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 seventeenth birthday (félician)

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Félicie Gauthier
« la sale môme »

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MessageSujet: seventeenth birthday (félician)   Dim 10 Sep - 13:34

Aujourd’hui, c’est un grand jour pour moi. Pour ma famille également d’ailleurs. Car ce jour n’est pas n’importe quel jour, mais celui de mon dix-septième anniversaire, et c’est une tradition dans la famille, alors ça se fête. Aujourd’hui, mes parents vont me présenter l’homme avec lequel je suis censée me marier… enfin clairement, je le connais déjà assez bien puisqu’il est dans mon lycée, mais il est insupportable. Autant dire qu’en me levant ce matin, ce n’est pas la joie. Ma mère comme à son habitude a préparé le petit déjeuner, ce matin c’est du pain, du beurre qu’elle a acheté à un marchand, un oeuf des poules du jardin, et du lait de la chèvre de notre voisine. J’en ai marre de manger ces choses, je rêverais de nutella le matin comme les adolescents de mon âge mais je n’ai pas le choix. « Je remercie le seigneur de m’avoir offert ce repas. » Je ferme les yeux en priant, c’est une obligation à la maison. Obligation que je n’apprécie pas forcément, mais je redoute trop mon père pour en faire autrement. Une fois le petit-déjeuner terminé, je monte à l’étage pour me laver, et j’enfile ma robe pour la journée. Je déteste m’habiller comme ça, je vous jure, entre l’uniforme de mon établissement et la tenue du dimanche, c’est une véritable catastrophe, un tue l’amour ambulant. Je ronchonne, je grogne, je me plains, mais une de mes soeurs aînées me remet rapidement en place. « Félicie, sois heureuse, ton mari n’est pas si laid. » J’écarquille les yeux en direction d’Elizabeth, elle rigole ou quoi ? Je secoue la tête en lâchant un immense soupire, elle le considère déjà comme mon mari alors que je n’ai même pas dit oui. Enfin ai-je vraiment le choix ? Dans le principe, pas vraiment, mais je n’en pense pas moins. Je retourne au dortoir que j’utilise seule maintenant que mes soeurs ne sont plus à la maison, et attrape mon téléphone portable niché sous mon oreiller. Encore heureux que j’en ai un, enfin, je l’ai eu l’année dernière seulement, mais je n’ai pas le droit de l’utiliser entre certaines heures. J’ai vraiment l’impression d’être en prison. La fin de la matinée se passe tranquillement, et quand arrive les invités pour le repas de midi, je descend afin de dire bonjour. C’est moi la reine de la journée, je dois être un minimum polie. Mes nièces courent partout dans notre jardin, mon neveu est pendu au sein de Madeleine, c’est pas possible ça. Le repas commence, et je me sens obligée de faire un discours pour remercier mes convives. « Je remercie Dieu de m’avoir offert ce repas, et votre présence. Qu'il vous bénisse vous et vos enfants, ainsi que ceux à venir. » Je croise rapidement le regard du frère aîné des Tremblay, Ian, et je lui offre un léger sourire plein de charme avant de me rasseoir à ma place. Le repas se déroule dans la bonne, heu, pas pour moi, humeur, et ce n’est pas si mauvais finalement. Père est allé dans un des meilleurs traiteurs de la contrée, et je ne suis pas déçue. Quand arrive la fin du repas, ma mère nous indique qu’ils doivent discuter avec les parents, et ma soeur Camille ne tarde pas à rejoindre Aimée, une des filles Tremblay, tandis que Madeleine et Elizabeth partent s’occuper de leurs progénitures sous l’ombre du saule pleureur. Mathieu, mon futur mari est je ne sais où, et je me retrouve seule avec Ian, l’aîné. Je m’approche de lui en souriant. « Salut. Enfin que dis-je, bonjour docteur. » Je ris un peu pour me moquer de lui. Il a repris le flambeau de son père depuis quelques mois seulement, et autant vous dire qu’il n’a pas du tout l’allure d’un médecin vieux et dégoutant comme celle de son père. Il a plutôt l'allure du docteur Mamour, soyons clair.
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Ian Tremblay
« docteur mamour »

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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Dim 10 Sep - 14:33

Lundi, comme d'habitude je dois me lever pour aller assurer la tournée des patients, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui j'ai encore une de ces foutus obligations familiale, me rendre au repas d'anniversaire de Félicie, la fille Gauthier et surtout la promise de mon frère Mathieu. Lorsque mes parents ont exigé ma présence là-bas je n'ai pas compris, après tout ce n'était pas ma fiancée. Certes les Gauthier sont de très bons amis de la famille, nos parents sont très proches et cela depuis des dizaines d'années, et maintenant puisque je remplace mon père au cabinet médical je les vois encore plus souvent. Je n'habite plus chez mes parents, encore heureux, mais je dois être chez eux pour qu'on puisse s'y rendre tous ensemble, comme si j'avais encore cinq ans. Mais en réalité je pense que c'est plutôt pour s'assurer que je ne leur fasse pas faux bond... Comme à mon habitude j'entre sans sonner, et je vois en premier Mathieu, en train de se recoiffer dans le miroir de l'entrée, je souris et commence à le charrier un peu « Impatient de revoir la femme de ta vie ? » J'avoue, je me fiche un peu de lui, mais il prend tellement cette histoire au sérieux que ça pourrait me faire pleurer, je ne comprends pas son envie d'épouser la première fille, aussi jolie soit-elle. Oui malgré notre différence d'âge, j'ai des yeux et je sais m'en servir, Félicie est une très jolie jeune fille, un peu excitée mais ça lui passera, c'est l'âge. « Ne soit pas jaloux, Ian, toi aussi t'auras droit à une des filles Gauthier » Je fronce les sourcils, ne comprenant pas ce qu'il veut dire. «J'ai entendu les parents en parler, ils veulent profiter de ce diner pour te faire sympathiser avec Marie, la grande soeur de Félicie, elle aussi elle est en galère à ce niveau là. » Je lui assène une petite tape derrière la tête en lui demandant de surveiller son langage, que ce n'était pas correct de parler comme ça. Il hausse les épaules puis part en direction de la voiture rejoindre Aimée. C'est donc ça, tout s'éclair dans mon esprit, je comprends à présent pourquoi ma présence était obligatoire, putain, dans quoi ils m'ont encore embarqué. Je soupire et passe les mains sur mon visage, je ne suis pas en "galère" à ce niveau là, comme le dit Mathieu, mais je n’ai pas vraiment beaucoup d'intérêt pour les relations stables et durables, c'est trop d'engagement, et je ne suis pas prêt pour faire ma vie avec quelqu'un. Et je le suis encore moins avec tous les empressements de mes parents à me voir marier, et fonder une famille. Il faut dire que pour l'instant mes parents ne sont pas trop gâtés en petits enfants... Je n'en ai pas, c'est un choix, mais Achille aussi, il a toujours voulu devenir prêtre et aujourd'hui son rêve s'est réalisé. Aimée quant-à-elle est en couple et tente désespérément de tomber enceinte, mais elle n'y arrive pas. Je pense que mes parents fondent tous leurs espoirs sur Mathieu et Félicie, une fois marié ils n'auront pas d'autres choix que déjà la petite se retrouvera enceinte de mon frère, qu'elle le veuille ou non. En ville, nos deux familles sont influentes, et surtout aisées, ce que je vais dire parait moyenâgeux mais tellement réaliste. Ils détiennent un peu le pouvoir, et personne n'ose réagir à propos de la manière dont ils élèvent leurs enfants.

