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 Are you kidding me ?! [Ellox#3]

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Ellen Hamilton
« youth has no age »

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MessageSujet: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Sam 29 Juil - 11:26


Are you kidding me ?
Ellen & Oxana


Une soirée de gala à l’université de lettres de Québec, rien de très original, si on prend par là. Sauf que tout le gratin sera présent et ma présence est absolument non négociable. Je ne rechigne pas, je sais pertinemment que je n’en n’ai pas le moindre droit. Alors j’accompli consciencieusement ma journée, en mode automatique, tentant en vain d’évincer l’objet de toutes mes pensées : Nina. Cette même femme que je ne parviens pas à faire sortir de ma tête, et la culpabilité de tout avoir foutu en l’air qui me ronge ! Comme une gamine, je me sens coupable d’avoir fait une bêtise et je ne sais comment la réparer. Non pas trop fière pour m’en excuser, mais j’imagine qu’il n’est pas indispensable de s’infliger une honte supplémentaire… Non ? Je ne sais quel sentiment prend le dessus entre mon malaise, la honte, ou encore le manque. Parce que oui, elle me manque, force est de constater qu’elle n’a pas laissé une simple trace dans ma vie, elle y a laissé son empreinte, ce soir-là, où nous avons dépassé nos propres limites.
Il me faut une robe. Non pas que je manque de quoi que ce soit matériellement parlant, mais j’imagine que pour donner le change, avec la mine que j’ai en ce moment, j’ai plutôt intérêt à tout miser sur la robe ! Un peu de shopping, rien d’attrayant, rien qui ne me donne envie de sourire réellement. Mais puisque la vie est ainsi… je trouve exactement ce qu’il me faut. Une sublime robe noire, plutôt simple, mais faisant son effets aux endroits stratégiques demandés.

Il est déjà 19 h 30, il est temps que je me prépare ! Maquillée, les cheveux relevés, une touche de parfum derrière les oreilles, une paire d’escarpins vertigineux… On m’a demandé de faire bonne impression face aux futurs investisseurs de la fac. Je joue mon rôle sans réelle envie. Mais j’y vais, consciencieusement. Je salue quelques pontes de l’éducation, accepte courtoisement une coupe de champagne et regarde tout autour de moi, lasse, quand est-ce-que toute cette mascarade va prendre fin au juste ? Hein ? Je me le demande encore ! J’enchaine les futilités, les banalités d’usage, mais parviens tout de même à échanger quelques conversations profondes, réfléchies, sur certains points de la philosophie, et encore… Je ne trouve pas de quoi combler mon intellect, largement diminué par… une vision. Nina ?!
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Sam 29 Juil - 22:23

C’est avec le sourire que je discute par sms avec Noah en lui disant que malheureusement, je ne pourrai pas être la ce soir parce que je dois bosser. Ce qui est faux. Pour une fois depuis un certain temps, j’ai une soirée de libre et je compte bien en profiter pour la passer avec lui et lui faire une jolie surprise. Je rentre tout juste des courses, je nous ai acheté de quoi cuisiner un repas en amoureux aux chandelles, j’ai déjà hâte de l’accueillir, chez lui, nue sous la lumière des bougies. Mais avant ça, je vais devoir lui cuisiner quelque chose et ce n’est pas une mince affaire. J’ai déjà sélectionné la recette, tout sera parfait j’en suis certaine. Une fois les courses terminées, je monte dans ma voiture et mon téléphone sonne. Sonnerie spéciale pour le boulot. J’hésite à décrocher par peur qu’ils me proposent quelque chose pour ce soir. Je sais que je peux toujours refuser, mais l’appel de l’argent est toujours plus forte, alors je décroche. Ma boss me dit que c’est une courte mission, accompagner le doyen de l’université de Québec à une soirée mondaine, qui ne devrait pas durer des heures. Je soupire un peu et finis par accepter, de toute manière, Noah n’était pas au courant, et je me dis qu’avec ça, je pourrai peut-être nous prévoir plutôt un week end en amoureux. Du coup, direction chez moi pour ranger les courses et choisir une robe. Le rendez-vous est assez tôt et je dois rencontrer mon client avant la soirée. C’est d’ailleurs lui qui passe me chercher sur les coups de 20h. J’enfile une de mes robes de cocktail préférées, longue, noire, élégante et à la fois sexy sans trop l’être. Exactement de qu’on me demande. Mes longs cheveux blonds ondulent et tombent en cascade sur mes épaules et je maquille mes yeux, puis ma bouche d’un rouge carmin. quelques bijoux et je suis fin prête, pile à l’heure.

Je descends lorsque mon client sonne et je m’engouffre dans la berline, à l’arrière, faisant ainsi la connaissance avec cet homme, plutôt bel homme d’ailleurs, une bonne soixantaine d’années je pense, mais très élégant, et avec un charisme indéniable. Charmeur, souriant, nous discutons de tout et de rien et je comprends vite qu’il est friand de mon côté réactif et intelligent, contrairement à ce qu’ils pensent toujours, je ne suis pas qu’un corps, pas qu’une blonde bien foutue. J’ai aussi un cerveau. Nous arrivons sur place et je me contente de le suivre, main à son bras, souriante et agréable. La soirée se passe plutôt bien alors que le doyen me présente à quelques personnes importantes, jusqu’à ce que la Terre ne s’effondre. « Oh Ellen ! » Mon sang se glace en entendant ce prénom, et pire encore quand je vois le visage de la rousse apparaître près de nous. Je tente de faire bonne figure et esquisse un sourire de circonstance, un peu crispé. « Ellen je te présente mon amie Nina, elle adore le théâtre, je suis que vous pourriez discuter de choses très intéressantes. Ellen est professeur de littérature ! » Nouveau sourire crispé. « Je dois vous laisser mesdames, discussions d’affaires, je reviens. » nous dit-il en passant sa main dans le creux de mes reins. Une fois seule avec Ellen, je plonge mon regard dans mon verre de champagne, sans rien dire. Quoi dire après tout.

robe d'Oxana
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Sam 29 Juil - 23:06


