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 La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]

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Arthur Ross
« hakuna matata »

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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Sam 21 Oct - 21:18

Ce n’est pas que je sois avare de compliments, mais je ne pratique pas la flagornerie. Je suis quelqu’un de franc et sincère, je crois que l’avocate l’a bien compris. « Effectivement, vous en avez marqué. » avoué-je sans retenue, je ne suis pas insensible à ses efforts et je pense que c’est bien de le lui dire. Un dîner dans une pâtisserie n’a rien de commun, mais l’idée d’en faire un repas à part entière n’est pas une idée qui me déplait, au contraire. Enfant j’ai déjà rêvé de ne manger que des desserts au cours d’un repas, il aura juste fallu attendre une grosse vingtaine d’années pour que cela se réalise. Pour avoir choisi cette endroit, Andrea doit être une habituée, elle ne laisse rien au hasard on se ressemble sur ce point. Je lui demande donc des conseils quant aux immanquables de la boutique et sa réponse est plutôt claire : tout. N’ayant pas manger à midi j’ai plutôt faim, ça me laisse une bonne opportunité de pouvoir suivre le conseil de la jeune femme. « Non pas du tout. Mais je ne veux pas que vous me pensiez incapable de faire des choix. » dis-je afin de dissiper ses doutes. Installé à table j’écoute l’avocate m’expliquer de quoi sera fait notre dîner, elle a vraiment tout prévu. Je souris, enthousiaste face à ce qu’elle m’énonce « Et bien j’ai hâte de découvrir tout cela. » à ces mots la jeune femme se lève pour aller chercher elle même les plateaux sur lesquels sont répartis des assortiments de gâteaux tous plus appétissants les un que les autres. Je me lève et récupère le plateaux qu’elle me tend puis me rassois en observant avec attention chaque pâtisserie. La jeune femme me demande si je suis familier de quelques unes, je hoche la tête « J’ai eu cette chance oui. Les macarons, la tarte au citron et le fondant au chocolat qui reste un classique. ». Elle me parle alors de l’auteur de ces œuvres, une connaissance de longue date qu’elle a aidé à s’installer.
Alors qu’elle parle de son ami je regarde machinalement en direction de la cuisine, je croise alors directement le regard du pâtissier, lequel a l’air de ne pas perdre une miette de notre dîner, ou plus exactement il ne rate pas le moindre geste de l’avocate. Je plisse légèrement les yeux, me demandant s’ils ont un passé tous les deux. Mon interlocutrice s’en rend compte et ne rate pas une remarque sur le sujet, mon attention se pose sur elle « Je n’ai pas peur je suis perplexe. » précisé-je avec un sourire en coin. J’arque un sourcil face à ses interrogations, j’ai comme l’impression qu’elle prend un malin plaisir à reprendre les mots que j’ai utilisé lors du concert. « C’est plutôt lui qui est jaloux si vous voulez mon avis. » j’échappe un léger rire, plus amusé qu’autre chose. Je n’ai pas de raison d’éprouver quelconque jalousie, c’est face à moi qu’elle est assise. Je croque dans un mini Paris-Brest et hoche la tête, oui cette fois nous sommes quittes. Mon regard suit son mouvement de jambe, loin de moi l’idée d’être impoli mais elle a des arguments plutôt convainquant. Je relève les yeux vers elle « Est-ce que ça va me poursuivre ? » demandé-je malicieusement « Mais si vous voulez vous venger… j’imagine que rien que je ne puisse dire vous en dissuadera. ». Je n’en attendais pas moins, mais je dois reconnaître que ces gâteaux sont délicieux « Qu’est-ce que vous préférez ? » je désigne son plateau du regard « Et ne me dite pas tout. Ce n’est pas une réponse. » je prends une bouchée de tarte au citron, succulente, comme le reste. Regard furtif vers les cuisines, cette fois le chef pâtissier ne joue plus les espions « Votre robe a beaucoup plu à votre ami. » je souris « Comment lui en vouloir ? Elle vous va à ravir. Vous en planquez beaucoup des comme ça dans votre bureau ? ».
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Andrea Manzonni
« hakuna matata »

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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Sam 21 Oct - 22:47


« Non pas du tout. Mais je ne veux pas que vous me pensiez incapable de faire des choix. » « Vous en avez fait plein, Arthur. Et ils sont tous significatifs chez un homme. » Il a fait celui de me supporter depuis le début, celui de répondre à mes invitations, celui de me rappeler mon invitation à dîner et également celui de me faire confiance, sans oublier ce que j’ai pu voir cet après-midi, le voir à l’œuvre dans l’exercice de son métier. Mais ce soir, le boulot est derrière nous, c’est une rencontre humain, et non professionnelle.
« J’ai eu cette chance oui. Les macarons, la tarte au citron et le fondant au chocolat qui reste un classique. » « Un connaisseur. Vous allez pouvoir me dire ce que vous pensez d’un chef français, alors. » Après tout je me suis laissée aller au talent d’un vrai chef japonais lors de notre premier rendez-vous, il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement ce soir. Arthur est joueur et c’est sans doute quelque-chose qui me plaît beaucoup chez lui. Sous ses airs de mec sérieux, il est capable de se jeter à l’eau.
Les deux hommes de la pâtisserie se lancent alors un jeu de regards, un combat de coq, vraiment ? Mais comment leur dire… Il n’y a pas de compétition ce soir, même si j’en suis flatté. C’est un regard particulier qu’Arthur pose en ce moment sur son principal rival, à moins que je ne me fasse des idées, mais c’est plutôt celui d’un homme qui n’apprécie pas qu’un autre tourne autour de l’objet de convoitise de sa soirée. « C’est plutôt lui qui est jaloux si vous voulez mon avis. » « Lui, jaloux ? Pourquoi le serait-il ? » Subtile façon, ou pas, de comprendre ce qui pourrait attirer les convoitises d’un homme. Je ne me suis pas vraiment caché de la jalousie que j’éprouvais à l’idée qu’une fille puisse glisser son numéro au creux de la main d’Arthur. « Est-ce que ça va me poursuivre ? Mais si vous voulez vous venger… j’imagine que rien que je ne puisse dire vous en dissuadera. » « Vous remarquez enfin mon côté requin, je commençais à me dire que vous étiez moins perspicace que vous en avez l’air. » Fronçant le nez comme une fouine pour appuyer ma boutade. Je ne suis pas un requin, je sais simplement ce que je veux. Je sais aussi parfaitement ce que je cherche à donner comme image, je contrôle tout, là est mon grand problème. Le laisser aller est encore une vague utopie pour moi. « Qu’est-ce que vous préférez ? Et ne me dite pas tout. Ce n’est pas une réponse. » « Mm… j’aime le chocolat, d’une façon presque addictive. Mais si je devais faire un choix, ce serait celui de la tropézienne. » Mais Arthur n’est pas le genre d’homme à se contenter d’une réponse si simple, alors je me sens dans l’obligation d’argumenter. « Ca me rappelle certaines vacances, quand on partait quelques jours en mer, sur le voilier de mon père. Avant de partir, ma mère faisait quelques courses, et le premier déjeuner qu’on partageait à bord, se terminait toujours par une tropézienne. De même quand on rentrait au port. Et elles avaient exactement le même goût. » Je ne suis pas vraiment une romantique, ou je ne me l’avoue pas vraiment. Mais je me raccroche souvent à certains souvenirs. « Votre robe a beaucoup plu à votre ami. » J’arque un sourcil, flattée. Mais j’attends la suite. « Comment lui en vouloir ? Elle vous va à ravir. Vous en planquez beaucoup des comme ça dans votre bureau ? » « Ca vous intéresse ? » Je souris à mon tour. « Un certain nombre. Mais dites-moi… Elle ne plaît qu’à mon ami ? » Après tout, quel besoin de jouer la distance ? Il n’y a que nous, et puis nous avons passé le stade des convenances, c’est un ami que j’invite à dîner, pas un collègue. Mon portable s’agite sur la table, et je décide de ne pas y faire attention, le retournant sur la table tandis qu’il continue de vibrer. « Je ne vous propose pas un dessert. Mais peut-être un dernier verre ? »
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Arthur Ross
« hakuna matata »

