Attendez ! » Son regard se pose à nouveau sur le mien et je tente le tout pour le tout. « Vous ne connaissez pas mon patron. S’il apprend d’une façon ou d’une autre que je n’ai pas honoré mon rendez-vous, je vais passer un sale quart d’heure. Laissez-moi juste une heure de votre temps. » Elle ne semble pas encline à céder à mes yeux de biche, c’est bien la première fois que ça m’arrive. « On pourrait juste, je sais pas… discuter un peu, après tout, on est obligées de rien, on est pas des animaux. Je suis sûre que vous êtes une personne très intéressante, Ellen. » Un nouveau sourire, un peu moins charmeur celui-ci, dans l’espoir qu’elle m’offre la possibilité de lui faire changer d’avis.
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:35


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Je me rends compte être même presque grossière avec cette jeune femme, et je me demande comment elle peut exercer ce métier et paraître aussi bien dans sa peau. Je ne comprends pas comment on peut compartimenter à ce point. Qu’on ne me dise pas qu’elle aime être vendue, sans doute n’a-t-elle que ce choix par défaut et encore, a-t-elle vraiment le choix ? Je ne préfère pas laisser le temps à mes penser de teinter mon regard de tous ces questionnements. Je pars chercher de quoi la dédommager de son déplacement. Après tout, elle s’attendait à gagner sa soirée, même si les filles ont dû prépayer ce rendez-vous, parfois je les déteste ! Je suis assez grande pour savoir ce que je veux ou pas non ? Et surtout pour dire non à une histoire lesbienne dans l’espoir de découvrir qui je suis. Je ne suis plus à la fac que je sache ! Je me décide à la libérer, mais elle insiste. « Attendez ! » Je lâche la porte et lève la tête vers elle, je pensais avoir été assez ferme, pourtant… « Vous ne connaissez pas mon patron. S’il apprend d’une façon ou d’une autre que je n’ai pas honoré mon rendez-vous, je vais passer un sale quart d’heure. Laissez-moi juste une heure de votre temps. » « Comme vous voudrez… » Je la laisse entrer sans franchement l’inviter mais me rendant dans le salon, elle n’a qu’à m’emboiter le pas. Je ne sais pas si elle dit vrai mais autant ne pas prendre le risque, après tout, elle n’est pas ici pour me violer, elle aurait attaqué les choses autrement ! On ne peut pas nier le fait qu’elle soit extrêmement jolie, mais j’ai passé l’âge des coups d’un soir avec un jeune femme de son âge. « On pourrait juste, je sais pas… discuter un peu, après tout, on est obligées de rien, on est pas des animaux. Je suis sûre que vous êtes une personne très intéressante, Ellen. » « Allons-y pour un verre, vous buvez quoi ? » Presque lasse, je ne peux pas la mettre dehors, elle doit assurer sa soirée, et moi, sans doute faire bonne figure pour que mes copines arrêtent de me harceler avec ce genre de plans, les garces ! Je la sers et m’assied à ses côtés, sur le canapé. « Donc, vous êtes escort… Et c’est… votre activité principale ? » Tout ce qui semble la perturber, c’est surtout la foutue déco inspirée du je ne sais pas quoi foutre de mes étagères, ni même des bouquins qui sont censés aller dessus parce que je ne sais simplement pas les monter. Tout est en vrac, les kits déballés sur le sol. J’ai honte de la recevoir comme ça !
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:35


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J’ai l’impression de faire du forcing et ce n’est pas dans mes habitudes mais la rouquine me pousse dans mes retranchements. Je suis bien obligée de trouver une solution pour assurer mon rendez-vous, parce que je sais que le rendement de l’agence pour laquelle je travaille est important, et qu’on me demande de tout faire pour la bonne image de la société, et essayer quoi qu’il arrive de tenter le client à un nouveau rendez-vous. Je sens que ça ne va pas être une mince affaire avec elle, mais je me dois d’essayer. « Comme vous voudrez… » Me dit-elle d’un ton las, avant de se décaler pour me laisser entrer. Si mon ego avait été mal placé, j’aurai sans doute mal pris son attitude visant sans doute à me faire comprendre que je ne suis pas forcément la bienvenue. Mais qu’importe. Je lui propose de simplement discuter, après tout, on n’est pas obligées de finir nues dans le même lit. En plus, cette femme semble être profondément hétéro, et vu son âge, je doute qu’elle cherche à changer son orientation sexuelle maintenant. Pourtant, son charme et son aura me laisseraient une douce tentation à la détourner de ses soit-disant certitudes. « Allons-y pour un verre, vous buvez quoi ? » Je m’installe dans le canapé qu’elle me propose d’un geste de la main avant de répondre à sa question. « Peu importe, pourvu qu’il y ait quelques degrés d’alcool. » Je laisse échapper un petit rire histoire de détendre l’atmosphère et la laisse me rejoindre avec deux verres de vin blanc entre ses doigts fins. Je récupère celui qu’elle me tend et la remercie d’un sourire agréable. « Donc, vous êtes escort… Et c’est… votre activité principale ? » Un rictus au coin des lèvres et je penche la tête légèrement sur le côté, elle n’y va pas de main morte. « Oui, c’est ce qui me permet de vivre en effet. » Cela dit, je préfère ça à de la prostitution pure et dure. J’espère que son interrogation ne sous-entendait pas que je lui avoue si cette activité me plait ou non. Je laisse mon regard parcourir la pièce à vivre de cette jolie maison et souris de nouveau, reposant mon avant-bras sur ma jambe croisée par dessus sa jumelle. « Vous n’êtes pas ici depuis très longtemps visiblement. Changement de vie ou dépaysement géographique ? » Je repose finalement mon regard sur la quinqua, non sans un sourire toujours présent sur mes lèvres. « Si jamais vous avez besoin d’un coup de main pour monter les meubles en kit, je suis très douée à ce petit jeu ! Je faisais ça avec mon père quand j’étais gamine. » A cette simple évocation de mon paternel, mon regard s’assombrit et une boule naît dans ma gorge, me forçant à déglutir de manière difficile. « Je me dis que tant qu’à être là, autant servir à quelque chose… »
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:35