Perdu dans mes pensées je n'entends pas mes parents arrivés, je réagis seulement lorsqu'ils me prennent dans leurs bras, et me presse en direction de la sortie pour que nous ne soyons pas en retard, comme si c'était possible, on avait déjà trente minutes d'avance. Je grimpe dans ma voiture et les suis en direction du domicile des Gauthier, la tête remplie d'incertitudes à propos de ce qu'il va se passer... Si Mathieu dit vrai, ils ne vont pas me lâcher. Je soupire, Marie, l'ainée des Gauthier est célibataire depuis environ toujours, cette fille est tellement frigide, pire qu'un glaçon, je ne vais certainement pas l'épouser, peu importe ce qu'ils en disent. Je n'ai pas l'habitude de me "rebeller" de tenir tête à mes parents, mais sur ce sujet je suis intraitable. Parfois je me demande même s'ils me pensent pas gay... Mais si c'était le cas, j'aurais déjà Achille me poursuivant avec un crucifix en me demande de confesser mes péchés. Honnêtement, je ne suis pas vraiment féru de religion. En présence de mes parents je ne montre rien, mais une fois chez moi, ou avec mes amis j'oublie tout ce ramassis de conneries qu'on ma appris depuis ma plus tendre enfance. Je me gare enfin derrière la voiture de mes parents, je sors, et affiche ce masque que je porte si bien, celui de l'adulte responsable et fier que mes parents ont toujours voulu. Je ne cesse de jeter des petits coups d'oeil sans qu'elle ne s'en aperçoive à Félicie, je ne l'avais pas vu depuis bientôt un an, et ça pousse vite ces petites choses. Ce n'est plus la jeune fille d'avant, elle devient une femme. Mais mes petites rêveries sont vites interrompues par les jacassements incessants de ma mère, et de l'épouse Gauthier à propos de Marie et moi. Mathieu avait raison, j'ai sérieusement envie de me pendre. Mais tout le monde se tait lorsque Félicie fait son discours. Elle me regarde dans les yeux en annonçant les enfants à venir, et surtout elle me sourit d'une manière pas du tout innocente. Je suis troublé, pourquoi fait-elle ça ? Qu'est ce qu'elle veut me dire ? Je laisse tomber en voyant qu'elle ne me regarde plus. Le repas se déroule dans le calme, plus les minutes passent, plus la table se vide, nos parents sortent de table pour discuter, je ne doute pas que la conversation va s'orienter sur Marie et moi... Félicie se lève, pensant qu'elle va aller retrouver Mathieu je tente de me lever mais non, elle se dirige vers moi, un sourire félin sur les lèvres, ce qui me fait encore plus froncer les sourcils, que lui arrive-t-il aujourd'hui. « Salut. Enfin que dis-je, bonjour docteur. » Instantanément je me détends, et rigole un peu, cette gamine m'a toujours fait rire, avec ses envies de rebellions et ses idées folles. « Félicie tu sais très bien que tu peux m'appeler Ian » Je lui souris tendrement, j'ai toujours été attachée à cette gamine, il faut dire que je la connais depuis qu'elle est haute comme trois pommes. « Comment ce passe ta journée ? » Je la taquine « Ca fait quoi d'avoir dix-sept ans ? » Cette période me parait tellement loin...
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Félicie Gauthier
« la sale môme »

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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Dim 10 Sep - 15:01

La journée s’annonce ennuyante, je déprime déjà à l’idée de me retrouver à table avec nos convives. Je sais que c’est adorable d’organiser ce repas pour moi, mais clairement, je n’ai pas la moindre envie de passer la journée avec celui avec qui je dois me marier d’ici trois ans. Il est quand même étrange Mathieu, et rien que l’idée de son corps nu contre le mien ça me répugne au plus haut point. Je n’ai pas vraiment le choix pour le moment, je le sais, mais je préfère repousser ce moment le plus loin possible. Non seulement il n’est pas de mon goût, mais en plus, je le déteste. L’année dernière, avec ma meilleure amie, il nous a surpris à fumer dans les toilettes de l’établissement, et il ne s’est pas retenu de le dire à mes parents. Je m’en souviens encore, j’ai eu un avertissement de la part du directeur de l’établissement catholique où je suis, et j’ai eu la menace d’être mise au couvent. C’était vraiment l’horreur. Je ne suis pas de bonne humeur, mais quand les Tremblay arrivent, je m’oblige à sourire un minimum pour ne pas montrer mon mécontentement. Mes soeurs ne me comprennent pas vraiment. Marie, elle est célibataire. C’est d’ailleurs assez étonnant, mais personne ne semble vouloir d’elle et je crois que les parents ont arrêté de chercher. Madeleine est mère de quatre enfants déjà, et on voit la différence avec moi. Ses trois filles courent partout dans le jardin, et mon neveu, Zéphyrin est collé à son sein. Elizabeth c’est la même chose, ses deux filles semblent ravies d’être ici, et semble épanouie. Tant mieux pour elles, l’innocence ça a du bon parfois. Nous arrivons rapidement au repas, et je m’oblige à faire un semblant de discours qui pue l’insincérité, je ne suis pas honnête et je n’ai qu’une envie, c’est exploser de rire. Je me retiens cependant, et fais un effort pour manger convenablement et ne pas faire ma difficile. Quand la fin du repas arrive, les parents s’éclipsent pour discuter, les mères de famille se rejoignent sous un arbre, et Camille rejoint Aimée, la cadette des Tremblay. Ma soeur Marie s’éloigne, elle va certainement aller prier ou un truc du genre. Mathieu part faire je ne sais quoi, alors je me lève afin de rejoindre l’aîné, Ian. C’est également notre médecin désormais, et il n’a pas vraiment l’allure. Je me moque un peu de lui, et il rit doucement. Ça fait du bien d’entendre un rire de bon coeur, je vous jure. « Félicie tu sais très bien que tu peux m'appeler Ian »  J’hausse un peu les épaules, si je l’appelle par son prénom, mon père risque de m’engueuler. « Tu rigoles, mon père va avoir une durite. Quoi que ça te ferait plus de boulot ! » Je ris à nouveau. « Comment ce passe ta journée ? » Je pousse un long soupire très significatif. « Ca fait quoi d'avoir dix-sept ans ? » J’hausse un peu les épaules et réfléchis histoire de lui donner une réponse convenable. Mais j’ai beau chercher, je ne trouve rien. Qu’est-ce que ça me fait ? Ça me fait surtout chier ! Je ris en y pensant, et soupire à nouveau. « Pas grand chose, ça change rien. Enfin si, ton frère va devenir officiellement mon fiancé et je vais devenir une poule pondeuse. » Je ferme un peu les yeux en y pensant, c’est déprimant. Mais c’est comme ça que ça s’est passé pour mes soeurs. Nous nous marions toutes à vingt-ans, la tradition, mais en moyenne, le premier enfant arrive l’année suivant le mariage. Et clairement, ça me fou la trouille. J’aime pas trop les enfants, ça cri et ça pue. Et en plus, ça fait avoir un ventre et des seins tout moue, c’est l’horreur. « C’est mon dernier jour de liberté quoi. Enfin si on peut appeler ça de la liberté. » J’hausse les épaules, et je tourne mon regard vers son verre de vin rouge. « Je peux goûter ? Mon père n’est pas là, personne ne me surveille. Allez s’il te plait. C’est bon pour la santé en plus, ça aide à la procréation, ton frère sera content. » Je ris un peu, je me moque ouvertement de son frère et de mon éventuel futur mari, je suis affreuse. « S’il te plait, Ian Tremblay ! » Je ris.
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Ian Tremblay
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Dim 10 Sep - 19:47