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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Lun 23 Oct - 13:08

Je n’ai pas la prétention d’être un vrai connaisseur de la pâtisserie, mais j’en suis un amateur averti qui ne boude pas son plaisir d’avoir l’occasion de déguster ces délicieux gâteaux. Si l’avocate estime le travail de ce chef ce n’est probablement pas pour rien, elle est trop habituée à la qualité et exigeante. A moins que son avis soit biaisé par une histoire commune plus intime qu’il n’y paraît… ce n’est pas improbable. D’autant plus à la manière dont l’homme la regarde. La jeune femme m’indique que je n’ai pas de raison d’être jaloux, cependant lui je crois qu’il a toutes les raisons de l’être, ce que je ne manque pas de faire remarquer. L’avocate s’étonne, je souris « A vous de me le dire. Il est celui qui vous observe et vous le connaissez. Ma présence à l’air de l’ennuyer. » elle le présente comme un ami mais ils ne sont peut-être pas juste ça. Et peu importe que ce soit le cas ou non, ça ne change rien à la soirée. La discussion se poursuit, légère et teintée d’humour, avec un semblant de taquinerie à mon égard de la part de la jeune femme. Cette histoire de sex-shop semble l’avoir marqué, ce n’est pas étonnant mais je m’interroge sur le temps que ça lui prendra à digérer ça. Va-t-elle se venger ? Ce serait son genre, je le sais. Son côté requin ne passe pas inaperçu, c’est la belle façade qu’elle affiche pour être respectée en tant qu’avocate. Et elle brille dans ce domaine, il n’y a rien à redire là dessus, en revanche j’ai pu observer qu’elle est bien plus que cela. « Si j’avais été un piètre observateur je me serai empressé de vous faire par de mon analyse. Mais ce n’est qu’un aspect de vous, ce côté requin comme vous dites. » je hausse les épaules « Et pas le plus intéressant à mon sens. » c’est un avis tout à fait personnel.
Comme j’ai à cœur d’en découvrir toujours d’avantage la concernant j’interroge l’avocate sur ses goûts en matière de pâtisserie, après tout c’est le moment opportun pour cela. J’apprends alors son addiction au chocolat, mais son choix se porte sur la tropézienne. Pas familier de ce gâteau j’en profite pour le goûter afin de me faire un avis. C’est plutôt bon mais pas le meilleur à mon goût. Mais si Andrea l’apprécie tant c’est parce qu’une histoire s’y rattache, une histoire la ramenant à une notion de famille à laquelle elle semble se raccrocher. Des souvenirs précieux d’une harmonie probablement rare dans un monde où les faux semblants sont de mise. J’apprécie que la jeune femme se livre ainsi et j’honore son récit en lui offrant toute mon attention. Qui a dit que les hommes ne savent pas écouter ? « Une valeur affective donc. » dis-je avec un léger sourire. La dégustation se poursuit, moi qui avait faim je commence à être rassasié. Cependant je ne suis pas contre faire durer le moment, je serai stupide de ne pas profiter d’une si charmante compagnie. Si le chef pâtissier à remarquer l’élégance de l’avocate, il en est de même pour moi. J’use de subtilité pour le lui faire savoir « Bien sûr que ça m’intéresse. Depuis tout gamin j’ai toujours voulu savoir ce qu’était le truc des magiciens. » plaisanté-je en plantant mon regard dans le sien. Je secoue doucement la tête à sa question « Non elle me plait également beaucoup. Vous la mettez parfaitement en valeur. ». Je glisse un coup d’œil vers son portable qui vibre sur la table, l’avocate le retourne pour ignorer l’appel. Je souris satisfait de sa démarche et d’autant plus de la proposition qui suit « Avec plaisir. ».
Après qu’elle eu remercié son ami nous quittons la pâtisserie, « Une idée d’où vous souhaitez aller ? » demandé-je alors que nous regagnons ma voiture dont j’ouvre la portière côté passager à l’avocate. « J’ai du bon vin. » dis-je alors qu’elle passe près de moi pour monter à bord. J’esquisse un sourire et referme la porte avant de faire le tour de la voiture pour me mettre au volant. « J’ai de la bonne bière aussi cela dit… » ajouté-je en mettant le contact.
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Andrea Manzonni
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Lun 23 Oct - 13:38