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Elle ne doit pas avoir l’habitude de devoir insister auprès des clients pour qu’ils la laissent entrer. Tu m’étonnes, elle est typiquement le genre de jeunes femmes sur qui n’importe qui se retournerait et même mon fils, surtout mon fils en fait ! Il les aime dans ce style d’après ce que j’en sais… Et je pense que c’est surtout pour ça que ça me fait tout drôle. Quoi qu’il en soit, il est hors de question que je ne m’envoi en l’air avec un quelconque individu de l’âge de mon fils ou de mes élèves toute la nuit, ni même avec un de mon âge, j’ai des étagères à monter ! Mon dieu… je suis divorcée et je deviens aigri. Qu’on me vienne en aide, mais pas de cette façon-là !
Je la laisse entrer et lui propose à boire. « Peu importe, pourvu qu’il y ait quelques degrés d’alcool. » De l’alcool, donc… Et je me rends compte que la seule chose qui soit à sa place dans cette maison c’est bien le bar et ce qui s’y trouve. Donc je vais devenir une alcoolique déprimée ou bien une vieille belle qui veut se la jouer jeune et passer des soirées à refaire le monde à la tequila avec mes copines ? Y a deux solutions… Je lui demande un peu cash si elle vit de ce qu’elle fait, ça voulait implicitement dire que je ne pense pas qu’elle veuille faire ça toute sa vie mais je suis maladroite. « Oui, c’est ce qui me permet de vivre en effet. » Je ne sais pas comment réagirait sa mère si elle l’apprenait, ni même si elle le sait, mais je ne pense pas que ce soit le genre de chose qu’on ait envie de dire à ses parents. Quoi qu’il en soit, je ne connais rien de sa vie, mais je serais prête à parier que ce n’est pas ce qu’elle souhaiterait faire toute sa vie. « Vous n’êtes pas ici depuis très longtemps visiblement. Changement de vie ou dépaysement géographique ? » « Divorce. » Répondis-je en levant mon verre avec un sourire factice. Youhou, je vais bien, tout va bien ! Je suis gaie, tout me plaît ! Tu parles, je suis divorcée à 56 balais, c’est fini pour moi. A 40 on est encore fraîche (bien qu’on ne le sache pas sur le coup) mais quand on en arrive à cet âge-là, mes amis, pour séduire, ce n’est pas nos courbes généreuses qu’on met en avant, mais la lumière tamisée qui cache la misère oui ! « Si jamais vous avez besoin d’un coup de main pour monter les meubles en kit, je suis très douée à ce petit jeu ! Je faisais ça avec mon père quand j’étais gamine. » Dieu existe, une sauveuse. Je crois que je viens de percevoir ce petit éclair sombre dans son regard et pour éviter d’avoir à le croiser à nouveau, parce que malgré moi il me fait de la peine, je me lève, et pose mon verre. « Je sais à peine lire ces foutus plans… » Je suis prof de littérature, les mécanos c’étaient déjà pas pour moi mais les meubles suédois auxquels il reste toujours une ou deux foutues pièces dont on ne sait pas quoi faire… j’aurais bien demandé à mon fils, mais je suis une mère indépendante et j’ai décidé de le laisser respirer, et surtout de ne pas le mêler à notre divorce. « Je me dis que tant qu’à être là, autant servir à quelque chose… » « Ce serait la soirée la plus productive de toute ma semaine. » Je lui accorde un sourire et m’assied près du monticule de vis et de chevilles en métal que je peux avoir trouvé dans les kits. Je suis désespérée d’avance ! « Vous savez vraiment monter tout ça ? Ca fait une semaine que je galère… » Je soupire, assise en tailleur, comme une gamine de 6 ans qui doit ranger sa chambre avant d’avoir le droit à une glace pour le goûter. Pitié, quand tu nous tiens !
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:36