Are you kidding me ?
Ellen & Oxana


Ce devait être une de ces soirées sympas, mais sans plus, une de ces soirées desquelles on rentre sans y revenir le lendemain. Une soirée de paraître. Faire bonne figure, échanger quelques poignées de main, éventuellement même prendre quelques numéros en vue d’un projet enseignant, mais rien de transcendant. Tout ce que veut le doyen, c’est une équipe d’enseignants unis, pour convaincre des investisseurs. Souvent parents de futurs étudiants. Pas très différent du système américain en somme. Ma vie au Canada n’a pas forcément changé grand-chose pour moi. Je suis née américaine, mais nous retrouvons beaucoup de cette culture ici, et je parle le français aussi bien que quatre autres langues.
J’aurais pu venir accompagnée, mais de qui ? Certainement pas de mon ex-mari ! J’ai toujours été indépendante au final. Un mariage stable, enfin jusqu’à ce qu’il se voit prendre par ses démons de midi mais nous savions faire les choses chacun de notre côté et en profiter quand nous nous retrouvions. Seulement ce soir, je me félicite d’être seule, je me félicite surtout d’avoir autant de chance… « Oh Ellen ! » Mon sang ne fait qu’un tour quand je reconnais la jeune femme qui accompagne mon supérieur hiérarchique. « Ellen je te présente mon amie Nina, elle adore le théâtre, je suis que vous pourriez discuter de choses très intéressantes. Ellen est professeur de littérature ! » « Bonsoir… Oui, bien sûr. » J’acquiesce, un peu surprise, mais tente de le dissimuler, sauf qu’il vient nous planter toutes les deux pour aller discuter, avec des hommes, des vrais ! Peu importe la classe sociale, il n’y a toujours que la sacrosainte habitude de croire que seuls les hommes sont capable de réflexion utile à la société. « Je dois vous laisser mesdames, discussions d’affaires, je reviens. » Je le regarde s’éclipser, un foutu sourcil levé. Merde alors. Je prends une petite gorgée de champagne et brise le silence. « Tu es… très jolie. » Et elle bosse, je crois que j’ai compris toute seule. Cet homme est gay. Tout le monde le sait, mais il refuse de se l’avouer à lui-même. Oh on lui a bien prêté quelques histoires avec tel ou tel écrivain, mais il a toujours fait en sorte d’afficher son hétérosexualité, trop pour que ça ne soit crédible. S’il savait à quel point le monde des bienpensants s’en fout à présent ! « Je voulais te rappeler. Et puis je me suis dit que ce n’était pas une super idée. » A tout bien réfléchir, ça sonne un peu comme si je voulais me réattribuer ses services. « Pour discuter. » Relevant les yeux vers elle. « Et m’excuser. Encore une fois… j’ai tout gâché. » My bad, je le reconnais volontiers. « Le doyen est un client correct ? » Qu’est-ce-qui me prend ?!
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Lun 31 Juil - 18:20

Je le crois pas, il m’abandonne avec elle. Je serre les dents et me contente de faire bonne figure même si j’ai juste envie de fuir, et surtout pas discuter avec elle. La déception de son geste est encore trop grande, et je ne me pensais pas aussi rancunière. Mais j’ai mis beaucoup trop d’espoir, involontairement, dans notre début de relation ou je ne sais comment appeler ce lien étrange qui a pu nous lier. Mais lorsque j’ai quitté sa maison la dernière fois, j’ai décidé de mettre un terme à tout ça, et surtout ne jamais dire oui la prochaine fois qu’on me ‘commande’ pour elle. J’emmerde ses amies. « Tu es… très jolie. » Je la regarde de mon regard froid, celui qu’elle n’avait encore jamais croisé. « Merci. » Mon ton est glaçant, je n’ai aucune envie de discuter avec elle, mais qui d’autre ? Je suis venue pour accompagner un homme qui vient de m’abandonner à la seule personne que je n’avais envie de voir ce soir. « Je voulais te rappeler. Et puis je me suis dit que ce n’était pas une super idée. » Je me pince les lèvres et ne la lâche pas des yeux, parce que je ne suis pas du genre à me défiler, encore moins quand je suis en colère. « Tu as bien fait. J’aurai pas décroché. » Toujours cette intonation froide prête à lui glacer le sang à tout moment. « Pour discuter. Et m’excuser. Encore une fois… j’ai tout gâché. » Elle a au moins le mérite de le reconnaître. Elle a tout gâché. « C’est peu de le dire oui. » Je soupire un peu et bois deux petites gorgées de ma coupe de champagne avant de la regarder à nouveau, alors qu’elle semble chercher à fuir mon regard, les yeux plongés dans sa coupe de champagne. « Le doyen est un client correct ? » Je ris. Un rire cynique, désagréable, irritable même sans doute. « Qu’est-ce que ça peut bien te faire ? Tu veux savoir si je vais coucher avec lui aussi ? Ecoute. Pourquoi pas. Au moins je suis sûre qu’il me laissera pas une liasse de billets sur la table de nuit avant de partir. » Amère. Et c’est un euphémisme. Je secoue la tête, dépitée, les lèvres pincées et le regard déçu. « Ecoute je sais même pas pourquoi je discute avec toi, je crois qu’on a rien à se dire. » Je prends la décision de m’éloigner, faire demi-tour pour ne pas lui laisser voir à quel point cette discussion me coûte, à quel point je suis affectée par son geste, par cette envie latente de la prendre dans mes bras, l’embrasser. Mais je ne dois pas, et je me déteste de ressentir des choses pareilles en ce qui la concerne. Je retourne finalement vers mon client qui vient de terminer sa discussion et c’est volontairement que je lui fais face, m’approche, glisse mes doigts le long de sa cravate, grand sourire aux lèvres. Je sais qu’il est gay, qu’il ne me touchera pas, mais il m’a demandé de faire en sorte que tout le monde y croit. Je suis là pour ça. Je ris à une de ses blague et ma main se niche dans sa nuque avant que je ne vienne poser sur ses lèvres un baiser, doux, presque tendre, rien de sexuel.
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Mar 1 Aoû - 0:56