Comme je le pensais, la journée se déroule lentement, vraiment lentement. Entre les gosses qui crient et cours de partout, les discussions auxquelles je fais semblant de m'intégrer et de paraitre intéressé, je suis plus fatigué qu'une journée de boulot normal. Mais le pire c'est vraiment le scénario qu’ont imaginé Mme Gauthier et de ma mère, Maryse, toute la journée pour me rapprocher de Marie. Elles n'ont fait que me placer à côté d’elle, me vanter ses bonnes manières et sa capacité de femme au foyer. Sauf que personne n'a encore compris que je ne cherche pas une épouse soumise et docile qui reste au foyer. Je veux des étincelles, de l'action, une vie qui vaut la peine d'être vécue. Je ne vois pas l'intérêt de me ranger pour avoir quatre gosses, un chien, une maison et une belle voiture si c'est pour les apparences. Je rêve d'indépendance et d'aventures, si l'amour est présent ce n'est qu'un bonus. Lorsque Félicie me rejoins j'ai l'impression qu'elle a quelque chose en tête, elle me sourit, fait quelques manières pour attirer mon attention, chose qu'elle n'avait jamais fait avant avec moi, j’ai toujours été transparent, en même temps c’est une adolescente et moi un homme de trente ans, et qui plus est, je suis son médecin. Lorsque je lui demande de m'appeler Ian, elle pique un far « Tu rigoles, mon père va avoir une durite. Quoi que ça te ferait plus de boulot ! » Je rigole un peu, j'aime son énergie et son franc parler, ça fait du bien dans ce monde d'apparence. « Dans ce cas là, fait le quand il n'est pas là » je lui souris, mais très vite je me crispe lorsque je l'entends évoquer sa future condition de femme au foyer, mes poils se hérissent, et le dégout apparait sur mon visage, je ne comprends pas comment on peut faire ça à des enfants. « Pas grand chose, ça change rien. Enfin si, ton frère va devenir officiellement mon fiancé et je vais devenir une poule pondeuse. » Je la regarde fermer les yeux et mon coeur se serre. Parfois je ne comprends vraiment pas les ambitions de nos parents. « C’est mon dernier jour de liberté quoi. Enfin si on peut appeler ça de la liberté. » Je me retiens de peu de déposer ma main sur son bras, je ne sais pas quoi lui dire, elle semble tellement triste et résignée. «  Félicie... Ne te préoccupe pas encore de ça, il te reste quelques années et qui sait, peut-être que d'ici là tu trouveras le prince charmant » Je lui fait un clin d'oeil enthousiasme mais sans aucune arrière pensée, je tente de lui remonter le moral, en embellissant la vérité même si je n'en pense pas vraiment un mot, si les parents ont décidé de les marier, ça m'étonnerait qu'ils reviennent dessus, même si Félicie trouve un autre jeune homme de bonne famille, mais une jeune fille a encore le droit de rêver à son avenir avec un homme qu’elle aimera réellement. Mais elle change vite de sujet, comme si elle essayait de cacher ses peines, elle reprend du poil de la bête et tente même de me soudoyer « Je peux goûter ? Mon père n’est pas là, personne ne me surveille. Allez s’il te plait. C’est bon pour la santé en plus, ça aide à la procréation, ton frère sera content. » Je rigole, même si intérieurement imaginer mon frère l'engrosser me fait grincer des dents. Je secoue la tête de gauche à droite « Hors de question » Je fronce les sourcils «  Et puis quoi encore, tu as juste 17 ans » Puis je me radoucis, car au fond, elle m'amuse « S’il te plait, Ian Tremblay ! » Je rapproche mon visage d'elle, comme si j'allais lui raconter un secret « En plus, c'est imbuvable » Je me décolle d'elle en lui souriant doucement, sans détacher mes yeux des siens, comme si j'essayais de le sonder, de dépasser les barrières qu'elle s’impose, elle parait tellement innocente et sincère, prisonnière d’un monde qui n’est pas pour elle, ni pour aucune autre.
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Félicie Gauthier
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Lun 11 Sep - 18:38

Je sais que dans un cadre normal, du moins pour mes parents, j’aurais dû rejoindre mon futur mari afin de discuter et d’apprendre à le connaître. Mais j’en ai décidé autrement et de toute façon, il est introuvable cet abruti. Tant mieux. Je décide de me diriger vers mon médecin, accessoirement, et il m’annonce que je dois l’appeler Ian et je ris un peu, mon père hurlerait. « Dans ce cas là, fait le quand il n'est pas là » J’hausse un peu les épaules, et reprend la parole pour répondre à ses questions, à savoir si je m’amuse et l’impression que j’ai de mes dix-sept ans. Soyons clair, en moi, ça ne change rien. Mais pour mon entourage, ce n’est pas la même chose. Déjà je vais être fiancée, dans la journée et clairement, je n’en ai pas envie, je suis dégoutée à l’idée de m’approcher d’un centimètre de plus de Mathieu, ça ne va pas nous faciliter la tache. Puis je vais devoir avoir un enfant. Car clairement, je ne vais pas avoir le choix, la contraception n’est pas acceptable dans la famille. Ça explique mon nombre de soeur, bien que ma mère en ait perdu également. «  Félicie... Ne te préoccupe pas encore de ça, il te reste quelques années et qui sait, peut-être que d'ici là tu trouveras le prince charmant » Je soupire un peu, le prince charmant, c’est beau mais c’est une illusion. Moi je vais avoir le droit à un crapaud répugnant avec des cheveux blonds bien coiffés, loin de l’homme brun à la chevelure rebelle similaire à la mienne. Clairement avec Mathieu, je n’ai pas de chance. Enfin la roue tourne, mais je sais qu’il ne vaut mieux pas que je développe de l’espoir, ça ne servira qu’à pleurer quand j’aurais l’anneau au doigt. Je baisse la tête, et décide de changer de sujet, demandant à Ian si je peux goûter à son verre de vin rouge. Je n’ai pas le droit de boire, car non seulement je suis mineure, mais en plus une femme. Bon… j’ai déjà rencontré l’alcool, qu’on soit honnête, je ne suis pas très assidue aux ordres de mes parents et de cette foutue Eglise. En plus ça aide à la procréation. Ou c’est la bière qui aide pour l’allaitement ? « Hors de question » Je fronce les sourcils. «  Et puis quoi encore, tu as juste 17 ans » Je secoue la tête. « J’ai DÉJÀ 17 ans ! » J’essaie même d’user de mon charme pour le faire craquer, mais il semble rester sur sa décision. Il approche son visage du mien, et je m’arrête presque de respirer, sans trop savoir pourquoi. « En plus, c’est imbuvable » Je me balance en arrière sur ma chaise en croisant les bras, je ne sais pas si il dit ça juste pour me dissuader ou non mais ça ne me plait pas. « T’es vraiment pas cool quand même ! Je t’ai pas demandé de boire le verre non plus, juste une petite gorgée ! » J’affiche une mine boudeuse, mais finalement je me ravise et j’explose de rire. « Bon, ok, ok. Mais on bouge alors, debout ! » Je me lève, replace bien ma robe qui m’étouffe et reprend la parole. « Ian, tu veux pas faire comme si tu m’emmenais à l’église et on va faire un tour ? J’ai besoin de prendre l’air là. » Je déglutis un peu,  je n’aime pas mentir à mes parents, car le mensonge est un pêché, mais clairement des fois j’en ai marre. « S’il te plait. Pour mes dix-sept ans, profiter de ma dernière journée. » Je lui fais les yeux doux, d’ange. Appelez moi chat botté.
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Ian Tremblay
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Lun 11 Sep - 19:55