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Après avoir répondu de manière assez vague à la question de la rouquine, je me risque à lui poser à mon tour une question en voyant pièce principale dénuée de décoration, sans compter les cartons qui traînent aux quatres coins de la pièce. « Divorce. » Je grimace légèrement à sa réponse du tac au tac, mais elle n’a pas l’air d’en être si dérangée que ça, au contraire même. Je finis par sourire et hoche sensiblement la tête. « Je comprends mieux l’idée du cadeau de vos amis. » Petite mimique adorable avant de reposer mes yeux sans tarder sur les cartons de meubles de la célèbre marque suédoise. Je lui propose un coup de main, histoire de me sentir utile, et puis, il se pourrait que ça me rappelle de bons souvenirs, même si douloureusement creusés par l’absence et le manque de mon père, encore présente aujourd’hui. « Je sais à peine lire ces foutus plans… » dit-elle en posant son verre sur la table basse pour rejoindre les cartons, visiblement heureuse de me confier cette tâche. Je bois deux gorgées de ce vin délicieux et imite le geste de la quinqua, la rejoignant près des meubles dont les cartons sont tout juste ouverts. « Ce serait la soirée la plus productive de toute ma semaine. » Je m’accroupis à ses côtés, toujours perchée sur mes talons, et je jette un oeil sur les dessins de la notice qui ne me semblent pas si compliqués. « Vous savez vraiment monter tout ça ? Ca fait une semaine que je galère… » Je ris un peu en la voyant assise par terre en tailleur comme une enfant qu’on mettrait devant un étalage de feuilles blanches et de feutres ou de peinture. « Je pense qu’on devrait s’en sortir, je me souviens d’avoir monté des dressings entiers pour ma chambre et celle de ma soeur, mon père me chapeautait pour que je ne me fasse pas mal avec le marteau. » Je ne sais pas pourquoi je me livre à elle de cette manière, ce n’est pas dans mes habitudes. « Je peux vous demander un pantalon, n’importe quoi qui me permettrait de me mettre plus à l’aise ? » Elle hoche la tête et je prends les plans entre mes doigts avant qu’elle ne revienne. « Génial, parfait. Merci beaucoup. » Je me relève, descends de mes échasses et fais glisser ma jupe le long de mes jambes sans aucune pudeur, avant d’enfiler le pantalon en coton qu’elle m’a apporté. « Ok, c’est parti. Vous avez quelques outils rassurez moi ? Tournevis et marteau au minimum ? » Je rassemble les pièces qui sont censées aller ensemble, je pense que ça ne devrait pas être trop long. Une fois genoux sur le sol et plus à l’aise, je tourne les plans dans tous les sens et prends les choses en main pour commencer à monter cette espèce de bibliothèque.
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:36


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Je n’ai pas de problèmes à évoquer mon divorce. J’ai eu de belles années, mais le temps a passé, les goûts de mon mari aussi, visiblement. Mais je tiens à ce que mon fils garde l’estime qu’il a toujours eu de son père, dans la mesure du possible, il y a certaines choses qu’il peut comprendre maintenant, c’est un adulte. Je sais qu’il prend parti malgré lui, mais il ne devrait pas. Mais qui peut commander ce qui se passe dans la tête d’un enfant ? Même grand. Personne. Surtout pas les parents ! « Je comprends mieux l’idée du cadeau de vos amis. » « Vous approuvez ? » C’est vraiment typique d’un foutu prof de lettres de vouloir débattre tout le temps ! D’un point de vue, même si ça ne changera rien au résultat final. Mais j’aime discuter et obtenir un avis différent. Quoi qu’il en soit, non, ce n’était pas une bonne idée, merci les copines !