Are you kidding me ?
Ellen & Oxana


Dans quelle foutue situation je me suis encore fourrée, moi ? Je ne suis pas foutue de me dire que je ne dois pas tout mélanger ? Je me retrouve tout de même face à la seule femme ayant partagé mon lit, la seule personne, que dis-je, à avoir partagé mon lit depuis mon divorce ? Une femme, de l’âge de mon fils, belle comme le jour, brillante, et promise à un brillant avenir si elle daignait changer de parcours professionnel, à la réflexion profonde mais à la rancune visiblement tenace. J’ai été maladroite la dernière fois et je peux comprendre le fait qu’elle se soit sentie blessée. Pour autant, ça partait d’une bonne intention, l’envie de l’aider, de lui filer un coup de pouce, mais rien de tout ça n’aurait dû être. Je l’ai humilié et j’ai mis tellement de temps à pardonner à mon ex-mari que je me rends compte à quel point j’ai pu lui faire du mal après cette nuit d’amour. Parce que ça n’était pas autre chose. « Tu as bien fait. J’aurai pas décroché. » OK, ça donne le ton au moins, et puis il faut dire qu’elle est tout ce qui se fait de plus sèche, et de plus franche. Je ressens à présent toutes ses origines russes les plus profondes, et je commence à comprendre que je vais prendre une tempête en pleine tête. Méritée, sans doute, mais la discussion permet d’aplanir certaines choses, à condition d’être entre personnes matures et réfléchies… « Qu’est-ce que ça peut bien te faire ? Tu veux savoir si je vais coucher avec lui aussi ? Ecoute. Pourquoi pas. Au moins je suis sûre qu’il me laissera pas une liasse de billets sur la table de nuit avant de partir. » « Nina, je suis vraiment désolée. Mais rappelle-toi d’une chose : je ne payais pas une pute. J’aidais une amie. Enfin, c’est ce que j’aurais voulu. » Une amie, un peu plus que ça en fait et ça me rend complètement barge de me poser la question de savoir ce que je ressens pour elle et pour tout ce que j’ai pu vivre durant nos rendez-vous, deux rendez-vous. « Ecoute je sais même pas pourquoi je discute avec toi, je crois qu’on a rien à se dire. » Elle me plante, là, en plein milieu, et je me retrouve comme une conne avec ma coupe de champagne, l’air interdit. Ça m’apprendra tient, à penser que je peux encore jouer ce genre de jeux à la con. T’as 56 ans Ellen, redescend un peu au lieu de t’étonner !
Je retrouve un groupe de littéraires, des pontes dans la littérature, des hommes d’une culture inouïe, avec qui je pourrais converser durant des heures, mais cette fois-ci, tout ça m’ennuie, je n’en n’ai qu’une en tête, et je ne parviens pas à l’en faire sortir. Mon champ de vision la retrouve et immédiatement, mon sang ne fait qu’un tour quand elle l’embrasse. Gay ou pas, elle l’a embrassé ! « Excusez-moi. » Je pose ma coupe de champagne à moitié vide sur le premier plateau que je trouve, fonce droit devant moi en forçant deux hommes à s’écarter de mon chemin et attrape par le bras l’homme qui me convoite depuis qu’il a appris mon divorce. Un prof sans intérêt, et sans ambition, mais parfait pour ma petite vengeance. Je vais me prouver à moi-même que ces gamines ne sont pas pour moi, qu’elle n’est pas pour moi. Insignifiant parce que draguant tout ce qui bouge et surtout les étudiantes mais il a jeté son dévolu sur moi… "Ferme-la." Alors j’en profite, et le coince dans un coin du couloir, ma jambe entremêlée à la sienne, et une main dans ses cheveux, pour l’embrasser avec ferveur…
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Mar 1 Aoû - 9:33

« Nina, je suis vraiment désolée. Mais rappelle-toi d’une chose : je ne payais pas une pute. J’aidais une amie. Enfin, c’est ce que j’aurais voulu. » Oui mais ça ne marche pas comme ça, et si son geste voulait vraiment dire ce qu’elle voulait dire, elle a loupé son coup. Et en beauté en plus de ça. Le problème c’est que je suis assez directe et surtout catégorique dans ma manière d’être et de réagir, et je ne me vois pas capituler. Elle m’a beaucoup trop blessée, surtout suite à la soirée et la nuit quasi idyllique que nous avons passée ensemble. Je pense que le problème est plus profond que ça, j’ai sans doute trop peur de m’attacher à elle, me dire qu’elle est une femme vraiment bien et que je me fourvoie en pensant qu’elle me prend pour une pute. Je préfère encore me voiler la face plutôt que de continuer à tomber raide dingue d’elle. Ce soir encore, dans sa magnifique robe noire, elle aurait pu me faire tourner la tête, mais je choisis l’option de ne pas vraiment la regarder, je reste froide, glaciale même, revenant à mes origines russes, et je finis même par la planter là, seule, au milieu du reste de la population de l’université. C’est volontairement que je retourne voir mon client, et que je l’embrasse. Je sais qu’Ellen nous regarde et au fond, j’espère qu’elle sera jalouse, qu’elle comprendra son erreur, même si elle l’a déjà comprise pour s’être excusée plus d’une fois. Discrètement, je jette un oeil dans sa direction et la regarde filer dans un couloir, tirant derrière elle un homme visiblement étonné, mais il n’a pas l’air déçu, bien au contraire vu le sourire sur ses lèvres. Mon sang ne fait qu’un tour et déjà je m’excuse au près de Théodore, prétextant un besoin ‘de me repoudrer le nez’, ce qui signifie en langage féminin qu’on va aux toilettes, sans ‘oser’ le dire. Oser n’est pas un problème pour moi, c’est simplement une question de foutue bienséance. JE me dirige alors vers le couloir où j’ai vu Ellen se précipiter avec cet homme et je m’arrête net en les voyant se manger littéralement la bouche. Elle est sérieuse ? Une adolescente de quinze ans n’aurait pas fait mieux pour tenter de me rendre jalouse. Et le pire, c’est que ça marche. Je serre les mâchoires et continue de les regarder, le coeur serré et le sang bouillant, mon coeur tambourinant dans mes tempes. Je ne m’approche pas, j’attends qu’elle arrête de jouer les enfants. A bout de souffle elle rompt leur baiser et les mains de l’homme descendent déjà pour chercher à s’infiltrer sous la robe de la rousse. Je ne bouge toujours pas, jusqu’à ce qu’elle tourne le visage vers moi. « Oh mais ne vous arrêtez pas pour moi. » Je m’approche finalement et glisse quelques mots murmurés à son oreille. « Jusqu’où tu comptes aller comme ça ? Vas-y je t’en prie. N’oublie pas de lui laisser un pourboire. » Et je m’éloigne, m’éclipse jusque dans les toilettes, prenant appui sur un des lavabos, devant un miroir et soufflant pour essayer de chasser ma rage, ma frustration et cette putain de jalousie déplacée.
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Mar 1 Aoû - 11:20