Je rigole lorsqu'elle s'exclame avoir 17 ans, comme si ça lui confédérait tous les droits sur terre, elle est vraiment mignonne quand elle se rebelle et l'envie de passer mes mains dans ses cheveux pour remettre ses mèches se fait de plus en plus forte mais je ne tente rien. Quelque chose m'en empêche, pourtant c'est un geste anodin sans signification mais mon petit doigt me dit que rien n'est anodin avec elle... Elle boude, ça me fait encore plus sourire devant son air de chien battu, mais je ne dis rien. Je n'ai pas l'habitude de parler pour rien dire, et vu le nombre de parole qu'elle débite à la minute elle parle bien assez pour deux. « Bon, ok, ok. Mais on bouge alors, debout ! » Puis elle se relève, ne me laissant pas d'autres choix que de la suivre, que je fais de bon coeur. « Ian, tu veux pas faire comme si tu m’emmenais à l’église et on va faire un tour ? J’ai besoin de prendre l’air là. » Je fronce les sourcils, comprenant que quelque chose ne va pas, elle perd sa bonne humeur aussi vite qu'elle la retrouve, et si une petite balade loin de sa famille peut lui faire du bien alors pourquoi pas, ça n'engage à rien. Je me lève, attrape mon téléphone que je glisse dans la poche de mon chino. « S’il te plait. Pour mes dix-sept ans, profiter de ma dernière journée. » Je lève les yeux au ciel, pas besoin d'en faire des tonnes, moi aussi je donnerais n'importe quoi pour pouvoir m’échapper quelques instants « D'accord, mais on part à pied » Elle grogne un peu mais sachant que je suis son seul espoir pour s’échapper elle accepte. Finalement je récupère mon téléphone pour envoyer un message à Aimée, lui disant que nous partons faire un petit tour car Félicie a quelques questions à me poser sur Mathieu, sur son mariage. Des questions auxquelles un professionnel de la santé peut répondre. J'abuse peut-être un peu sur les bords mais Aimée s'en remettra. Je place une main au bas du dos de Félicie pour lui signifier d'ouvrir la marche pendant que de l'autre main je range mon téléphone à sa place encore une fois.

Les premières minutes de marche se passent en silence, puis une fois que ne peut plus nous apercevoir de la maison, j'attrape mon paquet de cigarettes. Je ne devrais pas fumer si près de mes parents et surtout d'elle, mais là j'en ai vraiment besoin. Cette journée est catastrophique et je rêve de cette clope depuis que j'ai passé le seuil des Gauthier. Je l'allume (la cigarette, pas Félicie) en tirant une longue bouffée qui se propage dans tous mes poumons, laissant derrière elle un arrière goût amer, mais bénéfique. Je jette un coup d'oeil en direction de Félicie qui me regarde les yeux écarquillée, certainement ne me pensant pas capable de réfuter la parole de mes parents, et d'aller à l'encontre de leur éducation. Oui je sais très bien qu'elle me prend pour un pauvre naze qui vit sans aucune adrénaline, mais c'est ce qui est bien avec les apparences, c'est que ce n'est pas réel, et qu'on peut avoir l'air qu'on veut si on se donne la peine d'entretenir les artifices, comme je l'ai fais pendant tout ce temps. Je sais que je peux lui faire confiance car après tout elle s'en fiche, ça ne m'étonnerait même pas qu'elle me demande de tirer la connaissant, cette petite a peur de rien. Je rigole un peu devant son air ébahit, un sourire carnassier reste cependant collé sur mes lèvres. C'est drôle de la voir comme ça, étonnée et confuse. J'en profite pour tirer une autre taf tout en la regardant, comme si je la narguais.
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Félicie Gauthier
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Lun 11 Sep - 22:47

J’ai toujours eu un fort caractère. Quand j’étais enfant, mes parents avaient beau me dire de me taire pendant la prière, si il y en avait bien une qui parlait c’était moi. D’après les dires de mes parents, mes soeurs n’étaient pas ainsi. En même temps, je trouve qu’elles n’ont pas vraiment de caractère. Elles sont trop banales. Marie est un véritable glaçon, incroyable cette fille, je vous jure, le seul mec qu’elle se trouve si elle s’en trouve un ça va être un bonhomme de neige. Puis il y a Madeleine, ah Madeleine, elle est si parfaite Madeleine, elle est polie, elle a accepté son mari, et elle a eu quatre merveilleux enfants. Bon, qu’on s’entende, elle a surtout un ventre qui pend et une mine affreuse quand elle se réveille, et puisqu’elle ne se maquille pas… ça reste comme ça toute la journée. Elle est épuisée. Avec le petit dernier qui est pendu à son seins là… je ne sais pas comment elle fait. Elizabeth est plus caractérielle, mais n’a jamais osé s’affirmer, et elle a pondu deux gosses elle aussi. Elle semble plus libre dans sa façon de penser, je l’aime bien. Mais celle avec qui je m’entend le mieux c’est bien Camille, elle est douce, et en même temps très affective. Il lui manque juste de la confiance mais ça… c’est normal. Enfin clairement, Ian m’impressionne, il semble tellement différent de sa famille lui aussi. Nous avons ce point commun, c’est bien le seul. Entre nous, je me demande si il n’est pas gay. Ça serait un désastre pour la gente féminine, je vous l’accorde mais c’est une possibilité. Après tout il n’est pas marié et pourtant… Je frissonne en y pensant, et décide d’user de mon charme afin de lui demander d’aller me promener avec lui, pour m’échapper ouais. « D'accord, mais on part à pied » Je rumine un peu, j’aurais préféré y aller en voiture plutôt que de devoir me déplacer dans une tenue pareille mais bon, je n’ai visiblement pas le choix. Je décide de ne rien répondre, et je le regarde envoyer visiblement un sms à je ne sais qui. C’est peut-être sa fiancée secrète tiens ! Je ris en y pensant, et quand sa main se dépose au creux de mes reins, je sursaute un peu avant de prendre la route.

Le début du chemin se déroule en silence, ni lui ni moi osons prendre la parole pour une raison qui m’échappe. Mais le silence est bénéfique parfois, c’est ce qu’on dit. Nous nous éloignons de plus en plus de la propriété familiale, et quand je l’observe allumer une cigarette, j’écarquille les yeux. Je suis choquée, non pas par la chose qui s’enflamme, je sais ce que c’est mais je n’aurais jamais pensé qu’un homme comme lui était fumeur. Visiblement, il va me surprendre ce docteur ! J’hausse un sourcil en le regardant tirer sa cigarette, on dirait qu’il me nargue, c’est fou quand même. « Pff je pose même pas la question je connais la réponse, c’est bon, j’ai compris. » Je râle, je ne sais faire que ça de mes journées. C’est mon essence, de râler, je vous jure. Nous nous arrêtons au niveau d’un petit chemin, et je me mord la lèvre en me tournant vers lui, lui posant la question que je rêve de sortir depuis un moment déjà. « Pourquoi t’es pas marié toi d’ailleurs ? » Je soupire. « Fais pas genre tu l’es, ma mère veut te caser avec Marie. Mais clairement, évite si tu veux un bon coup c’est pas vers elle qu’il faut te tourner. » Le sous-entendu est énorme, et je me racle la gorge grossièrement. « Enfin bref, mais ouais pourquoi ? T’es genre déjà veuf ? Tu fais fuir tes prétendantes ? » Je ris. « Ou tes prétendants ? » J’ai plus d’un tour dans mon sac, je vous le promet il va pas s’ennuyer !
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Ian Tremblay
« docteur mamour »

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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Mar 12 Sep - 11:46