Assise au milieu de mes vis et de mes planches, je me ferais presque de la peine. Mais je me rends compte qu’elle a l’air tout sauf impressionnée face à tout ça. Alors je la regarde faire, et l’écoute. « Je pense qu’on devrait s’en sortir, je me souviens d’avoir monté des dressings entiers pour ma chambre et celle de ma soeur, mon père me chapeautait pour que je ne me fasse pas mal avec le marteau. » « Alors vous avez un très bon père. » Un père attentif, et aimant visiblement. Deux filles… Je n’ose même pas imaginer si j’en avais eu une. Mon mari était déjà plus fier que fier face à Noah alors face à une fille qui lui aurait fait les yeux doux ! « Je peux vous demander un pantalon, n’importe quoi qui me permettrait de me mettre plus à l’aise ? » « Oui, bien sûr. » Je sors de mes rêveries et rejoins ma chambre pour lui trouver un pantalon. Je pose la main sur un jean, mais j’imagine que la voir le porter me dégouterait à vie de le porter moi-même, moulée dans un truc comme ça, ça casserait à tout jamais l’image plutôt positive que j’ai de moi dans ce truc-là. Elle doit pouvoir tout porter, c’est déroutant. Alors je lui trouve un pantalon en coton, le genre de choses que je mets pour mes dimanches à ne rien faire, avec un top et une paire de tongs, parfait pour lire sur la terrasse. Je le lui tends et obtient son remerciement. « Génial, parfait. Merci beaucoup. » « De… » Elle retire carrément le tout pour l’enfiler devant moi. Cette gamine est… Sublime, mes copines sont complètement tarées ! Je ne peux empêcher mon regard de se poser sur ses courbes parfaites, pas plus que de détester ce pantalon qui l’épouse comme un gant. Il n’en fait pas autant sur moi ! « Ok, c’est parti. Vous avez quelques outils rassurez moi ? Tournevis et marteau au minimum ? » « Ca, j’ai. Je crois mon fils a laissé la caisse à outils dans le garage. » Au cas où il aurait besoin de trafiquer sa moto, ou j’imagine qu’il l’a juste laissée là dans le cas où j’aurais besoin de faire quelques travaux. Comme si j’avais déjà été manuelle ! Mais son encouragement me touche. Je lui ramène tout ce dont elle a besoin et observe tout ça d’un œil épaté. « Vous pensez que cette planche va au-dessus de celle-ci ? » Je lui demande, je n’en suis même pas certaine. Alors au bout de quelques dizaines de minutes, nous finissons par obtenir une bibliothèque conforme à mon idée. « Je suis impressionnée. » Lui assurais-je en regardant tout ça, les mains sur mes reins, comme si j’avais la moindre raison d’être épuisée ! Je procède alors au test, et prends un bouquin pour le poser sur le meuble, qui tient. « Chapeau. » Je lui lance un regard et un sourire reconnaissant. « Je parie que ça n’était pas compris dans votre contrat, ça ! » Lançais-je avec humour en remplissant le meubles de classiques en langue originale.
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:36


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Ellen & Oxana

A peine eut-elle exprimé la raison de son emménagement récent que je lui avoue comprendre les motivations de ses amis pour lui offrir un cadeau quelque peu charnel. « Vous approuvez ? » Je hausse les épaules légèrement, ne voulant pas tellement me prononcer sur le débat qu’elle semble vouloir ouvrir. « Je ne sais pas, vos amis vous connaissent mieux que moi et sont sans doute plus à même de répondre à vos attentes. » Je lui souris légèrement, espérant m’être dépêtrée de sa question qui ne m’enchantait pas plus que ça. Je ne suis pas venue ici pour philosopher sur la condition des escorts sur le territoire américain. Alors pour éviter d’avoir à continuer une discussion de ce type, je lui propose de l’aider avec ses meubles en kit. Je ne sais pas exactement pourquoi mais je me livre à elle sur ma relation passée avec mon père. « Alors vous avez un très bon père. » « J’avais, oui. » répondis-je d’un ton attristé et beaucoup moins enjoué qu’un peu plus tôt. Je me racle légèrement la gorge et cherche à changer un peu l’orientation de la conversation. Elle me rapporte le pantalon que je lui ai demandé de me prêter et je l’enfile sans tarder, sous ses yeux, après tout, j’étais là à la base pour me mettre totalement à nue pour elle alors, ce n’est pas une paire de jambes qui va la déstabiliser. Je ne pense pas à mon dessous en dentelles dévoilant la quasi totalité de mon postérieur cela dit. Une fois plus à l’aise je la rejoins et lui demande des outils, c’est quand même plus pratique si on veut arriver à monter ces étagères. « Ca, j’ai. Je crois que mon fils a laissé la caisse à outils dans le garage. » Une nouvelle fois je la laisse repartir sans poser de questions, c’est la politique de l’agence pour laquelle je travaille que de rester assez neutre et surtout pas intrusive dans la vie des personnes chez qui je passe des soirées ou même des nuits parfois. « Vous pensez que cette planche va au-dessus de celle-ci ? » me demande-t-elle dubitative, avant que je ne lui explique le fonctionnement des lettres appliquées à chaque catégorie de planches pour pouvoir mieux les différencier. Il ne faudra pas très longtemps pour que le meuble finisse par tenir debout, et j’avoue que j’en suis assez fière même si je ne doutais pas être capable de faire quelque chose de bien. « Je suis impressionnée. » Je lui adresse un sourire alors qu’elle dépose sur l’étagère du milieu un premier libre, semblant vérifier que tout n’allait pas s’écrouler. « Chapeau. » Mains à ma taille, je me contente de hocher la tête en souriant. « Je parie que ça n’était pas compris dans votre contrat, ça ! » Je ris légèrement et me dirige vers la table basse où j’avais posé mon verre de vin un peu plus tôt. « Disons que mes clients ont généralement d’autres attentes me concernant, si vous voyez ce que je veux dire… » Je me laisse glisser dans le canapé alors qu’elle s’affaire à sortir quelques livres pour les placer sur les étagères. « Vous avez l’air d’avoir un vrai amour pour les livres. Laissez-moi deviner. Professeur. Je me trompe ? » Je me lève du canapé, verre toujours en main, et laisse traîner mon regard sur les titres des livres, m’approchant du corps de la rouquine, puis je viens poser ma main sur la sienne, celle-là même qui tenait le livre dans ses mains. « Edgar Allan Poe. Classique. Vous enseignez la littérature ? » Si elle tourne la tête vers moi, il se peut que nos visages soient plus près qu’elle ne l’ait anticipé.
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:36