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Ellen & Oxana


J’étais pourtant une femme on ne peut plus respectable avant que mon mari ne vienne tout foutre en l’air en levant la première venue. La première lui ayant fait les yeux doux, et je dois l’avouer, sans doute pas la plus moche. Mon ex-mari a toujours été un homme plein de charme, d’esprit et relativement joueur. Conscient de ses atouts, aimant et pour le moins brillant. Mais voilà, prenant de l’âge, les hommes ont besoin de se rassurer. N’ayant jamais eu que lui dans ma vie, il ne me venait pas à l’esprit d’aller voir ailleurs, tandis que lui, me prenant pour acquis au bout de tant d’années de mariage, s’est dit qu’un petit coup de canif dans le contrat, ce n’était pas si grave, si ? Mais le problème dans tout ça, ce sont les foutus sentiments ! Ceux venus empoissonner notre mariage, et embellir leur relation. Des sentiments ? Pour une gamine de l’âge de nos enfants ? Ridicule ! Absolument ridicule et abjecte ! Et pourtant… je n’ai pas fait mieux. Me voilà entichée d’une enfant de l’âge de mon fils, belle comme le jour elle aussi et pleine d’esprit, à son tour. Et j’ai même été capable d’être la première à merder, chapeau Ellen, tu te révèles depuis quelques mois !
J’ai honte, pour tout un tas de raisons, à commencer par le fait de sortir totalement de ma ligne de conduite, de faire tout ça dans le dos de mes enfants, de mes amis, de tout le monde au final, mais aussi parce que même face à elle je ne suis pas capable d’assurer. Je m’en veux éperdument, mais elle n’a pas l’air de bien comprendre où je voulais en venir.
J’attrape le premier venu, ou plutôt le premier qui dira oui, et je sais que cet homme, de plus de 15 ans mon cadet, a des vues sur moi depuis le premier jour où il a enseigné ici. Un homme un peu showman, brillant pour en arriver jusque-là, mais diablement insignifiant. Ma foi, on ne me demande pas de passer ma vie avec lui, juste de m’aider à accomplir mon dessein. Je me dirige un peu à l’écart, à l’abri des regards, mais pas assez pour que la personne voulu puisse nous imaginer. Nina, qui d’autre ? Et c’est sans surprise qu’après un galochage adolescent, elle nous retrouve. « Oh mais ne vous arrêtez pas pour moi. » Je la provoque, une nouvelle fois, et saisi le visage de mon amant de la soirée pour l’embrasser comme j’ai pu le faire avec elle. Puérile ? C’est bien pire que ça ! « Jusqu’où tu comptes aller comme ça ? Vas-y je t’en prie. N’oublie pas de lui laisser un pourboire. » Alors je délaisse mon amant le temps de quelques secondes et me penche vers elle. « J’ai gâché les choses une fois, pas deux, je retiens, tu vois. » Clin d’œil provocateur, avant qu’elle ne quitte la pièce. Et je me retrouve beaucoup moins enjouée qu’au départ. Mince, qu’est-ce-que je vais bien pouvoir faire maintenant ? Il revient à la charge, seulement je n’ai plus envie de rien, de la part de cet étalon qui doit lever autant de filles qu’il corrige de copies… que dis-je, d’avantage ! Alors je me décide à l’occuper, le faire parler, le charmer, jouer avec ses doigts, pour la simple et bonne raison que je l’ai assez allumé pour sentir toute sa joie dans son pantalon et que je ne sais plus comment m’en défaire. Merde alors ! Je vois le temps défiler et je me dis qu’il est on ne peut plus l’heure de le dégager. C’est bien Ellen, tu les allumes et tu les jettes, parfaite. « Excuse-moi. Je me sens pas très bien, le champagne sans doute. Retourne-y, je te rejoins. » Je m’éclipse jusqu’aux toilettes, il faut que je me rafraichisse et que je trouve un moyen de sortir de là. Et c’est sur Nina que je tombe. Mon attitude change immédiatement, elle se veut plus provocatrice, toujours dans l’esprit des 15 ans d’âge mental que je n’avais même plus au lycée ! « Il fait chaud n’est-ce-pas ? » Lui lançant un regard au travers du miroir, me lavant consciencieusement les mains, avant de sortir de quoi me remaquiller. « Tu devrais pas le faire le attendre, à cet âge-là ils sont beaucoup moins patients tu sais… » Remaquillant mes yeux en restant concentrée.
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Mar 1 Aoû - 22:13

« J’ai gâché les choses une fois, pas deux, je retiens, tu vois. » Je lui adresse un sourire forcé et traduisant largement à quel point sa réplique me donne juste envie de vomir. Je m’éclipse sans tarder pour espérer respirer un peu dans les toilettes, mais son image me hante, celle de ce mec et elle en train de se manger la bouche encore plus. Je me crispe sur le lavabo, mes articulations devenant blanchâtres et je grogne pour moi même, me retrouve même à jurer dans ma langue natale, chose que je je n’ai pas fait depuis un moment. Alors qu’une femme sort d’une des cabines de toilettes, je m’éloigne et en occupe une pendant quelques minutes. Mais en entendant des talons et en reconnaissant les notes de vanille du parfum d’Ellen, je me décide à sortir. Croisement de regard dans la glace, je reste froide et pour le moment muette. « Il fait chaud n’est-ce-pas ? » Je reste stoïque alors que je me lave les mains en même temps qu’elle, le visage fermé et cette tornade qui gronde en moi et qui ne demande qu’à sortir. Mais en vaut-elle vraiment la peine. Je ne reconnais pas cette femme qui se pavane après avoir allumé un mec avant d’arriver ici la bouche en coeur. Je la pensais différente, je me suis trompée, de toute évidence. « Tu devrais pas le faire le attendre, à cet âge-là ils sont beaucoup moins patients tu sais… » me dit-elle en se remaquillant l’air de rien. Cette fois, marre de me retenir, je me tourne pour la regarder sans le reflet du miroir qui la camoufle assez bien. « A quoi tu joues putain ? » Cette fois elle s’arrête et me regarde. « C’est quoi ce numéro de gamine écervelée qui cherche à me rendre jalouse là ? Je pensais que t’avais passé l’âge de ce genre de puérilité ! » Et c’est elle qui a le double de mon âge, je crois rêver. « Tu sais aussi bien que moi que le doyen est gay qu’il en peut plus et que je coucherai pas avec lui ! Ça t’avance à quoi d’aller chauffer ce pauvre mec qui attendait que ça ? T’as aussi peu de considération pour toi même que tu vas chercher le premier qui te mate le cul quand tu passes ? Mais merde Ellen ! » Je passe une main nerveuse dans mes cheveux et secoue la tête, les yeux légèrement plus brillants. « Tu es ridicule, et si tu crois que c’est comme ça que je vais revenir sur ma considération te concernant, tu te mets le doigt dans l’oeil. » Je suis déjà passée sur beaucoup de chose en ce qui la concerne, mais cette fois c’en est trop, et je n’ai pas envie de jouer a qui rendra l’autre plus jalouse. « Je fais mon boulot. Donc si t’as envie de te taper ce pauvre type, fais toi plaisir, j’en ai rien à foutre. Mais laisse moi faire mon job ! » Cette fois j’en ai assez et je me dirige vers la porte des toilettes pour en sortir une bonne fois pour toutes.
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Mar 1 Aoû - 23:17