« A vous de me le dire. Il est celui qui vous observe et vous le connaissez. Ma présence à l’air de l’ennuyer. » « Si votre question sous entendue est de savoir si nous avons un passif, alors non. Ce n’est pas un de mes ex-petits amis, Arthur. » Puisque nous rentrons dans une certaine dynamique de franchise, il me paraît important de lui dire la vérité. Je sais lire entre les lignes et en particulier entre les siennes, c’est très troublant d’ailleurs. Je ne saurais trop dire pourquoi il m’est si facile de comprendre où il veut en venir, alors qu’il use d’une subtilité remarquable et très louable. « Si j’avais été un piètre observateur je me serai empressé de vous faire par de mon analyse. Mais ce n’est qu’un aspect de vous, ce côté requin comme vous dites. Et pas le plus intéressant à mon sens. » « Parce qu’il y en a un autre ? Surprenez-moi… » Usant de mon regard charmeur en me perdant derrière ma cuillère, je ne peux résister à autant de tentations. Joindre l’utilité mon invitation au côté agréable du partage avec lui. J’apprécie chaque moment passé avec lui, même quand ils se résument à ce que je me mette après lui. Il en entend, le pauvre, sans vraiment le demander, mais c’est un fait !
Je fini par me livrer, une anecdote toute personnelle et je ne saurais dire si c’est une bonne idée mais j’en ai tout du moins l’envie. Je me sens en confiance avec lui, comme si je n’avais pas besoin d’user de mon rôle de femme fermée, dure et implacable. « Bien sûr que ça m’intéresse. Depuis tout gamin j’ai toujours voulu savoir ce qu’était le truc des magiciens. » Je ris à sa blague, c’est dingue comme je peux glousser en sa présence, je déteste ça ! Je ne suis pas une de ces pouffes qui gloussent à la moindre blague pourtant ! « Non elle me plait également beaucoup. Vous la mettez parfaitement en valeur. » « Je vous remercie. » Appréciant le compliment, surtout venant de sa part. Je termine chaque gâteau entamé, si, je suis comme ça, j’aime faire honneur à ce qu’on me sert, bon, pour être tout à fait franche, j’ai dû mal à retenir ma gourmandise, mais je le garde pour moi.
Il est temps de quitter la pâtisserie et de laisser tout le monde rentrer chez soi, après tout ils entament leur journée à 4 h du matin et il est déjà plus de 23 h. Je ne voudrais pas abuser. J’enfile mon trench, demande une seconde à Arthur et passe dasn le labo pour entourer mon ami d’un bras et le remercier d’un baiser sur la joue. « Toujours aussi doué, Sebastien. Et cette Tropézienne… » Je remercie toute l’équipe, et retrouve Arthur devant la pâtisserie. « Une idée d’où vous souhaitez aller ? » « Pas la moindre, mais vous allez trouver. » Ma pochette dans une main, glissant une main dans mes cheveux de l’autre, étant donné le vent qui nous fait cet affront d’être si glacial. Il m’ouvre galamment la portière, je le remercie. « J’ai du bon vin. » J’arque un sourcil et monte. « J’ai de la bonne bière aussi cela dit… » M’annonce-t-il en retrouvant l’habitacle de la voiture. Je ris. « Alors tout dépendra de la musique que vous comptez mettre, Monsieur Ross. » Puisqu’il est si galant, il m’est impossible de manquer de politesse. Je le laisse me conduire, et je crois que j’apprécie ça. Ne pas avoir toujours le contrôle, comme maintenant.
Nous arrivons devant chez lui, je dois reconnaître qu’il ne manque pas de goût, je n’ai jamais été déçue. Je le laisse me guider jusqu’à son intérieur. « C’est un très bel appartement… » N’étant entrée qu’à son invitation, je peux maintenant jeter un œil partout. « Et particulièrement bien rangé pour un homme seul… A moins que vous ne le soyez pas. » Bizarrement, je suis moins subtile que lui dans mes démarches.
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Arthur Ross
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Lun 23 Oct - 16:19

Un seul autre aspect de l’avocate ? Elle en possède plusieurs et je ne saurai lequel choisir, surtout que je n’ai pas la prétention de tous les connaître. Même son regard charmeur ne me fait pas lui offrir une réponse, juste un petit sourire énigmatique. J’ai envie de la découvrir d’avantage pas de choisir seulement une part de qui elle est. Chaque nouvelle discussion m’en dit un peu plus sur la jeune femme, je suis attentif que ça soit pour entendre ses anecdotes ou rivaliser avec sa répartie bien affûtée. J’apprécie réellement ce moment en sa compagnie, je suis sans doute un peu au delà du simple passe-temps et il n’est plus vraiment question de tromper l’ennui. La séduction s’immisce entre nous, comme le soir où elle m’a invité à aller à un concert. Le jeu devient un peu plus franc à chaque rencontre, les règles changent subrepticement et j’adore ça. L’estomac pleins de ces délicieux gâteaux, la décision est prise de partager un dernier verre. Je laisse le choix à l’avocate de m’indiquer une quelconque envie sur l’endroit où aller boire ce verre. Elle admet ne pas avoir d’idée, c’est presque étonnant, à croire qu’elle ne prévoit pas vraiment tout. J’aime assez qu’elle ne soit pas dans le calcul et laisse place à l’imprévu, au moins dans ce genre de situation. J’y vois une opportunité de remanier une nouvelle fois les règles du jeu et propose indirectement que nous allions chez moi. La réponse de l’avocate se fait aussi à demi-mot mais elle accepte et j’en suis ravi. Une petite quinzaine de minutes plus tard nous sommes devant la porte de mon appartement que je déverrouille pour inviter la jeune femme à entrer. J’allume les lumières et souris à sa remarque, ce n’est pas vraiment mon appartement mais c’est là où je vis alors j’imagine que c’est tout comme. « Merci. » ce n’est pas moi qui le paye mais je l’ai choisi alors je peux bien prendre le compliment. « Entrez je vous en prie. » dis-je pour l’inviter à s’avancer d’avantage dans la pièce à vivre.
L’avocate note l’ordre qu’il règne chez moi, fait étonnant, à l’en croire, pour un homme vivant seul. J’échappe un rire « Oui je vis seul. Et j’aime vivre dans un environnement ordonné. » je la regarde qui observe la pièce avec curiosité « Rassurez vous ça n’a rien de maladif, vous pouvez bouger les livres ou ne pas aligner les télécommandes je ne ferai pas un scandale. » plaisanté-je tout en me dirigeant vers le système audio pour mettre un peu de musique. Je choisis quelque chose de relativement calme ça me semble plus approprié pour une fin de soirée comme celle-ci. Je désigne le canapé du regard « Mettez vous à l’aise. » puis me dirige vers le meuble où je range ma vaisselle « Alors vin ou bière ? Vous avez fait votre choix ? » je sors en conséquence les verres adéquats et fais le service. Je rejoins l’avocate lui tendant sa boisson « J’ai cru comprendre que vous passiez certaines de vos vacances dans le sud de la France. La Tropézienne ça n’a rien de très américain. » et j’ai bien noté que son ami pâtissier est français, je suppose donc qu’ils ont dû se rencontrer là-bas. « Vous aimez la mer ? La navigation ? » je n’ai pas raté le passage où elle disait avoir passé du temps sur le voilier paternel, ça peut avoir déclenché chez elle une passion pour le domaine marin, qui sait ? Je souris en la voyant perplexe vis à vis de mes questions « Non ce n’est pas un jeu. J’ai juste envie d’en savoir plus sur vous. ».
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Andrea Manzonni
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Lun 23 Oct - 18:56