Lorsque je juge que nous sommes assez loin de la maison, je décide de dévier pour que nous nous posions sur un petit mur en pierre auquel je m'adosse, alors que Félicie me bombarde de questions en touts genres dans l'espoir dans savoir plus sur ma vie amoureuse. « Pff je pose même pas la question je connais la réponse, c’est bon, j’ai compris. » Je rigole un peu « Tu apprends vite » Je lui fais un petit clin d'oeil puis le silence revient entre nous, je regarde ma cigarette se consumer, puis la jette une fois arrivé au mégot. Je me perds dans mes pensées, c’est étrangement relaxant de me trouver ici, avec une gamine de 17 ans, même si cette fille en question pose un peu trop de question à mon goût… D’où lui vient cet intérêt soudain pour ma personne… Mais bon les ados ça va ça vient ! C’est inexplicable. Ma rêverie est vite interrompue par une nouvelle question de Félicie « Pourquoi t’es pas marié toi d’ailleurs ? » Je suis à deux doigts de m'étrangler avec ma salive, et avant que je puisse répondre elle enchaine « Fais pas genre tu l’es, ma mère veut te caser avec Marie. Mais clairement, évite si tu veux un bon coup c’est pas vers elle qu’il faut te tourner. » Je la regarde puis grimace, elle n'a pas tord, je ne suis donc pas le seul à penser ça. « Ne parle pas de ta soeur comme ça, Félicie, ce n'est pas correct. » Je la regarde en fronçant les sourcils, t'es pas cool Ian, cinq minutes avant c'était toi qui la traité de glaçon, mais je suis un adulte, et les adultes ça se critique pas entre eux, surtout avec la petite soeur de l’un d’entre eux… et Surtout lorsque la fille critiquée a une chance sur deux de devenir ton épouse si vos mères arrivent à leurs fins... Puis je la regarde étonné lorsqu'elle me parles de la vie sexuelle de sa soeur sans aucune délicatesse, car après tout ça ne la regardes pas. Je soupire et décide de ne pas la reprendre avec ça, je n’ai pas envie d’en savoir plus, et vu comme elle adore les détails elle ne se gênerait pas pour me les raconter. Mais rien de la décourage « Enfin bref, mais ouais pourquoi ? T’es genre déjà veuf ? Tu fais fuir tes prétendantes ? Ou tes prétendants ? » Alors ça, j'étais pas prêt. Je rigole franchement et peine quelques minutes à reprendre mon sérieux, elle fait fort. Je secoue la tête en souriant « Rien de tout ça... » Puis je continue ma phrase « Je n'ai pas envie de me caser, trop d'implication, de sentiments, je n'ai pas trouvé celle qui me fera changer d'avis » J'insiste sur le "celle" pour qu'elle comprenne que les services trois pièces c'est pas mon truc. « Dit donc, tu es bien curieuse jeune fille ! Pourquoi ce soudain interêt sur ma vie amoureuse ? » Je la taquine et lui souris. Elle a vraiment peur de rien, on dirait moi plus jeune, une vraie boule de curiosité, qui veut tout savoir sur tout et tout le monde.
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Félicie Gauthier
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Mar 12 Sep - 14:17

Que ce soit clair, je m’attendais à tout sauf au fait que Ian soit un fumeur. Déjà il est médecin, et en plus… enfin j’en sais rien mais il n’a pas vraiment la tête d’un fumeur. Ça a l’air de l’amuser c’est ça le pire, et il me nargue, ça m’énerve. J’hésite quelques minutes dans ma tête et finalement, je pense tout haut, concluant que ça ne sert à rien que je lui demande de tirer une tafe, car il refusera. « Tu apprends vite » Je ronchonne un peu, et je soupire en installant à nouveau un silence. Ian est bien trop occupé à se tuer les poumons pour m’écouter de toute façon, alors je ne dis rien, je pense juste dans ma tête. Je réfléchis, et regarde discrètement sa main. Il n’a pas d’alliance, il n’est donc pas marié. Enfin, je sais que mes parents veulent le caser avec Marie donc je me doutais qu’il était libre mais malgré tout ma curiosité prend le dessus. J’attends qu’il termine sa cigarette, et je reprend la parole afin de lui demander pourquoi il n’est pas engagé. J’ajoute que ma mère veut le caser avec ma soeur aînée, mais que si il cherche un bon coup, il doit se tourner ailleurs. « Ne parle pas de ta soeur comme ça, Félicie, ce n'est pas correct. » Je lève les yeux au ciel et finalement je regrette un peu. « Ouais c’est vrai, pardon, je viens de faire un péché. » dis-je en me retenant d'exploser de rire. C’est vrai que Marie n’a rien demandé, mais clairement, elle a tout pour être la vierge Marie. Être encore vierge à trente ans, je vous jure que c’est pas commun. Je me ravise finalement sur ma première question, en lui demandant si il est veuf, ou si il fait fuir ses prétendantes. Ou prétendants, je précise au cas où il est gay. Il explose de rire, et je comprend que j’ai tord, bon il n’a pas trop l’allure d’un homosexuel, il est bien trop canon pour ça. Enfin ils sont souvent canons les homos remarque… « Rien de tout ça... » Je reste pendue à la fin de sa phrase, attendant la suite. « Je n'ai pas envie de me caser, trop d'implication, de sentiments, je n'ai pas trouvé celle qui me fera changer d'avis » Je fronce les sourcils. Donc chez eux, les mariages ne sont pas trop arrangés, d’accord, tant mieux. « Mais… ok. » Je suis presque jalouse qu’il ait le choix. Je suis sûre que c’est parce qu’il est un homme en plus, l’inégalité des sexes, tout ça. « Dit donc, tu es bien curieuse jeune fille ! Pourquoi ce soudain interêt sur ma vie amoureuse ? » Je ris un peu et hausse les épaules, en fait j’en sais rien. Disons qu’il va bientôt théoriquement devenir mon beau-frère alors j’imagine que je vais devoir apprendre à le connaitre. « J’en sais rien, tu vas devenir hélas mon beau-frère alors bon, clairement. » J’aurais préféré que ce soit Mathieu mon beau-frère à choisir, mais visiblement, le choix n’est pas une option dans le mariage dans ma famille. « Tu sais si Mathieu a des qualités ? Non parce que pour le moment… je veux pas être méchante mais… » Je déglutis un peu, je ne voudrais pas le mettre mal à l’aise. « Ben il en a pas trop physiquement et j’ai pas forcément envie d’épouser quelqu’un qui n’a aucune beauté. Extérieure ou intérieure d’ailleurs. » J’ai l’impression d’être dans mon cours de philosophie, alors j’hausse les épaules. « Tes parents t’écoutent toi ? Tu n’as pas moyen de dire que ce ne serait pas bon pour ma santé que je me marie ? Genre, Félicie elle est trop mal formée ça serait pas bon pour Mathieu ou j’sais pas quoi. » Je soupire et baisse les yeux.
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Ian Tremblay
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Mar 12 Sep - 15:34