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Puérile, c’est totalement ça. Je ne me reconnais pas, même au lycée je n’étais pas si immature. Quoi qu’au lycée, j’étais surtout dans mon monde et quand on venait me cherchait, je répondais mais pas autrement. Je ne me suis jamais sentie mieux que sur un terrain de sport, certes, mais un bouquin à la main et dans les gradins. J’encourageais les sportifs et me cultivait d’un même temps. Combien d’entre eux m’ont promis de sortir avec moi si je faisais leurs devoirs. Une chance pour moi, je n’étais pas si faible, et je choisissais !
J’ignore quel jeu je joue mais rien qui ne m’attirera la sympathie de ma partenaire d’un soir. Ou de deux soirs. Je ne sais pas, je ne sais plus et j’ai tout foutu en l’air alors un peu plus ou un peu moins. Je ne me reconnais pas depuis le début, après tout, je suis l’adulte mature de notre relation et je me comporte comme une enfant, et le meilleur c’est que je ne le réalise toujours pas ! « A quoi tu joues putain ? » Je la rends dingue, je le vois bien d’ici, et je le comprends, moi-même je ne me supporte pas, c’est pour dire ! « C’est quoi ce numéro de gamine écervelée qui cherche à me rendre jalouse là ? Je pensais que t’avais passé l’âge de ce genre de puérilité ! » « Visiblement c’est tout ce que tu m’accordes. » Elle refuse de discuter ou d’entendre mes excuses, visiblement, mes provocations ont un peu plus d’impact, et je dois avouer que ça ne me déplaît pas plus que ça. « Tu sais aussi bien que moi que le doyen est gay qu’il en peut plus et que je coucherai pas avec lui ! Ça t’avance à quoi d’aller chauffer ce pauvre mec qui attendait que ça ? T’as aussi peu de considération pour toi même que tu vas chercher le premier qui te mate le cul quand tu passes ? Mais merde Ellen ! » « Qu’est-ce-que ça peut bien te faire au juste ? Explique-moi ? » Je ne suis qu’une cliente, non ? Je lâche mon crayon que je range dans ma pochette, la regardant droit dans les yeux, elle est sublime, et moi je manque cruellement de confiance en moi, alors je joue les chiens de garde, et j’aboies, inutilement. « Tu es ridicule, et si tu crois que c’est comme ça que je vais revenir sur ma considération te concernant, tu te mets le doigt dans l’oeil. » « Manifestement, tu n’avais pas besoin de ça pour sceller ton opinion sur moi. » Les larmes commencent à me monter aux yeux, et je ne sais comment les réfréner, mais putain j’ai quel âge-là au juste ? « Je fais mon boulot. Donc si t’as envie de te taper ce pauvre type, fais toi plaisir, j’en ai rien à foutre. Mais laisse moi faire mon job ! » « Ca faisait aussi partie de ton job de l’embrasser ? Aussi gay qu’il soit ? Réponds-moi ! » Ma voix se brise sur ces dernières paroles, et je ne manque pas une seconde pour la rattraper par le bras. « Réponds-moi… A quel point j’ai tout foiré ? A quel point tu me détestes ? » Les larmes embrument mes yeux et je n’y vois plus qu’au travers de ces dernières. « Je voulais pas tout ça, c’est juste un geste maladroit, le geste de celle qui ne sait pas comment te dire que ça la ronge de jalousie de te voir faire ça… » Je baisse les armes la première, je suis jalouse, voilà !
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Mer 2 Aoû - 19:20

Je ne sais pas pourquoi mais ce soir, je me sens plus adulte qu’elle, on dirait une gamine, je n’arrive pas à comprendre à quoi elle essaie de jouer, ni même pourquoi elle tente de me rendre jalouse. « Visiblement c’est tout ce que tu m’accordes. » me répond-elle d’un ton sec. Elle n’a pas tout à fait tord, parce que si son petit jeu idiot ne m’avait fait ni chaud ni froid, je ne serai pas venue la voir et je l’aurai simplement laissée se ridiculiser toute seule. Or je suis là, et en rogne en plus de ça. « Qu’est-ce-que ça peut bien te faire au juste ? Explique-moi ? » C’est vrai putain, je suis là à lui faire la morale mais je suis pas bien mieux. Qu’est-ce que ça peut me foutre ? J’en viens à ne pas savoir quoi lui répondre. Qui est la plus ridicule de nous deux ? Elle a vouloir me rendre jalouse ou moi à tomber dans le panneau comme une débutante ? « Manifestement, tu n’avais pas besoin de ça pour sceller ton opinion sur moi. » Elle est amère, et elle a de quoi l’être. Mais elle m’a fait plus de peine qu’elle imagine avec son geste déplacé. Alors oui, elle s’est excusée, mais ça n’enlève en rien la blessure qu’elle a créée. Je vois bien que ses yeux sont plus humides et qu’elle est à deux doigts de pleurer, mais je ne veux pas assister à ça. Je ne suis pas prête à me laisser sombrer encore un peu plus dans cette relation qui n’a pas lieu d’être. Et puis, quelle relation au juste ? C’est complètement absurde. Je tente de lui demander de me laisser faire mon boulot, et prends le chemin de la sortie, sans même la regarder. « Ca faisait aussi partie de ton job de l’embrasser ? Aussi gay qu’il soit ? Réponds-moi ! » me demande-t-elle la voix brisée en me retenant par le poignet, faisant écho à la dernière fois chez elle. Je m’arrête et la regarde à nouveau, silencieuse un instant. « Réponds-moi… A quel point j’ai tout foiré ? A quel point tu me détestes ? » Quoi répondre à ça ? Comment lui dire que si j’ai réagi aussi violemment c’est sans doute parce que je suis moi-même dépassée par ce que je ressens. N’importe qui d’autre aurait pu avoir le même geste qu’elle, j’aurai pris le fric et serai partie, un goût amer dans la bouche et dans le coeur, mais je serai passée à autre chose. Là ce n’est pas le cas, et je me déteste de ressentir une chose pareille. « Je voulais pas tout ça, c’est juste un geste maladroit, le geste de celle qui ne sait pas comment te dire que ça la ronge de jalousie de te voir faire ça… » Elle avoue enfin. Elle a fait ça juste parce qu’elle était jalouse de me voir embrasser cet homme. Jalouse au point d’aller jouer les sangsues avec le premier venant. Je soupire alors qu’elle lâche mon poignet, son regard se perdant sur le sol désormais. « Oui ça faisait partie de mon job de l’embrasser. On en a parlé dans la voiture, il espère que tout le monde n’y verra que du feu. Je ne fais que mon boulot. » Ma voix est beaucoup plus calme, parce que mine de rien, elle me fait beaucoup de peine. « Et je te déteste pas c’est juste que… » Je soupire, cherchant mes mots, pinçant mes lèvres. « Regarde-moi. » Je m’approche d’elle et glisse le bout de mes doigts sous son menton pour lui faire relever le visage. « Tu m’as blessée. Je me suis sentie une moins que rien et j’ai juste eu besoin que tu comprennes. Tout ça c’est… je comprends pas ce qu’il se passe, entre nous j’veux dire. C’est complètement irrationnel. On peut pas continuer. On peut pas. » J’essaie de m’en persuader.
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Sam 5 Aoû - 1:36