Nous passons une étape tous les deux, nous voilà non plus en terrain neutre jusqu’à présent concernant nos rendez-vous, mais je me retrouve dans le sien, sur son terrain à lui, dans son propre appartement. Nous sommes des adultes, certes, capable de gérer les choses, toujours est-il que chaque moment que je passe à ses côtés peut être une surprise, je me demande bien ce que le sors ou bien lui-même peut avoir comme idée de la fin de soirée. « Entrez je vous en prie. » Mon éducation veut que j’attende cette formule pour pénétrer dans une intimité quelconque et le lieu de vie d’une personne est on ne peut plus personnel, encore qu’on ne puisse pas dire que les traces de personnalité débordent dans cet appartement. Tout y est très bien ragé, clair, net, précis. Mais cet homme a-t-il une envie en dehors de nos bureaux ? Un appartement témoin ! Epuré, classe, spacieux, j’aime beaucoup, mais je n’en n’apprendrais pas beaucoup de lui ce soir, visiblement. « Oui je vis seul. Et j’aime vivre dans un environnement ordonné. » Ah ben pour parler d’ordre, on ne peut que le croire. S’il est aussi organisé dans ses dossiers et son bureau, mon père va vraiment finir par le préférer ! « Rassurez-vous ça n’a rien de maladif, vous pouvez bouger les livres ou ne pas aligner les télécommandes je ne ferai pas un scandale. » « Oui, c’est très rassurant. Un tel ordre est parfois signe de psychopathie… » Non pas qu’il en ait l’air, mais pour un homme qui ne s’attendait sans doute aucunement à ramener de la compagnie ce soir, je trouve qu’il est non pas ordonné, mais carrément minutieux ! J’ai du personnel pour s’occuper de mon appartement, je n’ai aucun mérite. J’ai toujours connu ça, l’assistance pour les tâches les plus ingrates. Il pense même à mettre de la musique, une musique d’ambiance. « Mettez vous à l’aise. » Je ne me fais pas prier et m’assied sur le canapé, déposant ma pochette sur le comptoir. Je m’assied de côté, mon bras en appui sur le dossier, de façon à ne pas couper la conversation. Son canapé blanc immaculé est magnifique. Il a du goût, je reviens encore une fois sur cette conclusion. « Alors vin ou bière ? Vous avez fait votre choix ? » « Plutôt du vin. Merci. » Je pense que c’est encore ce qui se marie le mieux avec le moment passé. Il finit par me rejoindre sur le canapé, et me tendre mon verre, toujours avec cette classe que l’on ne peut que reconnaitre aux anglais. J’aère mon vin et trinque avec lui avant d’en boire une petite gorgée, ses goûts en matière de vin sont aussi sûrs, donc. Une bonne chose. A-t-il des défauts ? « J’ai cru comprendre que vous passiez certaines de vos vacances dans le sud de la France. La Tropézienne ça n’a rien de très américain. » « Vous êtes très observateur. Effectivement, j’ai eu la chance de voyager un peu partout, notamment en France, un pays que ma mère affectionne beaucoup. » Nous y avons un voilier sur Monaco, qui reste le plus souvent au port par manque de temps et sans doute de passion. Avant, il lui arrivait de nous emmener toutes les deux, ma mère et moi, pour quelques jours en mer. Et puis je sais qu’à présent, il a d’autre horizons, plus jeunes… Ma mère le sait, tout le monde le sait, elle a simplement dû lui souffler l’idée que s’il lui prenait l’envie de parcourir les mers avec sa copine du moment, il était plus que préférable que ça lui passe. « Vous aimez la mer ? La navigation ? » « J’adore ça ! La mer m’apaise, l’eau m’apaise d’une façon générale. On s’y sent tout petit. » En pleine mer, sur une place, face à l’horizon, on relativise tellement ce qu’on est… « Mais vous êtes très curieux. Vous vous amusez autant que vous voulez ? » « Non ce n’est pas un jeu. J’ai juste envie d’en savoir plus sur vous. » « Et comment j’en apprends sur vous, moi, si vous posez toutes les questions ? » Buvant une gorgée de mon vin avant de le reposer sur la table basse. « Aucune touche personnelle dans cet appartement. Vous détestez à ce point vous livrer ou vous n’accordez aucune importance à la symbolique ? » C’est important tout ça pour apprendre à connaître les gens, et il a l’air d’un homme tout sauf matérialiste, je me pose des questions avec les moyens qu’il a. « Rares sont les personnes qui foulent ce parquet, n’est-ce pas ? » Je dois avouer me sentir un peu privilégiée, et j’adore ça.
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Arthur Ross
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Mar 24 Oct - 12:49

Je crois bien que l’avocate est surprise qu’il règne autant d’ordre dans mon appartement. J’y passe assez peu de temps il faut dire, je pense que ça aide même si je suis globalement quelqu’un d’ordonné. C’est nécessaire pour mon boulot, je ne peux pas me permettre de me disperser sauf si c’est un rôle qu’il me faut jouer mais ça c’est encore différent. J’invite la jeune femme à se mettre à l’aise, elle s’installe sur le canapé et je nous serre à boire. C’est pour ça que nous sommes là après tout, pour un dernier verre. Elle opte pour du vin, j’ouvre une bonne bouteille c’est la Grande-Bretagne qui paye nous aurions donc tort de nous en priver. Je la rejoins, lui tendant son verre et nous trinquons, le vin est à la hauteur de ce que j’en attendais. Il est de production française ce qui me ramène au goût de l’avocate pour la Tropézienne, un dessert typique de la Côte d’Azur. Je fais la déduction que les Manzonni ont dû y passer quelques vacances, hypothèse confirmée par la jeune femme. C’est sa mère qui aime particulièrement l’hexagone, en bon anglais que je suis les français restent à mes yeux des bouffeurs de grenouilles mais leur pays regorge de paysages variés. Et puis leur sud possède un climat agréable, c’est indéniable. Les questions me viennent naturellement, mais je sens mon interlocutrice un peu perplexe. Je la rassure sur le fait que ce n’est pas un jeu et juste une réelle volonté de la connaître un peu plus. Peut-être est-ce aussi un moyen de ne pas avoir moi-même à répondre à trop de questions. C’est ce que son interrogation sous-entend, en tout cas je l’interprète de cette manière. Je suis un homme secret, par la force des choses, par habitude, mais je suis prêt à répondre à quelques questions malgré tout.
Maitre Manzonni semble intriguée par le caractère impersonnel de mon appartement, ses interprétations me font sourire bien qu’elle n’est pas tout à fait tort. « A vrai dire je vis ici depuis peu, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’approprier les lieux, pas encore totalement. » je hausse les épaules « Je n’ai jamais vraiment eu de port d’attache en dehors de chez mes parents, et j’étais jeune. Alors effectivement je n’octroie peut-être pas tant d’importance à la symbolique comme vous dites. ». Buvant une gorgée de vin je hoche positivement la tête quant à sa déduction sur les visites que je peux avoir « Vous êtes même ma première invitée si vous voulez tout savoir. » dis-je avec le sourire. Elle ne peut pas mesurer ce que ça représente et je ne peux pas trop en dire, mais c’est un vrai privilège qu’elle a. La jeune femme à l’air de le mesurer, en tout cas j’en ai l’impression si j’en crois son attitude. « Vous espériez pouvoir vous faire une idée plus précise de moi en voyant mon intérieur, n’est-ce pas ? » et c’est légitime, je serai moi aussi curieux de voir à quoi ressemble son appartement. Il doit probablement être outrageusement grand pour quelqu’un qui vit seul, bien placé, et décoré avec goût. J’imagine. « Je vous intrigue ? » demandé-je en la regardant dans les yeux « Mais vous aimez ça. Sinon vous ne seriez pas là. » je sais, je fais les questions et les réponses. Je pose mon verre sur la table basse puis me rapproche légèrement « En tout cas vous, vous m’intriguez. » avoué-je en la fixant à nouveau en affichant un léger sourire. Elle est intelligente, douée dans ce qu’elle fait et séduisante, mais je pense que ce n’est même pas la moitié de ce que je peux découvrir la concernant.
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Andrea Manzonni
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Mar 24 Oct - 17:28