Je n'ai jamais été un grand bavard, mais avec Félicie les mots viennent naturellement, c'est fou comment cette fille est pleine de surprise. « Ouais c’est vrai, pardon, je viens de faire un péché. »  Je lève les yeux au ciel avec un sourire amusé « Oh arrête pas de ça avec moi, je sais très bien que tu t'en fiches comme de l'an quarante  » Je secoue la tête, je me comporte vraiment comme un gamin, alors que du haut de mes trente balais je suis censé la remettre dans le droit chemin, sous entendu le chemin de Dieu mais bon, comment vous voulez intéresser des gosses avec ça alors que de nos jours les tentations sont bien trop fortes, bien trop présentes dans la vie de tous les jours. Lorsque je lui explique ma situation elle me regarde vraiment intéressée, elle ne me coupe pas, pour une fois, et elle reste pendue à mes lèvres comme si j'allais lui livrer des potins croustillants. Elle est beaucoup trop curieuse, je lui fais remarquer et elle hausse les épaules comme réponse « J’en sais rien, tu vas devenir hélas mon beau-frère alors bon, clairement. » Je m'indigne d'un "hé!" en rigolant. « Je suis super intéressant pour un vieux de trente ans » Je la regarde malicieusement, souriant toujours. « Tu sais si Mathieu a des qualités ? Non parce que pour le moment… je veux pas être méchante mais… Ben il en a pas trop physiquement et j’ai pas forcément envie d’épouser quelqu’un qui n’a aucune beauté. Extérieure ou intérieure d’ailleurs » Je reste silencieux quelques secondes, sur le cul. Ne sachant que lui répondre. « Rhm... C'est délicat  » Je passe ma main dans mes cheveux nerveusement, trouver les bons mots ce n'est pas toujours facile, c'est pas trop mon truc. Et parfois le silence c'est la meilleure réponse, mais je ne pense pas que Félicie s'en contentera. Je la regarde dans son ensemble, elle a laissé tomber sa carapace et elle a vraiment l'air perdue, à la recherche de réponse quant à sa vie future. « Honnêtement Félicie je ne sais pas, ça fait un moment que je ne vis plus là bas, quand je suis partie Mathieu n'était qu'un enfant, mais ce qui est sur c'est qu'il se prenait moins la tête que maintenant » Je souffle et frotte mes mains sur mon visage. Puis je reprends mon petit discours « Ce que tu dis, c'est un peu superficiel tu crois pas ? La beauté ça ne se résume pas simplement au physique, ni aux qualités. » J'ai l'impression de réciter un cours de philo du lycée, pourtant ça fait un bail que je n'en fais plus. Mais pour une fois je décide d'être honnête avec elle, et surtout avec moi même, de parler avec mon coeur et non avec ma tête. « La beauté c'est subjectif, la personne en face de toi a beau être gentille, attentionnée, si tu ne ressens rien à son contact ça ne sert à rien » Je suis un peu confus, je ne sais pas comment expliquer mes mots, et vu son regard perdu, elle ne comprend pas vraiment non plus. Je prends une grande inspiration et décide d'être un peu plus clair dans mes propos, de lui montrer. Je lui attrape donc délicatement son poignet que je caresse avec mon pouce, tout en la regardant dans les yeux « Celui, ou celle » je lui souris malicieusement pour reprendre ses mots « Qui arrivera à te faire ressentir toute une envolée de papillon dans ton ventre, rien qu'avec ce simple contact physique... » Je déplace ma main, je remets une mèche qu'elle avait devant ses yeux derrière son oreille, geste que j'avais envie de faire depuis ce midi... « Celui qui te fera sentir belle, rien qu'en te regardant dans les yeux... » Je lâche tout contact physique entre nous deux, mais je reste proche « Celui que tu ressentiras au plus profond de tes tripes, sans même qu'il te touche... » Je me perds dans ses yeux « C'est tout ça, qui te fera dire si cette personne, c'est l'homme de ta vie, peu importe qu'il soit grand, petit, chauve, complètement débile, passionné de chaussette  » Je crois n'avoir jamais été aussi sérieux de toute ma vie. Félicie est subjuguée, elle ne m'a même pas interrompu une seule fois, un petit sourire malin prend place sur mes lèvres pendant que je me recule encore d'un pas, jugeant notre position pas vraiment acceptable.
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Félicie Gauthier
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Mar 12 Sep - 18:51

« Oh arrête pas de ça avec moi, je sais très bien que tu t'en fiches comme de l'an quarante  » Je ris un peu, mais affiche une tête choquée. « Je m’en fiche pas de l’an quarante ! » Je ris à nouveau mais redevient rapidement sérieuse afin d’écouter ce qu’il a à me dire sur sa vie amoureuse passionnante et pleine d’amour et d’eau fraiche. Clairement, je comprend que ce n’est pas ça, et il m’explique qu’il est célibataire, qu’il aime les femmes ou du moins le sous-entend, et il semble surpris que je m’y intéresse. Je lui répond à cela qu’hélas il va devenir mon beau frère. « Je suis super intéressant pour un vieux de trente ans » Je ris. « Le hélas était pour Mathieu, moi j’veux bien que tu sois mon beau-frère ! Et t'es pas SI vieux. » Je me racle la gorge, et profite de parler de Mathieu afin de lui demander si il a des qualités autre que physique où elles sont inexistantes. Je lui explique alors que je n’ai pas envie d’épouser quelqu’un qui est vide de beauté, extérieure ou intérieure donc. « Rhm... C'est délicat  » Je fronce les sourcils, visiblement, lui aussi pense que Mathieu n’a pas de qualités particulières qui me donnerait envie d’être sa femme. « Honnêtement Félicie je ne sais pas, ça fait un moment que je ne vis plus là bas, quand je suis parti Mathieu n'était qu'un enfant, mais ce qui est sur c'est qu'il se prenait moins la tête que maintenant » Je l’écoute, je ne dis rien. Visiblement, il ne connait plus son frère. « Ce que tu dis, c'est un peu superficiel tu crois pas ? La beauté ça ne se résume pas simplement au physique, ni aux qualités. » J’hausse un sourcil et hausse les épaules, il est prof de philo en plus d’être médecin ou quoi ? « La beauté c'est subjectif, la personne en face de toi a beau être gentille, attentionnée, si tu ne ressens rien à son contact ça ne sert à rien » Je soupire, il a complètement raison. Mathieu aurait pu être le plus bel apollon du monde, je n’aurais rien ressenti pour la simple et bonne raison qu’il est celui qui va me priver de ma liberté de choix matrimonial. Ian attrape délicatement mon poignet, et le caresse. J’arrête instantanément de respirer. « Celui, ou celle » Sauf que le celle ne s’impose pas ici, je sais que je n’aime pas les femmes, j’ai déjà voulu tenter l’expérience et ça ne m’a pas vraiment plu. « Qui arrivera à te faire ressentir toute une envolée de papillon dans ton ventre, rien qu'avec ce simple contact physique... » Je frissonne, et quand il replace une de mes mèches rebelles derrière mon oreille, ça n’arrange rien. Nouvelle vague de frisson. « Celui qui te fera sentir belle, rien qu'en te regardant dans les yeux... » Je déglutis et détourne un peu mon regard du sien, avant d’y replonger. « Celui que tu ressentiras au plus profond de tes tripes, sans même qu'il te touche... » Je frissonne une nouvelle fois. « C'est tout ça, qui te fera dire si cette personne, c'est l'homme de ta vie, peu importe qu'il soit grand, petit, chauve, complètement débile, passionné de chaussette  » Je l’écoute tellement attentivement que je sursaute même quand il s’arrête, et je comprend qu’il n’ajoutera rien de plus. Il se décale, et je m’avance doucement vers lui. « Je… » Je ne sais pas quoi dire, je suis clouée, sur le cul de ce qu’il vient de me dire. (Pas sur le sien) (chut) « Ben… » Je ris, nerveusement et je me décale cette fois-ci en glissant ma main dans mes cheveux. « Je ne sais pas vraiment quoi dire. » En fait si, je le sais, mais ça ne me rassure pas vraiment. « Et comment faisons-nous si cette même personne reste inaccessible ? Je veux dire pour une raison ou pour une autre, on a l’impression qu’elle est LA personne, mais que… enfin qu’elle ne peut pas être LA personne malgré qu’elle le soit. » Je grimace un peu, on part dans un débat sans nom là. « Ian. » J’ai la voix douce, presque sensuelle, c’est pas bon signe. « Tu as déjà ressenti cette sensation ? » Je lui souris affectueusement, et le regarde à nouveau dans ses yeux, et je m’y perd, encore.
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Ian Tremblay
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Mar 12 Sep - 19:54