Are you kidding me ?
Ellen & Oxana


Comment j’aurais géré les choses au temps où j’étais encore une adulte responsable, à peu près assurée et à la carrière irréprochable ? Aujourd’hui ma maîtresse a l’âge de mes élèves, de mon fils, je me demande vraiment ce qui a pu se passer dans ma tête. Et pourtant je ne parviens plus à imaginer comment ça pourrait être, sans elle, sans ma rencontre avec Oxana, aussi infructueuse soit-elle à présent. Je ne parviens pas à regretter non plus tout ça, parce que je me dis que c’est sans doute un des rares moments où j’ai pu vivre sans réfléchir, vivre pleinement, comme si jusqu’alors, mon carcan était bien trop conséquent. Je fais le premier pas en lui avouant ouvertement, malgré moi, tout ce que je ressens, tout du moins à demi-mots, mais je lui avoue tout de même que je suis jalouse. Jalouse à en crever putain ! Ellen, réveille-toi ! Comment je peux me regarder en face maintenant que je me trouve être amoureuse de la call girl louée par mes copines pour un soir de déconnade ? Il n’en n’est rien, elle n’a jamais été une call girl pour moi, je ne parviens pas à la voir comme ça et je hais l’imaginer avec d’autres hommes. « Oui ça faisait partie de mon job de l’embrasser. On en a parlé dans la voiture, il espère que tout le monde n’y verra que du feu. Je ne fais que mon boulot. » « C’est des conneries tout ça, tout le monde sait qu’il est gay, y a que lui qui veut pas le voir. » Personne n’est dupe depuis des années, mais étant de la vieille école il persiste à faire croire à tout le monde que c’est le plus grand tombeur qu’on n’ait jamais compté. Tu parles… tout le monde se fout de la vie sexuelle de chacun pourvu qu’on ne sache pas à quoi ressemble la nôtre. « Et je te déteste pas c’est juste que… » C’est un soulagement, mais je ne parviens pas à décrocher mon regard du sol, honteuse, comme une gamine qui soulage sa conscience en avouant sa bêtise en espérant que la punition soit clémente. « Regarde-moi. » Elle me prend le menton pour croiser mon regard. Bordel elle a l’âge de mes gosses et c’est elle qui gère ! « Tu m’as blessée. Je me suis sentie une moins que rien et j’ai juste eu besoin que tu comprennes. Tout ça c’est… je comprends pas ce qu’il se passe, entre nous j’veux dire. C’est complètement irrationnel. On peut pas continuer. On peut pas. » « Une moins que rien ? Mais Nina, si j’ai fais tout ça c’est juste parce que je pense le contraire ! Tu comprends pas que ça me rend dingue de te savoir avec des hommes, sur commande ? Tu comprends pas que je suis persuadée que tu peux tout casser dans la vie, et que… et que je veux que ça s’arrête. Je veux que t’ai une vraie vie, la vie que tu mérites. Pas ça. Et ne me ressors pas le couplet sur le fait que ça te convienne. Ça ne conviendrait à personne. Et si c’est une question d’argent, tu es assez brillante pour en gagner tout autant, sans avoir à… te partager. Tu veux le fond de ma pensée ? T’as la trouille. T’as la trouille de réussir, et tu veux surtout laisser personne t’aider. Et moi encore moins. » Les mains sur les hanches, à faire les cents pas dans les toilettes, avant de croiser son regard, le soutenant à présent. « Je contrôle pas ces papillons dans le ventre quand je te vois. Le désir que tu lis dans mes yeux quand je te regarde. Je lutte, je te jure que je lutte comme une acharnée. Mais ça suffit pas… » Mon sac est vide, et moi aussi, je suis vide de toute énergie, mais un dernier effort, et je serais quitte avec ma conscience. « Je te demande rien. T’as tout à fait raison, toi et moi c’est loin d’être une bonne idée. Mais laisse-moi t’aider à changer de vie, je te demande rien de plus. » C’est aussi un peu égoïste, je veux qu’elle puisse les choisir les hommes qu’elle fréquente, puisque c’est ce qu’elle veut, tout sauf moi. Mais au moins là, il n’y aura aucune nécessité.
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Jeu 17 Aoû - 10:13