Arthur m’ouvre son univers peu à peu, mais au compte-goutte. Se livrer lui-même relève du défi et je dois avouer que le percer à jour est une mission que j’aimerais remplir, sans pour autant trouver la faille. Il est très secret, mystérieux, ce qui n’ôte rien à son charme mais il faut bien avouer que ça reste on ne peut plus compliqué de tomber sur le petit indice qu’il aurait pu laisser échapper, pour la simple et bonne raison qu’il ne perd jamais le contrôle.
« A vrai dire je vis ici depuis peu, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’approprier les lieux, pas encore totalement. » « Et ça donne quoi quand vous vous sentez chez vous ? » Je suis curieuse de ce que cet homme est prêt à se livrer à lui-même. Une photo, quelque-chose du genre, un souvenir de voyage sur une étagère, mais même pas ! Une déco épurée, un style très simple, des lignes droites. Un bel appartement, mais sans lui dedans. Pas même des revues qui trainent. « Je n’ai jamais vraiment eu de port d’attache en dehors de chez mes parents, et j’étais jeune. Alors effectivement je n’octroie peut-être pas tant d’importance à la symbolique comme vous dites. » « Ca ne vous manque pas ? L’Angleterre. » C’est son pays, sa culture, son enfance. Visiblement, il y est attaché, vu qu’il se vante lui-même des origines dont il dispose. Je trouve ça bien d’être fier de sa terre, de ce que l’on est, qu’on l’ait choisi ou pas. J’aimerais pouvoir dire que j’ai un lieu d’attache particulier mais on a trop bougé pour ça. J’ai vu beaucoup de pays, et j’ai aimé ça, mais des racines, je n’en n’ai pas réellement. « Vous êtes même ma première invitée si vous voulez tout savoir. » « C’est un honneur alors. » Tendant mon verre de vin pour trinquer avec lui. Un homme qui ouvre son appartement sans qu’une femme ne le lui demande, et en plus de ça être la première… Je ne doute pas qu’il ait dû avoir plusieurs rendez-vous, sans doute de très belles femmes, il a bon goût. Mais je ne pensais aucunement avoir ce privilège. « Vous espériez pouvoir vous faire une idée plus précise de moi en voyant mon intérieur, n’est-ce pas ? » « Je dois l’avouer, j’étais plutôt curieuse, et je le suis toujours. » Je ne m’en cache pas, je n’arrive pas à obtenir ce que je souhaite le concernant, alors je m’avoue vaincue en espérant que ça marche, cette fois-ci. « Je vous intrigue ? Mais vous aimez ça. Sinon vous ne seriez pas là. » Je dois l’avouer, il me surprend, et qui ne dit mot consent, je consens pleinement d’un regard. « En tout cas vous, vous m’intriguez. » « Moi ? Et pourquoi ça ? » Un jeu de regard s’opère, un combat presque. Aucun de nous ne veut lâcher le premier, c’est trop intense. Je ne comprends pas pourquoi je l’intrigue à ce point. Je suis la fille du patron, sans doute, mais je crois qu’il n’accorde aucune importance à ma place dans l’entreprise, sinon il chercherait à en jouer et à en tirer avantage. Il ne m’a encore jamais parlé de mon père le premier, jamais demandé quelconque faveur, ne cherche même pas à obtenir quelconque passe-droit dans l’entreprise. Il ne fait les choses que de façon conventionnel et cherche même à faire ses preuves, alors pourquoi cet intérêt pour moi et non pour le reste ? Les gens honnêtes, je n’y crois toujours pas. « Voilà plusieurs semaines que vous avez intégré l’entreprise, et vous n’avez toujours rien tenté… Y a-t-il une raison ? » Je le laisse comprendre le sous-entendu, tenter d’obtenir des faveurs, ou bien tenter quelque-chose avec moi avec qui il a pourtant rendez-vous relativement souvent. « Vous êtes patient ou bien totalement désintéressé ? » Mon regard bleu, profondément plongé dans le sien, marron, mais très expressif.
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Arthur Ross
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Mer 25 Oct - 11:17