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« Je ne sais pas, vos amis vous connaissent mieux que moi et sont sans doute plus à même de répondre à vos attentes. » « Visiblement, elles pensaient assez me connaître pour m’offrir vos charmes. Mais je serais prête à parier qu’une ou deux d’entre elles aimerait s’offrir les votre aussi. » Je lui souris presque complice. Ça me fait rire, parce que je reste persuadée que Ann aimerait goûter à un peu de changement, coincée dans un mariage sans amour mais confortable. « J’avais, oui. » « Je suis désolée. » Et je le suis, je comprends maintenant pourquoi son regard se voile dès qu’elle en parle, je comprends aussi surtout pourquoi elle préfère esquiver la question. Je ne reviens pas dessus, je ne suis pas psy, la faire parler si elle n’en n’a pas envie n’est pas mon but.
Elle parvient à monter très clairement le meuble et m’indique même comment monter les suivants, elle est visiblement très douée pour ce qui est de comprendre un schéma, ce que je ne suis pas, il me manque cette foutue logique qu’ont tous les gens normaux. J’ai dû arrêter les maths en CP, enfin arrêté… arrêté de suivre, oui !

« Disons que mes clients ont généralement d’autres attentes me concernant, si vous voyez ce que je veux dire… » « Je vous tout à fait ce que vous voulez dire. Et je le répète, vous êtes vraiment très belle, mais pas pour moi. » Je n’ai aucun problème avec l’idée qu’elle puisse aussi faire les femmes, la seule chose c’est que je ne me suis non seulement jamais posé la question, mais je ne crois pas que ce soit la solution. J’ai divorcé, ça n’est pas une maladie dont je dois me remettre, tout va bien ! « Vous avez l’air d’avoir un vrai amour pour les livres. Laissez-moi deviner. Professeur. Je me trompe ? » « Ca se voit tant que ça ? Je dois le prendre comment ? » Je ris, je ne sais pas si se faire repérer comme prof est un compliment, j’imagine plutôt le mythe du prof poussiéreux et qui veut toujours avoir le dernier mot. Sauf que j’espère ne pas être ainsi. On dit de moi que je suis plutôt cool, mais mes étudiants sont pour le moins… Tranquilles. Des littéraires, ça n’est pas une légende de ne consommer que du bio, même pour la fumette. Mais ils sont grands, je n’ai rien à leur dire, il m’arrive moi-même encore parfois de fumer un joint de temps en temps. Sa main se pose sur la mienne alors que je suis en train de ranger les livres. « Edgar Allan Poe. Classique. Vous enseignez la littérature ? » « Effectivement. Je… j’enseigne à Stanford. » Mon regard croise le sien, mon ventre se tord, et je me retrouve soudain beaucoup trop proche d’elle. Je me racle la gorge et évite son regard en m’éloignant pour attraper un autre carton de bouquins que je peine à porter. « Vous lisez ? » J’évite soigneusement son regard, et plonge le mien dans le carton que je vide petit à petit. Sans me précipiter. « Je ne vous ai même pas demandé votre prénom. » Attrapant le verre de vin pour le vider d’une traite. J’ai soif et j’ai chaud d’un coup !
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:36