Je mets les choses au clair, calmement, comme une adulte. Parce qu’entre nous deux ce soir, on se demande laquelle est la plus adulte de nous deux. Je pose les mots calmement sur les choses, essayant surtout de me persuader que ce que vous vivons n’a aucun sens et que continuer serait foncer droit au mur. « Une moins que rien ? Mais Nina, si j’ai fais tout ça c’est juste parce que je pense le contraire ! Tu comprends pas que ça me rend dingue de te savoir avec des hommes, sur commande ? Tu comprends pas que je suis persuadée que tu peux tout casser dans la vie, et que… et que je veux que ça s’arrête. » Je plisse un peu les yeux, cherchant à comprendre ce qu’elle veut dire par là. J’attends la suite avec impatience. « Je veux que t’ai une vraie vie, la vie que tu mérites. Pas ça. Et ne me ressors pas le couplet sur le fait que ça te convienne. Ça ne conviendrait à personne. Et si c’est une question d’argent, tu es assez brillante pour en gagner tout autant, sans avoir à… te partager. Tu veux le fond de ma pensée ? T’as la trouille. T’as la trouille de réussir, et tu veux surtout laisser personne t’aider. Et moi encore moins » Je serre un peu les dents, parce qu’au fond, je sais qu’elle a raison. Ce boulot c’est la facilité, parce que séduire je sais faire, faire semblant aussi. Enfin, sauf avec elle, et c’est bien ça mon problème. Je la regarde faire les cent pas dans les toilettes, ses talons martelant le carrelage. Finalement elle s’arrête et me fixe. Je crois que j’ai peur de ce qu’elle pourrait dire et pourtant, je reste silencieuse, attendant la sentence. « Je contrôle pas ces papillons dans le ventre quand je te vois. Le désir que tu lis dans mes yeux quand je te regarde. Je lutte, je te jure que je lutte comme une acharnée. Mais ça suffit pas… » Mon coeur s’accélère à ses mots et je comprends que nous nous sommes livrées à une bataille sans merci pour contrôler ce qu’il peut se passer en nous lorsque nous sommes ensemble. « Je te demande rien. T’as tout à fait raison, toi et moi c’est loin d’être une bonne idée. Mais laisse-moi t’aider à changer de vie, je te demande rien de plus. » Je me pince les lèvres sans jamais la lâcher les deux, mon regard devenu moins agressif, plus doux mais surtout plus embrumé par les mots qu’elle utilise. Je passe une main dans mes boucles blondes en soupirant légèrement avant de me tourner pour faire face au miroir dans lequel j’évite mon reflet. Je pose mes mains sur le lavabo et regarde ce dernier vaguement, les idées ailleurs. « Pourquoi tu veux faire ça Ellen ? Pourquoi tu veux faire tout ça pour moi ? » Je finis par tourner la tête et la regarder. « Tu me connais pas, tu sais pas qui je suis, qui te dit que je suis pas juste en train de t’embobiner comme j’ai embobiné les autres ? Hein ? » Mon regard bleu se voile d’une couche de larmes qui ne cherchent qu’à s’évader mais je tiens bon. « Et puis de toute manière je sais rien faire d’autre que ça. Je suis juste… juste un corps pas trop mal foutu que 90% des hommes ont juste envie de se taper sans penser à ce que je peux ressentir. » Cette fois les larmes dévalent sur mes joues, je baisse totalement les armes et ça me fait franchement flipper. « Je peux pas accepter Ellen, je veux pas je… te laisser m’aider c’est prendre le risque de te décevoir et je suis pas prête à ça. »
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Ven 18 Aoû - 1:18


Are you kidding me ?
Ellen & Oxana


Je ne sais comment formuler tout ça, elle ne veut pas comprendre la valeur qu’elle a, que je lui trouve tout du moins. Je ne suis pas la plus objective de l’histoire, mais qu’importe ? Du moment que quelqu’un croit à la valeur d’un autre, cela devient un peu vrai non ? Aux yeux de quelqu’un, aux miens, elle est on ne peut plus méritante, et peut se sortir de là. De cette vie qui n’est plus faite pour elle et qui à mon sens ne l’a jamais été non plus. Evidemment qu’ouvrir les yeux fait mal, mais comment faire ? Je ne suis pas là pour la blesser, au contraire, je voudrais l’aider à comprendre tout ce qu’elle risque, ce qu’elle est en train de foutre en l’air à gâcher sa vie comme ça. Elle vaut tellement mieux… « Pourquoi tu veux faire ça Ellen ? Pourquoi tu veux faire tout ça pour moi ? » Elle ne comprend donc pas ? Je lui ai pourtant tout expliqué, et je pensais que même empreints de sous-entendus, c’était assez clair. « Tu me connais pas, tu sais pas qui je suis, qui te dit que je suis pas juste en train de t’embobiner comme j’ai embobiné les autres ? Hein ? » « Je prends le risque… » Entre mes lèvres, comme un murmure, osant à peine croiser son regard. Qu’est-ce qu’il me reste à perdre, hein ? Ma fierté ? Il y a longtemps que je l’ai perdu… quand mon mari a préféré me remplacer par une femme moins ridée, avec moins de vergetures et surtout moins d’années au compteur ! « Et puis de toute manière je sais rien faire d’autre que ça. Je suis juste… juste un corps pas trop mal foutu que 90% des hommes ont juste envie de se taper sans penser à ce que je peux ressentir. » J’ose poser une main sur la sienne, et cherche à capter son regard. « Tu es capable de pleins de choses, je crois en toi, fais-en autant. Comment tu pourrais savoir si tu n’essayes pas ? » Elle n’a pas l’air de vouloir se battre d’avantage et laisse couler ses larmes, je comprends cet état à court d’arguments mais avec le sentiment profond de ne rien valoir. Ça change, on prend des forces on se relève, petit à petit, et plus fort qu’auparavant. « Je peux pas accepter Ellen, je veux pas je… te laisser m’aider c’est prendre le risque de te décevoir et je suis pas prête à ça. » Je la retourne alors face à moi, même si ses joues sont pleines de larmes, je glisse mes mains sur ces dernières, les essuyant tendrement, peinant à retenir les miennes. « Si tu prends pas le risque, tu ne le sauras jamais. Tu peux me décevoir, seulement si tu promets de te rattraper par la suite… Je crois en toi, aide-moi… » Elle peut se louper, elle a le droit, tout le monde a le droit à l’erreur mais il faut apprendre de ces dernières. Alors il faut savoir que ce n’est pas évident pour qui que ce soit et ça ne le sera pas si elle veut vraiment changer de vie, mais elle ne le fera pas seule. « Tu veux bien qu’on rentre ? Que je te raccompagne au moins. Tu as bu. » Et elle n’est pas en état de rentrer seule, trop bouleversée. Je meurs d’envie de l’embrasser, de la serrer contre moi, d’embrasser délicatement ses lèvres, rien d’autre, mais je ne me le permets pas. Elle doit d’abord se calmer et réaliser qu’elle peut changer, qu’elle doit le faire pour elle-même. Qu’elle est capable de tout.
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Oxana Davidov
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Mar 29 Aoû - 10:20