Sans le vouloir la question de la jeune femme pointe du doigt un constat pour le moins révélateur de ce qu’est ma vie. A quoi ça ressemble quand je me sens chez moi ? Je n’en ai pas la moindre idée, je ne crois pas avoir déjà expérimenté cette sensation depuis des années. Bien sûr l’Angleterre c’est chez moi mais un lieu que je me sois vraiment approprié, une sorte de refuge, je n’en ai pas. Je souris à mon interlocutrice et secoue négativement la tête à sa question suivante « Non pour l’instant ça ne me manque pas. » à vrai dire je me sens plutôt bien ici au Canada. Ma situation est très différente de ce que j’ai l’habitude de vivre mais pour le moment ça me convient. Je crois d’ailleurs que mon petit jeu de rôle comme agent immobilier n’y est pas pour rien, c’est de loin une des meilleures idées que j’ai eu pour tuer l’ennui d’une existence qui se profilait comme monotone. C’est d’autant plus prometteur que je n’avais absolument pas prévu de faire la rencontre d’une personne aussi étonnante que l’avocate. C’est un bonus pour le moins agréable et ce n’est pas un hasard si elle est ma première invitée, ici, dans mon appartement. Elle prend cela comme un honneur, mais c’est surtout une belle occasion pour elle de tenter d’en savoir plus sur moi. Dommage que je ne sois pas du genre à afficher mes souvenirs. Sa curiosité demeure insatisfaite, et j’aime cette idée de l’intriguer. La réciproque est valable et je le lui avoue avec franchise. La jeune femme fait mine d’être surprise, un jeu de regard s’opère alors et aucun de nous ne semble déterminé à lâcher le premier. C’est assez facile pour moi, je n’ai qu’à me laisser happer par l’intensité de ses yeux, c’est une des premières choses qui m’a marqué chez elle.
C’est l’avocate qui brise le silence, j’esquisse un léger sourire, j’ai gagné cette bataille là. Arquant un sourcil j’analyse sa question pleine de sous-entendus et souris d’avantage à sa seconde interrogation. « C’est une belle soirée, vous avez ignoré un appel tout à l’heure… il serait bête de gâcher ce bel effort à ne pas parler boulot, non ? » dis-je en m’approchant encore un peu, mes doigts venant frôler son poignet reposant sur le dossier du canapé « Cependant je dois admettre que la patience est une de mes qualités. » bien que je puisse aussi être impatient dans certains cas, mais globalement je sais me tempérer. « Vous en revanche…? » je lui adresse un regard malicieux continuant de me rapprocher jusqu’à sentir son souffle se heurter au mien « Je suis très intrigué par la saveur que peuvent avoir vos lèvres. » dis-je plus bas avant de réduire la distance qui nous séparait encore, ma mains se posant sur sa hanche. Ce jeu de regard dure quelques secondes, mon geste est mesuré, contrôlé. Je recule, un sourire étirant légèrement mes lèvres « Puisque vous venez de répondre à une de mes interrogations, je suppose que je peux vous offrir à mon tour une réponse. » je récupère mon verre de vin sur la table et bois la dernière gorgée de ma boisson avant de la regarder à nouveau dans les yeux.
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Andrea Manzonni
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Mer 25 Oct - 12:32


« Non pour l’instant ça ne me manque pas. » J’admire avec tellement de force cette capacité à vivre sans attaches. S’il m’était possible de faire la même chose, j’aurais sans doute claqué la porte depuis un moment, celle de l’entreprise familiale. Combien de fois ma mère m’a suggéré l’idée, m’a fait comprendre que bosser avec mon père ne m’offrirait que l’avenir de son succès dans l’ombre. Mais qu’importe, je suis fière de ce que je fais et j’aime clairement défendre les intérêts du nom que je porte, aussi sans doute un peu pour protéger tout ce que la société préfère garder à l’abri des regards indiscrets, mais qu’importe, je tiens bon et je prouverais à tout le monde que je ne suis pas qu’un fille de, bien que je prenne plaisir à clamer haut et fort que je n’ai jamais rien eu à prouver.

La tension est palpable, il y a plus que certains regards, il y a une attirance, et je dirais qu’elle est même là depuis le début, encore faudrait-il que j’accepte de me l’avouer, ce qui n’est pas franchement gagné. « C’est une belle soirée, vous avez ignoré un appel tout à l’heure… il serait bête de gâcher ce bel effort à ne pas parler boulot, non ? » « Qui va sans doute me coûter très cher… » Je le sais, mon père refuse ce genre d’affront, ça ne va pas se passer comme ça et je dois sans aucun doute avoir au moins 6 messages et 15 appels en absence, de quoi faire très peur. Mais quitte à avoir peur, autant faire les choses bien. La suite sera la même quoi qu’il arrive. Ses doigts frôlent mon poignet, mon Dieu, il ne peut pas faire ça, vraiment… « Cependant je dois admettre que la patience est une de mes qualités. » Il a bien de la chance, et je me demande pourquoi ce genre de qualité est aussi aléatoire selon les individus, j’en suis totalement dépourvue, depuis le jour où j’ai rejoint ce monde. « Vous en revanche… » « Moi, beaucoup moins. » Répondis-je du tac au tac. Qu’il soit prévenu, mais je pense qu’il le sait, je suis également très capricieuse, comme une petite fille à qui tout a toujours été dû, et c’est le cas. Je n’ai même presque jamais eu à demander que j’obtenais. Sale habitude. « Je suis très intrigué par la saveur que peuvent avoir vos lèvres. » D’accord. Cet homme a le pouvoir de m’électriser, et quand sa main se pose sur ma hanche, tout un réseau de frissons parcourt mon corps, sans que je ne puisse identifier pourquoi. Comment possède-t-il cette influence ? C’est pourtant en général plutôt mon rôle d’exercer ce pouvoir sur mes conquêtes. Il s’approche de moi et je peux sentir son souffle sur mon visage, je crois que j’attends simplement le moment où il prendra le risque le premier de plonger. C’est se donner que de tenter un premier baiser, donne une partie de sa confiance, de soi-même, et risquer le rejet. Même s’il ne risque pas grand-chose avec moi ce soir, il joue tout de même de mes limites… Mon dieu, il a le droit de faire ça ? Alors que mon regard est on ne peut plus ancré dans le sien, il opère un mouvement de recul indifférent, attrapant son verre pour une gorgée de vin. On peut tuer un rancard ou c’est déconseillé ? « Puisque vous venez de répondre à une de mes interrogations, je suppose que je peux vous offrir à mon tour une réponse. » Je le fusille du regard et par mimétisme, attrape mon verre à mon tour pour en boire une gorgée. « Vous allez sans doute pouvoir m’éclairer, oui. » Posant le regard sur le contenu de mon verre. « Vous dites être un homme de conviction, de ne répondre à aucune règle, seulement les votre… Alors qu’est-ce-qui vous retient dans un moment pareil ? Le jeu, la chasse ? Le plaisir d’avoir le dernier mot ? » Plutôt sèche. Je prends mal cet affront. Ça n’est pas dans l’ordre des choses que de devoir attendre et je préfère le faire savoir, je déteste ça. Je pose le verre un peu violemment et croise à nouveau son regard, un regard déterminé, qui lui en veut un peu aussi, je dois l’avouer. Il joue avec moi, et il a ce pouvoir que je ne conçois pas, je ne suis pas quelqu’un de faible, pas d’ordinaire, au contraire. Je suis plus perturbée qu’en colère.