Tu trouves ça touchant la manière dont elle te défend contre toi même lorsque tu te traites de vieux. « Le hélas était pour Mathieu, moi j’veux bien que tu sois mon beau-frère ! Et t'es pas SI vieux. » Tu rigoles un peu pour montrer que tu apprécies son geste « J'ai quinze ans de plus que toi Félicie, à ton âge je ne parlais même pas aux femmes de cet âge là » Je souris, même si ce n'est pas vraiment la vérité... C'est vrai tu ne leurs parlait pas mais tu faisais autre chose avec ta langue, mais tu décides de garder ces détails pour toi, faudrait pas que tu l'as traumatise. T'es pas doué en général avec les gamins, c'est pas ton truc. Même si tu as eu cet âge un jour ça te parait si loin... T'as toujours été solitaire toi, te mêlant aux autres seulement quand c'était obligatoire. T'es un loup solitaire et tu le vis bien, t'aime ta tranquillité et surtout tu n'as pas peur d'être seul. Déjà depuis tout petit tu as su te détacher suffisamment de ce que disaient tes parents pour écouter seulement tes convictions, mais ça ils ne le savent pas, car malgré tout tu as toujours veillé à ne pas sortir des sentiers battus lorsque tes parents pouvaient te voir. T'es un malin, mais ça te perdra un jour. Tu lui fais ton long discours, tu y as mis toutes tes tripes, tu parles à coeur ouvert et ça te fait du bien de pouvoir parler de ça, car ça fait longtemps que tu ne ressens plus ça, pour personne. Ces sensations que tu décris à Félicie te font mal, elles t'ont fait du mal autant qu'elles t'ont fait du bien. Mais aujourd'hui tout ça c'est fini, ton coeur s'est remis à battre, même si ça a été difficile maintenant t'es debout et plus personne ne te fera redevenir l'ombre de toi même que tu étais après le passage de cette femme. Félicie est complètement déboussolée elle ne sait même pas comment aborder la chose, elle rigole nerveusement en se passant la main dans ses beaux cheveux noirs, je lui souris doucement et elle ose enfin prendre la parole  « Je ne sais pas vraiment quoi dire. » Tu rigoles un peu et continue de lui sourire pour ne pas lui faire peur, t'as vraiment l'impression que ce que tu as dit la fait réfléchir.  « Eh bien ne dit rien... » Bravo Sherlock, c'est pas parce que toi tu réagis comme ça que c'est le cas de tout le monde « Et comment faisons-nous si cette même personne reste inaccessible ? Je veux dire pour une raison ou pour une autre, on a l’impression qu’elle est LA personne, mais que… enfin qu’elle ne peut pas être LA personne malgré qu’elle le soit. » Ces questions tu t'y attendais, c'était légitime, tu peux pas balancer un grand discours sur l'amour sans échapper à ça, surtout venant de la part d'une adolescente en pleine crise existentielle. Tu passes ta main dans tes cheveux en pensant qu'ils auraient bien besoin d'une coupe, puis tu prends la parole, plus détendu cette fois ci. « Parfois il faut savoir se battre pour ce dont on a envie, parfois les choses inaccessibles ne le sont pas vraiment » Tu lui souris, et bien trop con tu ne comprends pas ses sous-entendus, dans ton esprit elle doit certainement parler d'un autre garçon de son lycée, certainement le capitaine de l'équipe de hockey ou quelque chose comme ça. Puis Félicie se met à te regarder doucement, tout entier, avec des yeux attendrissant, tu penses qu'elle va te révéler le nom de cette personne mais non, elle murmure doucement ton prénom, comme un amant le ferait, puis elle te lâche une bombe, elle te demande si ces sentiments tu les as déjà ressentis, eh merde, ça fait mal. Tu souffles, tu ne pensais pas qu'elle allait te demander ça et t'es pas prêt, pas prêt de retourner dans le passé pour lui expliquer pourquoi maintenant tes rapports avec les femmes c'est seulement pour t'amuser, pour te faire décompresser, pour te faire ressentir autre chose. Tu tritures tes doigts mais tu décides d'être honnête sans rentrer dans les détails, la fixant dans ses jolis yeux clairs qu'elle ne cesse de braquer sur toi, au fond ça te déstabilises mais tu y penseras plus tard. « Il y a très longtemps, oui. Mais aujourd'hui c'est fini, c'est mieux ainsi. » Tu secoues la main comme pour lui dire d'oublier « Ces sensations te font parfois autant de mal que de bien, il faut savoir y dire stop au bon moment, comprendre que quand il n'y a plus rien à faire, il faut lâcher prise » Tes paroles doivent pas avoir beaucoup de sens pour elle, mais tu n'en diras pas plus, ça ne la regarde pas. Tu souffles encore, t'as l'impression de faire que ça depuis le début, et tu ne te demandes même si ça n'aurait pas été plus relaxant de rester à table avec les gosses et les complots, même si ce diner ressemble plus à un épisode de game of thrones qu'un diner entre amis.
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Félicie Gauthier
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Mer 13 Sep - 14:47

« J'ai quinze ans de plus que toi Félicie, à ton âge je ne parlais même pas aux femmes de cet âge là » J’écarquille les yeux, j’oublie parfois notre différence d’âge, je vous jure. Enfin clairement quinze ans c’est énorme, je pensais pas autant, enfin si mais je ne me suis pas amusée à calculer. Je me contente d’hausser mes épaules, et nous voilà parti dans un débat purement philosophique sur la beauté d’un être. Il m’explique ainsi que la beauté est un caractère subjectif de l’existence, nous voyons une personne belle grâce à nos critères de beauté, et non par ce qu’elle est réellement. Le plus laid des hommes pour l’un paraitra le plus bel apollon pour un autre, comme la plus magnifique des femmes peut se révéler être la plus laide. C’est un fait, c’est comme ça, et philosophiquement parlant, contrairement aux oeuvres d’art, nous n’avons pas de critère pour juger objectivement si une personne est belle ou non. Le médecin fait rapidement le rapprochement avec le sentiment amoureux qui baigne en chacun de nous, et semble comme une flamme qui n’attend qu’un signe pour s’allumer et nous consumer de l’intérieur, des papillons dans le creux de l’abdomen, la personne dont à peine un regard peut nous faire fondre comme glace, cette personne qui nous paraitra magnifique uniquement parce que nous le voulons, et non parce qu’elle l’est réellement. Nous choisissons nous même de la beauté d’une personne, contrairement au sentiment amoureux. A la fin de son monologue, je suis prise d’émotion et je ne sais plus quoi répondre. « Eh bien ne dit rien… » Je souris un peu, et j’hausse les épaules avant de poser une question qui me trotte en tête. Que faire si la personne qui nous rend dingue est inaccessible pour une raison ou pour une autre. Ian semble hésitant à me répondre, il ne doit pas savoir lui même et ça me fait sourire. « Parfois il faut savoir se battre pour ce dont on a envie, parfois les choses inaccessibles ne le sont pas vraiment » Je fronce les sourcils, ouais, ok…  Je soupire légèrement, et je réfléchis pendant quelques minutes à ce que je vais bien pouvoir lui répondre. J’introduis finalement réponse dans la simple prononciation peut-être un peu trop sensuelle de son patronyme, et je lui demande si il a déjà ressenti ce sentiment. Il ne semble désormais plus si à l’aise, et je comprend que j’ai touché un point sensible de sa personne. « Il y a très longtemps, oui. Mais aujourd'hui c'est fini, c'est mieux ainsi. » Je fronce les sourcils, je ne suis pas certaine de comprendre. « Ces sensations te font parfois autant de mal que de bien, il faut savoir y dire stop au bon moment, comprendre que quand il n'y a plus rien à faire, il faut lâcher prise » Je plisse très légèrement les yeux, des millions de questions me viennent en tête et je ne sais pas laquelle poser. Quand devons-nous dire stop ? Comment comprendre qu’il n’y a plus rien à faire ? Que faire quand cette personne ne trouve en face de nous ? Je déglutis, rougis un peu, et finalement je m’approche doucement de lui. « Mais Ian… » Je plonge mon regard charmeur dans le sien, pour l’amadouer doucement vers un chemin qui s’annonce sinueux. « Il faut goûter une chose avant d’être sûre qu’on l’aime vraiment. » Sur ces derniers mots, et avant même qu’il fasse le rapprochement, je me penche rapidement vers lui afin de poser mes lèvres sur les siennes. Je me décale très rapidement, baissant la tête et le regard. Je ne sais pas ce qui vient de me prendre, c’est du n’importe quoi. Je décide d’en rire, mais ça ne me fait pas rire du tout. « Eh bah dis-donc, on va dire qu’avoir dix-sept ans ça me rend un peu zinzin ! C’est comme ça qu’on dit ? Zinzin ? » J’ai les joues rouges, je suis gênée, et ça risque d’être que le début.
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Ian Tremblay
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Mer 13 Sep - 15:13