J’ai peur. Peur de la laisser entrer dans ma vie plus que ce n’est déjà le cas. Notre début d’histoire est digne d’un film d’auteur, et je ne suis pas sûre de vouloir assumer ce que je peux ressentir pour elle. Pour le moment, je préfère enfouir ça au fond de moi et ne pas me regarder dans un miroir pour voir à quel point elle a bouleversé ma vie. Lui donner le droit de changer mon quotidien serait une folie, et j’en suis bien consciente. C’est pour cette simple raison que je préfère être honnête avec elle et lui dire que je ne suis pas prête à lui donner cette opportunité me concernant. Si je ne suis pas prête à changer, qui pourra le faire pour moi ? « Tu es capable de pleins de choses, je crois en toi, fais-en autant. Comment tu pourrais savoir si tu n’essayes pas ? » Je sais qu’elle a raison, mais j’ai beaucoup trop peur. Et peur aussi de lui faire confiance, et d’être déçue comme je l’ai été tant de fois auparavant. La rouquine s’approche de moi et vient glisser la douceur de sa main sur ma joue, me faisant instinctivement fermer les yeux. Volontairement je ne réponds pas à sa question, reste silencieuse quelques secondes, pour finalement lui dire que je suis incapable, incapable de la laisser prendre cette place dans ma vie. « Si tu prends pas le risque, tu ne le sauras jamais. Tu peux me décevoir, seulement si tu promets de te rattraper par la suite… Je crois en toi, aide-moi… » Me rattraper ? Mais comment rattraper une déception ? Impossible. La voix bloquée dans ma gorge, je me sens incapable de dire quoi que ce soit. « Tu veux bien qu’on rentre ? Que je te raccompagne au moins. Tu as bu. » Je ravale comme je peux ma salive en secouant la tête. « Je peux pas rentrer, je bosse. Je dois y retourner. » Je me pince les lèvres et la regarde une seconde, puis deux, avec l’envie bien sûr de venir l’embrasser, j’en meurs d’envie. J’essuie mes yeux par peur qu’on voit un peu trop que j’ai pleuré, que mon maquillage ait coulé. « Tu sais quoi, ne te prends pas la tête pour moi, je te jure ça n’en vaut pas la peine. Ce qu’on a vécu, c’était bien, c’était très bien, aussi court que ça a été. Autant garder ça, et ne pas tout briser. D’accord ? » J’esquisse un sourire que je me force un peu à lui offrir, bien qu’il soit sincère. Je viens glisser une main sur ses cheveux et m’approche d’elle pour déposer sur ses lèvres un simple baiser, qui signifie sûrement plus qu’il ne le faudrait. Et quelques coups frappés à la porte nous font sortir de notre bulle. « Nina tu es là ? » Je souffle un peu en reconnaissant la voix de mon client. « J’arrive ! » Je fais glisser ma main sur le bras d’Ellen, puis sa main, et je m’éloigne d’elle sans la quitter des yeux pour finalement me retourner lorsque je franchis la porte.
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Ellen Hamilton
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MessageSujet: Re: Are you kidding me ?! [Ellox#3]   Mar 29 Aoû - 12:49


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Je ne peux nier la place qu’elle a prise de façon inopportune dans ma vie. Elle est présente, ça je ne peux l’éviter, elle est dans chacune de mes pensées, dans chacune de mes intentions, je pense à elle, malgré moi. Je pense à ce que nous avons vécu, à ce que j’ai pu découvrir de moi-même à travers elle, et à l’âge où on enseigne la vie et l’expérience aux autres, j’en apprends encore… je me sens complètement chamboulée, et déçue de moi-même. Je l’ai déçue, en voulant lui donner de l’argent, qu’elle a mal pris, après réflexion, je le comprends. L’intention était bonne mais la forme était pour le moins humiliante. On en m’y reprendra pas. Je tente par tous les moyens de la rassurer, de me faire pardonner, de lui faire voir les choses autrement, de façon sans doute plus positive, voire utopique au final, qui sait… je ne comprends pas bien ce qui est en train de se passer, de se faire ou de se défaire, je le subis et j’en suis spectatrice, simplement. « Tu sais quoi, ne te prends pas la tête pour moi, je te jure ça n’en vaut pas la peine. Ce qu’on a vécu, c’était bien, c’était très bien, aussi court que ça a été. Autant garder ça, et ne pas tout briser. D’accord ? » Je ne saurais quoi répondre, sa réponse ne me satisfait pas, mais je dois me résigner face à son assurance, assurance que je n’ai jamais eu je crois. Elle s’approche de moi, glisse une main dans mes cheveux roux et je sens toute une salve de frissons me soulever l’épiderme. Ses lèvres se posent sur les miennes, baiser auquel je n’ose pas répondre, trop sonnée, trop triste, sans doute ? Je suis en train de lui faire une déclaration ? Je viens vraiment de faire le premier pas ? Je ne m’en suis qu’à peine rendue compte. Des coups à la porte des toilettes pour femmes nous sortent de cet instant, le doyen. Merde. Même là, je ne parviens pas à culpabiliser, j’ai l’impression qu’il est en train de me voler Nina. « Nina tu es là ? » « J’arrive ! » Elle me jette un dernier regard, et je sens que ce moment prend fin… Je parviens juste à murmurer quelques mots… « Rejoins-moi à la maison… Si tu en as envie… » Je m’éclipse par la suite, quelques minutes après la sortie de Nina, et récupère ma veste au vestiaire pour rentrer chez moi, je n’ai envie ni besoin de rien d’autre.

L’eau brûlante du bain ne parvient qu’à me rappeler à quel point la douleur peut-être chimérique. Ce n’est pas la douleur physique qui me cogne dans la tête, pas l’eau qui brûle ma peau, mais bien notre échange avec Nina. Elle ne viendra pas, je commence à me faire à l’idée, il faut que je me fasse à l’idée de toute façon. Ne pas trop en attendre, le meilleur moyen pour ne pas être déçue, tu parles… Je ne contrôle plus mes pensées, comme une ado de 15 ans, comme si mes hormones me guidaient à présent. Et que mon esprit était bien plus fort que la raison. Si je pouvais prendre un peu de recul, je remarquerais que tout ça est ridicule…
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