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Arthur Ross
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Mer 25 Oct - 23:00

Il n’est pas surprenant qu’Andrea ne soit pas patiente. Suffit de voir comment son père agit pour comprendre que tout avoir tout de suite est un trait de caractère familiale. Par extension je dirais même que c’est une caractéristique des gens de ce milieu aisé dont est issue l’avocate. D’ailleurs avoir mis à mal l’impatience de son père va probablement lui coûter cher, mais la jeune femme semble déterminée à ne pas se laisser happer par le travail. Ce n’est pas moi qui vas m’en plaindre, bien au contraire et je prends même cela comme un certain honneur qui m’est fait. Le jeu prend une nouvelle tournure, la séduction est chaque fois un peu plus présente entre nous, témoin d’une attirance qui ne fait que grandir au fil du temps que l’on passe ensemble. Je n’avais pas prévu ça mais je ne suis pas du genre à nier l’évidence. Elle me plait, la tension se fait plus présente et je suis joueur. Mettre son impatience à l’épreuve est sans doute une manœuvre risquée, mais je crois que c’est justement ce qui la rend particulièrement intéressante. Je me rapproche, mon regard plongé dans le sien nos lèvres se frôlent presque et après quelques secondes je recule, buvant nonchalamment une gorgée de vin sous le regard indécis de la jeune femme. Je fais mine de relancer la conversation, l’invitant à me poser une question à son tour puisque j’ai pu constater qu’effectivement elle est plutôt de nature impatiente. Son ton a changé, il est plus sec, reflet de la pointe de contrariété qu’elle doit ressentir, de frustration peut-être ? Je l’écoute, sourire aux lèvres, faire une nouvelle fois preuve de ce tempérament qui fait partie de son charme. Elle s’interroge, encore, sur ce qui peut bien me pousser à agir de telle façon alors qu’elle doit probablement être habituée à tout autre chose.
Je jette un regard vers la table basse quand l’avocate y fait claquer le pied du verre. « Ça. » dis-je en relevant le regard vers elle « Vous, qui me donnez une nouvelle fois l’occasion d’avoir une démonstration de votre tempérament bien affirmé. » je souris « Je trouve ça séduisant. » avoué-je. Je joue encore, même si mes propos sont sincères, je joue avec le feu et j’en ai parfaitement conscience. Cependant cette fois je ne fais pas machine arrière, et c’est au moment où la jeune femme s’apprête à répliquer que mes lèvres capturent les siennes. J’ai bien conscience qu’elle peut me repousser pour me faire payer mon affront, je prends ce risque. Les premières secondes sont empreintes d’une certaine tension qui se dissipe assez rapidement. Je suis sûr qu’elle déteste ne pas avoir le contrôle, ou plutôt que c’est déroutant pour une capricieuse comme elle. A cet instant il n’y a plus de jeu, je l’ai délaissé à l’instant où nos lèvres se sont rencontrées, parce qu’il y a un peu d’abandon dans un baiser surtout le premier. Ce sont des barrières supplémentaires qui s’abaissent et j’apprécie particulièrement la saveur de cette nouvelle dynamique entre nous. Je finis par reculer lentement, conservant une certaine proximité en allant murmuré à l’oreille de l’avocate « J’avais raison d’être curieux, Maitre Manzonni. » je laisse un instant mon souffle chaud s’écraser contre la peau délicatement parfumé de son cou puis me redresse. Mon regard à nouveau dans le sien je souris « Vous avez presque cassé mon verre. » fis-je remarquer avec malice.
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Andrea Manzonni
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Jeu 26 Oct - 14:57


C’est étrange comme le jeu et la séduction sont très vite entrés en ligne de compte nous concernant. La séduction implicite, inconsciente, mais je crois que nos joutes verbales avaient plus valeur de défi que de réelle animosité, du moins me concernant, moi qui lui ai très clairement fait comprendre qu’il n’avait pas sa place légitime tant qu’il n’aurait rien prouvé. Je lui en ai beaucoup demandé, trop sans doute, mais il faut partir du principe où je ne suis pas là pour être la gentille collaboratrice, bien au contraire, j’ai une place à faire respecter et je reste celle qui a la plus haute derrière mon père. Le grand Sandro Manzonni ne s’est jamais trop encombré de second, encore moins en direction. Il est propriétaire, PDG et directeur de la boite, à lui tout seul, comme ça, personne n’entrave ses affaires et ses décisions. Il en est autre pour les sociétés qu’il dirige, extra familiales, pour lesquelles je suis aussi en charge des dossiers.
Je me retrouve dans l’appartement de cet homme que j’ai recommandé à la direction et contre toute attente, c’est de tout sauf du boulot que nous avons envie de parler. Encore que parler est un bien grand mot, pour l’heure, nous nous jaugeons. Et je ne supporte pas l’affront qu’il me fait. M’allumer, être tout proche de conclure ce baiser, me mener en bateau et oser faire machine arrière ? Mais dans quel monde vit il ? Personne ne m’a jamais fait ce genre de plan, personne n’a jamais osé pour être plus précis.
Je repose bruyamment mon verre pour préciser mon mécontentement, je ne supporte pas qu’on ne cède pas à ce que je désire et encore moins quand je crois être sur le point de l’obtenir. La frustration est encore un sentiment très peu familier, ou que je ne gère pas du tout. Je la rencontre parfois au travail mais jamais dans la vie, c’est nouveau pour moi. Aucun homme ne m’a jamais résisté. A moi ou à mon nom mais qu’importe alors ? « Ça. » Jetant un œil au verre posé sur la table, ce que je ne comprends pas tout de suite alors il m’aiguille. « Vous, qui me donnez une nouvelle fois l’occasion d’avoir une démonstration de votre tempérament bien affirmé. Je trouve ça séduisant. » « Alors vous m’allumez pour le simple plaisir de m’entendre vous jeter ? » Je me demande qui aurait besoin d’un bon psy parmi nous. Moi pour apprendre à calmer mes nerfs, mais lui pour un checkup complet je crois. Cet homme est hors limites, il ne réagit pas comme tout le monde, ne pense pas comme tout le monde. Serait-il dangereux ? Et je ne sais pas me taire. « Mais vous… » Ses lèvres rencontrent les miennes et mon souffle s’entrouve coupée, tout comme ma parole, ce qui, convenons-en, fera du bien à tout le monde. Je glisse une main sur sa joue pour prolonger ce baiser, au début hésitant, puis plus franc par la suite. « J’avais raison d’être curieux, Maitre Manzonni. » Me murmure-t-il à l’oreille, alors que je frissonne, de son souffle chaud dans mon cou. C’est bien la première fois que nous observons ce genre d’intimité. « Vous avez presque cassé mon verre. » « Et vous avez franchi les limites de ma patience. Je gère très mal la frustration. » Je ne pense rien lui apprendre, mais je soutien son regard du mien. « Mais vous le savez, c’est ce qui vous plaît de transgresser les interdits. » Je ne pense pas me tromper, et attrape à nouveau mon verre pour en boire une gorgée, et d’ailleurs finir mon verre. « J’imagine que c’est ce genre de choses qui transforme un rendez-vous en rencard ? » Le dévorant des yeux avec un petit sourire, un sourire charmeur, et mon doigt qui parcourt l’arête de sa mâchoire. « Vous qui êtes si pro… » Le provoquant. Embrasser une de ses collègues de travail…
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Arthur Ross
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Sam 28 Oct - 19:11