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« Visiblement, elles pensaient assez me connaître pour m’offrir vos charmes. Mais je serais prête à parier qu’une ou deux d’entre elles aimerait s’offrir les votre aussi. » Je ris avant de poursuivre. « Je vous laisserai mon numéro, vous n’aurez qu’à leur donner. » Je lui adresse un sourire complice et quelque peu charmeur, pour ajouter à cela. Ellen s’excuse d’avoir parlé de mon père, mais après tout, c’est moi qui en ai parlé, j’aurai pu simplement m’abstenir. Mine de rien, m’occuper de monter ce meuble me fait beaucoup penser à lui, et je pense que c’est une bonne chose. Lorsque le meuble est terminé, j’accepte les compliments de la rousse et lui adresse même un sourire satisfait. Je ne me retiens pas de lui dire qu’en général, je ne suis pas payée pour ce genre de service. « Je vois tout à fait ce que vous voulez dire. Et je le répète, vous êtes vraiment très belle, mais pas pour moi. » Je laisse un large sourire étirer mes lèvres. « J’ai bien compris Ellen, ne vous en faites pas ! Mais je prends le compliment ! » Je reviens vers elle, essayant de deviner ce qu’elle peut bien faire comme métier, et visiblement, je tombe juste. « Ca se voit tant que ça ? Je dois le prendre comment ? » Mon rire se mêle au sien, j’aime l’ambiance que nous avons visiblement réussi à tisser. « Bien, du moins j’imagine. Vous n’avez pas l’air d’être un tyran. J’aurai aimé avoir une prof de lettres aussi gentille que vous. » Je m’approche un peu plus et je sens son souffle devenir un peu plus irrégulier. Créer le trouble chez quelqu’un est une chose que j’ai toujours adoré, d’autant plus chez ceux ou celles qui disent être insensibles à mon charme. « Effectivement. Je… j’enseigne à Stanford. » Un nouveau sourire charmeur étire mes lèvres alors que son regard peine à trouver un repère sur mon visage visiblement trop près du sien. Elle s’éloigne et je reste là, m’appuyant finalement sur la bibliothèque pour la regarder s’affairer à ranger ses livres. Je me délecte du verre de vin qu’elle m’a offert un peu plus tôt sans la quitter des yeux. « Vous lisez ? » Nouveau sourire, comme une habitude, il paraît que c’est ma plus belle arme, sans parler de mon corps bien sûr. « Ça m’arrive, mais je ne prends sans doute pas assez le temps de le faire. Et puis il faudrait que je sois conseillée parce que j’ai tendance à être attirée par des livres qui ne m’intéressent au final pas le moins du monde ! » Je m’amuse de voir que la quinqua évite mon regard ou ma silhouette. « Je ne vous ai même pas demandé votre prénom. » dit-elle avant de vider son verre de vin quasiment d’une traite. Serait-ce que mon charme commence à opérer ? « Nina. Prénom typique de ma Russie natale. » Je finis à mon tour mon verre de vin et le repose sur la table basse avant de me rapprocher à nouveau d’Ellen. « Je peux vous aider ou vous les rangez par ordre alphabétique ? Pas que je ne connaisse pas mon alphabet mais si vous avez une manière particulière de les ranger, je ne voudrais pas mettre le bazar dans votre organisation. » Je récupère un livre au hasard sur l’étagère et parcourt la quatrième de couverture, délicatement, comme un objet précieux. « Qu’est-ce qui vous plait dans votre métier ? »
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:36


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« Je vous laisserai mon numéro, vous n’aurez qu’à leur donner. » « Là, c’est elles qui seraient gênées ! » Si je leur refilais le numéro de la jeune femme en leur montant un bateau sur la nuit torride que j’ai pu passer avec elle. Mais je vais tenter le coup, ça promet une soirée mémorable à voir leurs têtes. Ce sont des quinquas sans complexes, soit disant, mais je suis prête à parier qu’elles ne seraient pas plus fières que moi si elles avaient à vivre cette situation. Cette femme est totalement déroutante. « J’ai bien compris Ellen, ne vous en faites pas ! Mais je prends le compliment ! » « C’est plutôt celle des hommes de votre âge que vous devez faire tourner… » Je pense à mon fils, qui ne resterait pas de marbre devant une beauté pareille. Ce n’est pas un coureur, c’est un homme bien, un homme droit, mais un homme quand même, qui a surtout plutôt bon goût ! « Bien, du moins j’imagine. Vous n’avez pas l’air d’être un tyran. J’aurai aimé avoir une prof de lettres aussi gentille que vous. » « Je suis prof à la fac vous savez, quand mes élèves entrent dans mon amphithéâtre, c’est qu’ils ont choisi ce cours parmi des centaines d’autres, ils sont forcément motivés. » Je le vois comme ça, ce sont des adultes, pas des enfants à qui on doit apprendre la discipline, ils ont cette capacité à raisonner, à dire ce qu’ils pensent et à structurer leur avis, ils peuvent aussi engager une conversation sur un tout autre sujet que prévu, ce ne sont pas des cours, mais des salles de discussions, je le vois plutôt comme ça.