Tu sens que ton discours la déstabilise, elle te regarde avec des yeux plus grands, ses gestes sont plus contrôlés, elle t'appelle doucement, comme si elle essayé de te charmer, mais ça doit être ton imagination car tu ne vois pas pourquoi elle ferait ça. Comme tu l'as dit plutôt tu as quinze ans de plus qu'elle, pas sur que son style ça soit les hommes en âge d'être son père, son frère, ou du moins une figure d’autorité. Mais finalement on dirait bien que tu te trompes car avant même que tu puisses lui répondre à propos du fait de gouter quelque chose pour savoir si on l'aime elle approche rapidement son petit corps de toi et colle ses lèvres contre les tiennes. C'était bref, doux, et surtout avec un goût d'interdit. Putain, ses lèvres se sont détachées aussi vite qu'elles sont arrivées mais t'arrivent encore à les sentir sur ta bouche. Tu passes rapidement ta langue sur tes lèvres, encore perturbé. Tu restes là les bras ballants, comme un con, tu sais pas quoi faire et surtout t'es complètement paralysé bordel mais qu'est ce qui lui a pris ! Tu oses enfin la regarder elle est toute rouge, et garde la tête baissée, aussi gênée que toi. Tu te racles la gorge puis elle rigole « Eh bah dis-donc, on va dire qu’avoir dix-sept ans ça me rend un peu zinzin ! C’est comme ça qu’on dit ? Zinzin ? » Tu fronces les sourcils, ça te fait pas rire, mais alors vraiment pas. Tu te recules d'elle car la sentir trop près de toi te fais quelque chose, et ça te fait peur. C'est qu'une gamine, même pas majeure et toi t'as trente piges. Mais qu’est ce qui t’as prit de décider d’aller te balader avec elle. C’est la fiancée de ton frère, ton petit frère. Cette fille tu vas être amenée à la voir toute ta vie, à voir ses enfants, à t’occuper d’eux lorsqu’ils seront malades. T’es vraiment con Ian, t’es incapable de voir les signes, car t’es pas non plus innocent dans cette histoire, si elle a fait ça c’est qu’elle a du sentir quelque chose de ta part, quelque chose qui lui a fait dire que tu dirais pas non. « Putain Félicie ! C'était quoi ça ?! » Tu frottes tes cheveux, t'essayes de te calmer pour pas lui faire peur mais t'es carrément entrain de péter un câble. « Merde... mais... C'est à cause de ce que j'ai dit ? » Finalement tu fais un pas en avant car t'as besoin de voir ses yeux, ses réactions, si ça la touche, si elle est vraiment désolée et surtout pour savoir la vérité, en cet instant tu supporterais pas un mensonge « J'ai fais quelque chose que t'aurais pu mal interpréter ? » Tu te sens mal, tu te sens con, et surtout t'as peur qu'elle répète ça. T'essayes de mentalement te repasser la conversation que vous avez eue et tu te sens encore plus mal, tu penses que c'est de ta faute si elle a fait ça, t'aurais pas du la caresser, lui livrer tout ça, tu te sens comme une merde. « Ecoute je suis désolé pour ce que j'ai fais tout à l'heure, c'était pas correct de ma part... » Et maintenant c'est toi qui t'excuses alors que c'est elle qui t'as embrassée. Elle est gênée, mais pas autant que toi. Car cette brève connexion entre vous, ça ta plus, mais qu'est ce que tu te sens mal.
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Félicie Gauthier
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MessageSujet: Re: seventeenth birthday (félician)   Mer 13 Sep - 18:34

Je suis littéralement subjuguée par les paroles de Ian, si bien qu’à la fin, je suis incapable de prononcer quelques mots. Je ne sais pas quoi dire, il est en train de me rendre au point que je réfléchis tellement que j’en deviens presque incapable. Des millions de questions me viennent en tête, et je n’arrive pas à faire le tri. C’est ainsi que doucement, je m’approche de lui, avant de goûter à ses lèvres en un millième de seconde avant de m’écarter brutalement, comprenant ce que je viens de faire. J’essaye de le prendre à la rigolade, je le montre, mais ce n’est pas ça. Ni moi ni même Ian avons envie de rire. La seule chose dont j’ai envie est de m’enfuir en courant, et de me planquer pour qu’on ne me retrouve plus jamais. Je n’ose même plus croiser son regard, et de toute façon, vu la tête qu’il affiche, je comprend qu’il ne vaut mieux pas que je cherche à le regarder. Il semble réfléchir, je le comprend à son froncement de sourcil et à ses mains, moites. Et finalement… « Putain Félicie ! C'était quoi ça ?! » Je ne m’attendais pas à ce qu’il prenne la parole, et je fais un immense bon en arrière. Je glisse ma main dans mes cheveux, et me mord la lèvre presque à sang tellement je suis gênée. « Merde... mais... C'est à cause de ce que j'ai dit ? » Je secoue vivement la tête, il ne doit pas culpabiliser, c’est pas à cause de ses paroles ni même de lui-même c’est juste mon cerveau qui bug… ou peut-être que son monologue et ses douces paroles sont la cause de ce dysfonctionnement. Je frissonne légèrement, et je reste silencieuse, je crois que ça vaut mieux pour moi. « J'ai fais quelque chose que t'aurais pu mal interpréter ? » Je secoue à nouveau la tête, et prononce simplement et très doucement « Non… » avant de me taire à nouveau et de baisser la tête, honteuse. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Pourquoi je viens de lui sauter dessus. Il va me prendre pour une fille facile désormais, il va même peut-être s’imaginer des choses, et voilà le merdier dans lequel je viens de me mettre volontairement. Je suis vraiment dans une merde profonde. Aussi profonde que le grand canyon tiens. C’est une catastrophe, je suis une catastrophe ambulante, je vais bien avec Mathieu finalement. « Ecoute je suis désolé pour ce que j'ai fais tout à l'heure, c'était pas correct de ma part... » Cette fois-ci je ne peux pas le laisser continuer, et je décide de prendre enfin la parole. « Non mais Ian c’est pas toi arrête t’as rien fait de mal, c’est moi, c’est les hormones je vais pas tarder à avoir mes règles ça doit être ça… » Je déglutis, sexy la tournure de la conversation. « Ian je crois que c’est à moi de m’excuser, je ne sais pas ce qui m’a pris, et je regrette. Excuse-moi. » Je ne regrette absolument pas, mais je ne veux pas qu’il pense que je l’ai fait exprès et volontairement. Enfin on ne m’a pas mis un couteau sous la gorge quand même. « Ce n’est pas mon style d’attitude… » Je ne veux vraiment pas qu’il me prenne pour une fille facile. « Je pense qu’on devrait peut-être rentrer, ou on se balade, comme tu veux… j’en sais rien… » Je déglutis, maintenant j’ai la trouille de rentrer à la maison et que mes parents voient sur mon visage que je viens d’embrasser un homme de quinze ans de plus que moi et qui est en plus mon futur beau-frère. Et mon médecin…
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seventeenth birthday (félician)

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