Ce n’est pas impossible que je sois un peu trop joueur parfois… surtout dans un contexte comme celui-ci où finalement l’enjeu n’a rien de vital. Je teste la patience et les nerfs de mon interlocutrice, je jauge une nouvelle fois de son tempérament. J’évalue sa réaction à la frustration et en gamine capricieuse qu’elle est mon geste l’agace. Peut-être est-ce parce que l’avocate est déroutée que je fasse machine arrière ? Me comporter ainsi pourrait être le signe d’une tendance au masochisme, la contrarier pour mieux la voir s’énerver contre mon comportement qu’elle juge inapproprié à cet instant. C’est juste mon petit goût du risque qui prend le dessus, le besoin de faire grimper encore un peu plus la tension. C’est ainsi que les choses ont commencé dès notre première rencontre, la jeune femme en a même été l’instigatrice en me faisant comprendre que je n’obtiendrai rien qui ne soit jugé mérité. Pas que la voir s’énerver la rend plus digne d’être embrassée, mais j’ai envie d’affirmer un peu plus concrètement que nous sommes deux à jouer et que son nom je m’en balance pas mal. Caractérielle, elle veut répliquer mais je l’en empêche. Y’a t’il meilleure façon de lui couper la parole ? Peut-être mais je n’en connais en tout cas pas de plus agréable. Elle glisse sa main sur ma joue, j’aime ce contact, sentir sa paume contre ma légère barbe, un geste qui trahi son envie assouvie et la volonté qu’il perdure. Mais toute bonne chose ayant une fin je mets un terme à cet échange, chuchotant quelques mots à l’oreille de l’avocate pour prolonger notre proximité. Reculant lentement je lui fais remarquer qu’elle a presque cassé mon verre, ce dont elle se défend en m’accusant d’avoir joué de sa patience. « Oh vraiment ? » elle ne gère pas la frustration, cet aveux est le bienvenu parce que je n’avais rien remarqué de tel…
L’avocate soutient mon regard, je me délecte de ce nouvel affrontement quasi magnétique. Un léger sourire en coin apparaît sur mon visage « Je plaide coupable. » je ne vais pas nier cette évidence, j’ai un certain goût pour la transgression ou plutôt pour agir de façon décalée par rapport à ce que l’on pourrait attendre de moi. Elle termine son verre en deux gorgées, redéfinissant la nature de notre rendez-vous « Si vous le dites… » on ne discute – presque – pas les mots de sa supérieure, non ? Ça a l’air de l’amuser de m’avoir fait franchir une certaine limite qui met à mal mon professionnalisme. Elle a le beau rôle mais nous étions deux « Vous ne m’avez pas repoussez. Et je pense même que vous aimeriez beaucoup recommencer. » je hausse légèrement les sourcils, sourire aux lèvres, moi aussi je peux la provoquer. Si j’ai juste concernant son envie elle devra cependant faire le premier pas. Je suis gentleman, mais puisqu’elle fait souvent état d’une certaine rudesse vis à vis de son statut de femme, alors je lui offre l’opportunité de dépasser ce carcan dans lequel elle a l’air d’avoir été trop longtemps enfermée. « Vous souhaitez encore du vin ou vous voudriez peut-être que je vous raccompagne ? » demandé-je avant de finir mon propre verre. Je la laisse maitresse de la situation, a priori c’est une posture qu’elle apprécie d’avantage que de s’en remettre à mon bon vouloir quelque fois un peu fantaisiste.
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Andrea Manzonni
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MessageSujet: Re: La condition féminine, cette plaie [Anthur #5]   Sam 28 Oct - 20:00


Il prend un malin plaisir à m’embrasser pour me faire taire. Parce que sa manœuvre n’a rien de mieux intentionné, c’est dans l’objectif d’obtenir la paix. Sans doute par envie aussi, par attirance, mais l’aurait-il fait autrement si je n’avais pas ouvert la bouche ? Je crois qu’il aime ce côté petite fille pourrie gâtée, parce qu’il s’en amuse, il aurait beaucoup moins de choses à dire si ce n’était pas le cas, et ne pas avoir de répartie cinglante finirait forcément par devenir handicapant pour lui. Il aime ça, que je lui tienne tête. Comme par hasard, j’ai été de loin la moins aimable avec lui, mais c’est toujours vers moi qu’il revient. Non pas que je prenne le moindre plaisir à l’envoyer balader ou à m’en prendre à lui, vraiment aucun. Pourtant, on ne peut pas nier l’intérêt de nos échanges pour le moins captivants, vivifiants, j’adore avoir du fil à retordre, bien plus marrant qu’un petit stagiaire qui tremble de peur au premier regard. Aucun intérêt de gagner sans adversaire.
Après ce baiser dans lequel je mets beaucoup d’intérêt et surtout beaucoup d’implication, il ose une nouvelle provocation. « Oh vraiment ? » Je l’assassine du regard, ce qui suffit à lui faire comprendre que je ne suis pas devenue muette ou facile à conquérir pour autant. Tout aussi agréable que pu être ce baiser.

« Vous ne m’avez pas repoussez. Et je pense même que vous aimeriez beaucoup recommencer. » « Vous êtes très sûr de vous, Arthur. » Et je ne lâche pas son regard, je ne le ferais pas la première. J’aime ce petit côté effronté chez lui, je ne peux nier qu’il me plaît. Trop, bien trop. Je suis pourtant plus lucide et surtout plus forte que ça d’habitude. « Vous souhaitez encore du vin ou vous voudriez peut-être que je vous raccompagne ? » « Non, il faut que je rentre. J’ai semble-t-il assez bu et un gros dossier sur lequel travailler. Je m’en voudrais de mettre à mal les intérêts de l’empire que vous venez de rejoindre. Et vous en seriez la première cause. » En me détournant de mon intérêt principal, soit celui de l’entreprise, il pourrait effectivement lui causer du tords, de façon indirecte, mais qui lui reprocherait ? Je me lève et enfile mon trench, me levant de toute ma hauteur, perchée sur talons hauts. Je ne sais pas encore pour quelle raison il me plait autant, mais c’est un fait, je me sens bien à son contact, et je n’ai plus l’impression de devoir donner le change, il commence à voir des failles dans mon personnage. Ça m’arrange autant que ça m’embête au final.
Il me raccompagne jusque devant mon immeuble, lui indiquant pour la première fois où je peux bien vivre. Un très bel immeuble, très haut, un appartement au sommet, signe de vie aisée, tout comme à New-York, et j’aime la vue dont je peux jouir une fois là-haut. Il stoppe sa voiture et tourne la tête vers moi. « Je salue votre galanterie, Arthur. » Appuyant mes propos d’un signe de tête. Puis, j’hésite une seconde et me lance à l’assaut de ses lèvres dans un baiser tendre, déposé sur ses lèvres. « Maintenant vous savez que j’ai beaucoup aimé recommencer. Je vous dis à lundi. » Je sors de l’habitacle, et disparaît derrière la porte gardée d’un digicode et d’un gardien.

FIN
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