Elle me trouble, bien malgré moi, et je ne peux rien dire de plus. Je ne peux surtout pas esquiver non plus. Elle est là, elle vient de me filer un coup de main monstre et elle ne peut pas repartir si tôt au risque de sans doute perdre sa place au sein de l’agence, dans laquelle elle n’a pas grand-chose à faire selon moi. Elle n’a pas l’air bonne qu’à ça, bien au contraire. « Ça m’arrive, mais je ne prends sans doute pas assez le temps de le faire. Et puis il faudrait que je sois conseillée parce que j’ai tendance à être attirée par des livres qui ne m’intéressent au final pas le moins du monde ! » « Tout dépend de vos goûts. Les bons lecteurs ne sont pas forcément ceux qui ont lu toute la pléiade vous savez. Lire les classiques pour s’en vanter n’a aucune valeur. Bien lire, c’est lire ce qui vous plaît, peu importe ce qu’en pensent les autres. » Je ne suis pas pour dire que seuls les artistes morts sont dignes d’intérêt, ni les grands écrivains reconnus n’ont d’intérêt profond au détriment de jeunes auteurs qui débutent. Je pense qu’un bon écrivain est celui qui vous transporte et vous émeut. « Nina. Prénom typique de ma Russie natale. » « Votre accent, j’aurais pu deviner. » Qui lui va très bien, soit dit en passant. « Je peux vous aider ou vous les rangez par ordre alphabétique ? Pas que je ne connaisse pas mon alphabet mais si vous avez une manière particulière de les ranger, je ne voudrais pas mettre le bazar dans votre organisation. » « Oh non, je m’arrange simplement pour les ranger par genre. Les classiques d’un côté, le reste de l’autre. C’est gentil à vous. » J’apprécie son coup de main quand on voit les centaines d’œuvres que j’ai à ranger. Ma bibliothèque fait plus de la moitié du mur de mon salon, j’ai besoin d’être entourée de tout ça, c’est rassurant pour moi. Je ne me sens jamais mieux qu’au milieu d’une vieille bibliothèque. Quand vous pensez que la première fois pour mon mari et moi, c’était dans un rayonnage de la bibliothèque universitaire de la fac dans laquelle j’étais venue voir une de ses conventions ! Je n’ai jamais été très prude, encore moins cette fois-là… Bref ! « Qu’est-ce qui vous plait dans votre métier ? » J’aime la façon qu’elle a de caresser le papier, avec un grand respect, et ce n’est pas chez tout le monde. « Je dirais beaucoup de choses… Le fait de partager des idées, d’avoir la chance de les défendre, mais je crois que ce qui me plaît le plus, c’est le fait de partager une passion. Vous me posez une colle en fait, c’était comme une évidence, je ne me suis pas posé beaucoup de questions. » Elle me prend au dépourvu, comme tout ce qu’elle fait, c’est troublant ! Je nous ressers un verre de vin chacune et lui pose la question que je n’osais pas poser jusqu’à présent. « Qu’est-ce-qui vous pousse à faire le votre ? » On est bien d’accord pour dire que ce n’est pas un choix la concernant, tout du moins je ne crois pas.
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:37


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J’adopte un rapprochement stratégique histoire de voir si mon pouvoir serait susceptible de marcher avec elle malgré ses refus, et reste tout de même assez subtile. Les femmes sont plus facilement atteignables avec subtilité. « Tout dépend de vos goûts. Les bons lecteurs ne sont pas forcément ceux qui ont lu toute la pléiade vous savez. Lire les classiques pour s’en vanter n’a aucune valeur. Bien lire, c’est lire ce qui vous plaît, peu importe ce qu’en pensent les autres. » J’aime beaucoup sa voix, l’intonation qu’elle prend lorsqu’elle parle de son métier qui semble en être un passion. Il y a quelque chose qui se dégage d’elle et qui la rend terriblement charismatique. Quelque chose qui n’est pas nécessairement quantifiable ni même qualifiable. « Je tâcherai de m’en souvenir. » Je remarque rapidement son trouble mais je m’amuse à faire comme si de rien n’était. C’est là qu’elle me demande mon prénom, et que je me présente à elle sous le prénom que j’utilise pour mon boulot d’escort. J’essaie au maximum de ne pas mélanger le boulot et la vie privée. « Votre accent, j’aurais pu deviner. » Il est bien moins prononcé qu’à l’époque, mais je dois avouer ne pas avoir envie de m’en séparer. J’aime le côté exotique qu’il représente, même si la Russie n’est pas nécessairement le pays que tout le monde a envie de visiter. Je propose à la rouquine de l’aider à ranger ses livres et elle m’explique la manière de le faire. Pour éviter qu’il n’y ait trop de silences que j’ai d’habitude beaucoup de mal à supporter, je lui demande de me parler de son métier, de ce qu’il fait qu’elle l’apprécie. « Je dirais beaucoup de choses… Le fait de partager des idées, d’avoir la chance de les défendre, mais je crois que ce qui me plaît le plus, c’est le fait de partager une passion. Vous me posez une colle en fait, c’était comme une évidence, je ne me suis pas posé beaucoup de questions. » Je souris de plus belle, les yeux pétillants de l’entendre parler avec tant d’ardeur de ce qui la passionne et ce qui fait son quotidien. « C’est beau d’entendre parler quelqu’un de sa passion comme étant son métier. J’admire. » Ellen nous ressert un verre de vin et après l’avoir remerciée, j’en bois une gorgée, et ne m’étonne qu’à moitié de sa nouvelle question. « Qu’est-ce-qui vous pousse à faire le votre ? » Je plonge mon regard dans le sien avec un peu plus d’intensité. « Pour être honnête, l’argent est le facteur premier qui m’a poussée à choisir ce métier. Si tant est qu’il en soit un. Et puis, depuis que je suis rentrée dans cette agence, c’est quand même beaucoup moins dégradant que d’attendre sur le trottoir. » Je grimace juste un peu et bois une nouvelle gorgée du verre qu’elle vient de me servir. « Mais ne vous méprenez pas, il y a des côtés de ce métier qui me plaisent, je veux dire, vraiment, même si ça semble étonnant. » Je vois son regard inquisiteur. « Hum, attendez. » Je viens récupérer son verre et pose les deux sur l’étagère à moitié vide près de nous. « Fermez les yeux, et n’ayez pas peur, je ne vais pas vous embrasser. » Je ris un peu et la laisse faire. Je viens chercher sa main, et d’une voix plus posée, un peu moins audible mais surtout plus charmeuse, je reprends, tout en glissant mes doigts dans la paume de sa main, le long de ses doigts. « Il y a quelque chose de terriblement salvateur à faire naître un sentiment nouveau chez quelqu’un. Parfois il suffit d’un rien, parfois la tâche est plus difficile… » Mes doigts remontent sur l’intérieur de son poignet, le long de son avant-bras dénudé. « Mais trouver le moyen d’apporter une certaine nouveauté, une nouvelle liberté, par une caresse, un baiser, une attention, une aide quelconque, c’est encore ce que je préfère dans ce métier. » Je retourne sa main pour venir y déposer un baiser sur le dessus, avant de la lâcher finalement. « Vous avez la peau très douce. »
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Friendship & Problems [Oxana]   Ven 19 Mai - 17:38


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J’ai ce besoin de transmettre cette foutue passion pour la littérature. D’où elle me vient ? De mon enfance. Je suis rouquine, plus que ça, c’est même pas être roux, c’est une malédiction pour certains ! Mais je n’étais pas non plus ni très grande, ni très en forme pour me bagarrer ou tenir tête à des petits cons du genre crâneurs de bac à sable, alors à défaut de super bandes d’amis, je me suis trouvé des copains de papiers, en la lecture. Mon obsession des livres datent de ma plus tendre enfance, et j’entends encore ma mère râler parce que je passe mon temps à les laisser trainer partout. « C’est beau d’entendre parler quelqu’un de sa passion comme étant son métier. J’admire. » Je souris. « Je n’ai pas toujours eu cette tranquillité d’exercer vous savez, mais passé un certain âge, ça vous semblera logique, de vous laisser porter uniquement par ce qui vous passionne. » Et puis les passions sont plus mesurées, c’est ainsi que fonctionnent le cerveau et les hormones. Mon ex-mari, enseignant en psychologie de renom, m’a expliqué tout un tas de choses, qui m’ont beaucoup éclairé sur le genre humain.
. « Pour être honnête, l’argent est le facteur premier qui m’a poussée à choisir ce métier. Si tant est qu’il en soit un. Et puis, depuis que je suis rentrée dans cette agence, c’est quand même beaucoup moins dégradant que d’attendre sur le trottoir. » « Mais vous avez l’air d’avoir des tas de qualités qui vous permettraient de faire bien autre chose… » Je la regarde, avec la même intensité, je suis sincère, je suis persuadée qu’elle aurait bien autre chose à faire, je la pense bien plus intelligente qu’elle ne veut bien le faire paraître. « Vous avez eu à connaître le trottoir ? Ne vous sentez pas obligée de répondre. » Je ne sais pas trop comment le formuler sans être blessante, et ça n’est pas mon but. Elle n’est pas là pour ça, elle n’est même pas là pour discuter à la base ! « Mais ne vous méprenez pas, il y a des côtés de ce métier qui me plaisent, je veux dire, vraiment, même si ça semble étonnant. » Ca semble en effet étonnant, et je l’interroge du regard, tandis qu’elle prend une initiative bien à elle. « Fermez les yeux, et n’ayez pas peur, je ne vais pas vous embrasser. » J’hésite une seconde, mais son regard me fait prendre conscience qu’il me suffit de lui faire confiance, elle ne compte pas me coincer dans un coin, sinon ce serait déjà fait. « Il y a quelque chose de terriblement salvateur à faire naître un sentiment nouveau chez quelqu’un. Parfois il suffit d’un rien, parfois la tâche est plus difficile… » Elle a raison, je sens tout mon corps répondre à quelque-chose que je ne connaissais plus depuis longtemps. Tout se chamboule à l’intérieur de mon ventre, on appelle ça le désir. Est-ce parce que c’est interdit ? Ou parce que c’est nouveau… Elle retourne ma main et dépose un baiser dessus, et mon corps réagit bien malgré moi en une salve de frissons. Merde ! « Vous avez la peau très douce. » Je me dois de garder une certaine contenance. « Vous êtes visiblement très douée. » Attrapant mon verre de vin pour en boire une grande gorgée encore. Je vais finir par rouler par terre, oui ! « Mais je persiste à dire que faire naître le désir chez quelqu’un, aussi bien que vous le faite, est possible sans que vous ayez à vous vendre vous-même. Vous n’aviez pas un rêve, étant gamine ? » Je m’assieds en tailleur, par terre, sur le tapis, à côté des cartons que j’ai maintenant la flemme de déballer, nous sommes en pleines confidences. « Excusez-moi, je suis intrusive. Mais je me demande vraiment ce qui peut pousser une jeune femme telle que vous à occuper cette place. Vous avez une famille ? » Ca pourrait expliquer ce besoin d’argent si rapide, et ce que j’appelle un sacrifice.
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